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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > Zidane et la troisième ère galactique

Zidane et la troisième ère galactique

L’Histoire retiendra que la troisième ère galactique des présidences de Florentino Perez aura commencé non pas au printemps 2019 mais aux derniers jours de l’hiver, le 11 mars 2019. Avec non pas Antonio Conte, Mauricio Pochettino ou José Mourinho pour faire renaître le phénix de ses cendres fumantes … Mais Zinédine Zidane, le Messie …

A défaut d’avoir pu redresser le Real Madrid, on pourra toujours reconnaître à Santiago Solari le sens de la formule quand la presse lui parlait de ses probables successeurs : Le Real Madrid a toujours eu plus de prétendants que Julia Roberts.

Le problème pour l’Argentin, c’est que le club merengue était plus proche de la reine-sorcière de Blanche-Neige que de Pretty Woman … Secret de polichinelle, ses jours étaient comptés depuis le camouflet européen reçu face à l’Ajax.

Certes, le club castillan a connu mille et une humiliations …

  • 17 février 1974 à Santiago Bernabeu, défaite 5-0 contre le Barça de Johan Cruyff joueur en route pour son premier titre de champion d’Espagne depuis 1960 …
  • 11 mai 1983 au Nya Ullevi de Göteborg en finale de la Coupe des Coupes, défaite 2-1 après prolongation contre l’Aberdeen d’un jeune coach écossais Alex Ferguson. Sur les conseils de son mentor Jock Stein, le futur Pygmalion de Manchester United avait faisandé Alfredo Di Stefano en le flattant et lui offrant du whisky avant la finale de cette C2 qui resta toujours inaccessible à la Casa Blanca
  • 8 janvier 1994 au Camp Nou, défaite 5-0 contre le Barça de Johan Cruyff l’entraîneur qui autorisera un Romario stellaire (triplé du lutin de Rio de Janeiro) à filer vers la cité carioca pour le carnaval …
  • 2 mai 2009 à Santiago Bernabeu, défaite 6-2 contre le Barça de Pep Guardiola entraîneur, celui du sextuplé et du trident Messi / Xavi / Iniesta …
  • 29 novembre 2010 au Camp Nou, défaite 5-0 contre le Barça pour le premier clasico entre les frères ennemis Pep Guardiola et José Mourinho, le second jalousant le premier pour avoir été désigné coach principal de Barcelone en 2008 sur décision de Joan Laporta (téléguidée par Johan Cruyff) …
  • 18 novembre 2015 à Santiago Bernabeu, défaite 4-0 contre le Barça de Luis Enrique, les jours de Rafael Benitez sont comptés et propulseront un certain Zinédine Zidane à la tête de l’équipe première dès le 4 janvier 2016 …
  • 23 décembre 2017 à Santiago Bernabeu, défaite 3-0 contre le Barça d’Ernesto Valverde …
  • 27 novembre 2018 au Camp Nou, défaite 5-1 contre le Barça de Lionel Messi et Luis Suarez …

Mais la semaine allant du mercredi 26 février au mardi 5 mars fut démentielle et força Perez à descendre de sa tour d’ivoire avec la Kalachnikov : défaite 3-0 dans son antre madrilène en finale de la Coupe du Roi contre le Barça, défaite 1-0 à domicile en Liga toujours contre le rival catalan, défaite 4-1 encore et toujours dans son fief de Bernabeu contre l’Ajax Amsterdam. Et cerise empoisonnée sur le gâteau, face aux deux clubs de cœur de feu Johan Cruyff. Les deux clasicos perdus sonnaient le tocsin de Solari, la perte du titre européen contre l’Ajax sonne le glas pour l’Argentin. David qui bat Goliath, la ligne rouge est franchie pour Perez : l’image du triple champion d’Europe en titre est atteinte, et Bernabeu devient un Golgotha avec trois défaites de rang, loin du Fort Knox inviolable des années Mourinho, Ancelotti et Zidane. Le match aller gagné à Amsterdam avait tout de la victoire à la Pyrrhus : 2-1 mais un club en proie au doute, dominé par le talent exceptionnel des de Jong et autres de Ligt.

Plus que jamais, les images de liesse sur la Plaza de la Cibeles semblent loin … La fontaine est tarie, l’eau du Tonneau des Danaïdes doit rejaillir, comme entre 2000 et 2005 (première ère galactique avec les recrutements de Figo, Zidane, Ronaldo, Beckham, Owen et Robinho) puis entre 2009 et 2014 (deuxième ère galactique avec les arrivées de Kakà, Cristiano Ronaldo, Benzema, Xabi Alonso, Ozil, Khedira, Ricardo Carvalho, Di Maria, Varane, Modric, Bale et Kroos). Après plusieurs saisons à faire l’épicier, Florentino Perez va devoir sortir le chéquier pour éteindre l’incendie.

Car sans un guide au charisme incontestable, le grand club madrilène aurait été perdu. Car ce Real Madrid 20198-2019, c’est Fahrenheit 451, les pompiers pyromanes. Perez commence par mettre involontairement le feu à la Roja espagnole le 13 juin 2018, deux jours avant le lancement de la Coupe du Monde. La Fédération espagnole licencie logiquement Julen Lopetegui, remplacé au pied levé par Fernando Hierro. L’effet boomerang est terrible. L’épée de Damoclès tombera vite sur l’ex sélectionneur de la Furia Roja et coach du FC Porto. A la Toussaint, Lopetegui a déjà fait ses valises. Perez reprend ses tendances Kleenex de la période 2000-2006. Santiago Solari est appelé à la rescousse mais la scoumoune ne quittera plus ce Real Madrid habitué à trois ans de baraka. L’ADN du club a changé, passant de loups affamés à des pachas satisfaits et repus, de Pantagruels à l’appétit colossal à des califes se vautrant sur leur sofa. Tel le sparadrap du capitaine Haddock, le club merengue est incapable de se défaire de son inefficacité devant le but, de Karim Benzema à Vinicius Junior en passant par Luka Modric, Gareth Bale, Isco ou encore Marco Asensio. Un seul être vous manque, est tout est dépeuplé …

Car après le départ de ZZ le 31 mai 2018, conscient du risque de toboggan du déclin, d’érosion du discours et d’usure du pouvoir, le triple champion d’Europe en titre perd sa star Cristiano Ronaldo. Lassé de cannibaliser le Vieux Continent sous le maillot blanc mais surtout furieux du manque de reconnaissance de Florentino Perez, le crack portugais part à la recherche d’un ultime défi. Direction le Piémont et la Juventus Turin, pendant que l’entraîneur français prend une année sabbatique.

Chacun pense qu’il attend 2020 et le départ éventuel de Didier Deschamps de son poste de sélectionneur de l’équipe de France. On comprend vite que malgré le titre mondial obtenu par les Bleus en Russie, Deschamps reste viscéralement attaché à son poste. La F.F.F. et le public ayant les yeux de Chimène pour l’ancien capitaine des Bleus, il n’est pas utopique de penser que Deschamps ira défendre son titre au Qatar en décembre 2022.

Zidane se met donc à l’écoute du marché, et son nom surgit logiquement un peu partout … Manchester United tombe de Charybde en Scylla et vire Mourinho en décembre ? On s’attendait à retrouver ZZ à Old Trafford à l’été 2019 pour relever le défi du club mancunien, toujours hanté par l’ombre de Sir Alex Ferguson. On aurait alors retrouvé Zidane en Premier League, véritable Eldorado des entraîneurs étrangers avec Guardiola, Klopp, Emery, Pochettino, Sarri et avant eux Mourinho, Ranieri, Pellegrini, Villas Boas, Scolari, Van Gaal, Wenger, Mancini, Benitez, Houllier …

Le cycle Allegri touche à sa fin à la Juventus ? On imaginait Zidane revenir dans le Piémont au chevet d’une Vecchia Signora incapable de dominer l’Europe depuis 1996 et la première ère Lippi. La perspective de retrouver son quintuple Ballon d’Or CR7 aurait pu donner un zeste d’adrénaline supplémentaire.

Chelski s’apprête aussi à congédier Maurizio Sarri. Mais l’interdiction de recruter qui touche le club londonien et Roman Abramovitch aura eu raison des desseins de l’oligarque russe de faire venir le Ballon d’Or 1998 à Stamford Bridge. La seule perspective d’Abramovitch est de conserver à tout prix Eden Hazard …

Zinédine Yazid Zidane aurait pu aller à Manchester, à Turin ou à Londres. Il a cédé aux sirènes de Florentino Perez, qui met ainsi fin au concours Lépine des idées sur le nom du futur entraîneur de la Maison Blanche. Revenir dans un club après une première expérience réussie n’est jamais chose aisée : Fabio Capello (AC Milan 1997-1998 après 1986-1987 et 1991-1996, Real Madrid 2006-2007 après 1996-1997), Jupp Heynckes (Bayern Munich 2017-2018 après 1987-1991 et 2010-2013), Marcello Lippi (Juventus Turin 2001-2003 après 1994-1999) ou encore Louis Van Gaal (FC Barcelone 2002-2003 après 1997-2000) en connaissant un rayon de bibliothèque sur le sujet.

L’ancien adjoint de Carlo Ancelotti lors de la Decima conquise en 2014 à Lisbonne s’est émancipé de son mentor, qu’il a égalé (ainsi que Bob Paisley coach du grand Liverpool sacré en 1977, 1978 et 1981) au panthéon, avec trois conquêtes du Graal en 2016 à Milan contre le voisin de l’Atletico, en 2017 à Cardiff puis en 2018 à Kiev, pour en fin mixant apothéose et chant du cygne contre Liverpool. Difficile de remotiver l’Invincible Armada après une telle razzia, d’où le départ logique de ZZ …

Contraint d’opérer une révolution copernicienne avec une main de fer dans un gant de velours, Zidane devra désormais prouver qu’il peut gagner sans un Cristiano Ronaldo stratosphérique martyrisant et dynamitant les forteresses rivales du Bayern, de la Juventus, du PSG ou des clubs de la Perfide Albion. Personne n’avait su trouver l’antidote face au poison de Madère, qui avait atteint la quadrature du cercle, le climax de sa carrière entre 2014 et 2018 en pérennisant les prestations de très grande classe (triplé contre Wolfsburg en quart de finale retour en 2016, doublé contre le Bayern en quart de finale aller en 2017, triplé contre l’Atletico en demi-finale aller en 2017, doublé contre la Juventus en finale en 2017, doublé contre le PSG en huitième de finale aller en 2017, triplé contre la Juventus en quart de finale en 2018). Rattrapant Leo Messi avec cinq Ballons d’Or alors que la Pulga menait 4-1 fin 2012, le crack lusitanien a tutoyé la perfection statistique pendant cinq ans de 2013 à 2018, s’attirant tous les superlatifs. En état de grâce de façon récurrente, CR7 est clairement transcendé par la Ligue des Champions, possédant ce petit supplément d’âme qui fait toute la différence. Plébiscité Ballon d’Or en 2008, 2014, 2016 et 2017 par l’aréopage des jurés, CR7 n’a fait qu’une fois polémique, en 2013.

A la fin de son séjour espagnol (2009-2018), seul Di Stefano restait devant CR7 dans la mémoire collective du Real Madrid. Tous les autres, de Puskas à Zidane en passant par l’autre Ronaldo, Figo, Raul, Hugo Sanchez ou Redondo, tous étaient loin derrière le feu follet de Madère, intouchable dans sa capacité à marquer.

Auteur d’une prestation d’anthologie pour son premier match à élimination directe au Juventus Stadium, CR7 a encore prouvé son efficacité monumentale en huitième de finale retour de cette Ligue des Champions 2019, inscrivant un triplé dégoulinant de classe pure face à l’Atletico Madrid de Diego Simeone … Chaussant une fois de plus ses bottes de sept lieues, le Portugais a justifié son transfert à la Juventus (100 millions d’euros d’indemnité et 31 millions d’euros de salaire annuel) en une seule soirée …

La très darwinienne C1 est le juge de paix de la qualité d’une équipe, pour voir ce qu’elle dans les tripes, hors fulgurances de l’uomo squadra maison et exploits majuscules. Sans un génie tel que CR7 et un chef d’orchestre tel que Zidane, le von Karajan des années 2010, on a vu ... Malgré l’expérience du taulier et aboyeur local Sergio Ramos et la classe pure du nouveau Ballon d’Or Luka Modric, le totem castillan a été éparpillé façon puzzle par les jeunes Lanciers de l’Ajax. Voir le Real dégringoler ainsi l’escalier montre à quel point il est tombé bas en si peu de temps. Personne n’aurait misé un kopeck sur l’absence du grand club castillan des quarts de finale.

Le président Perez ayant porté l’estocade à Solari après avoir planté une banderille létale à Lopetegui fin octobre, revoilà donc Zidane dans le très byzantin club castillan … La boîte de Pandore a libéré tous ses démons.

Florentino Perez a commis le même péché d’orgueil que le PSG en 2016. Penser que Zlatan Ibrahimovic n’aurait aucun impact sur le quadruple champion de France était une douce chimère. De même, croire que les départs conjoints de coach Zidane et de l’OVNI CR7 serait neutre pour le Real Madrid était comme voir une oasis au lieu d’un mirage.

Le Père Noël passera en juin au Real Madrid après que le père Fouettard soit passé début mars. Ayant tristement fêté son 117e anniversaire le 6 mars dernier en se réveillant avec la gueule de bois, la Maison Blanche se doit de réagir en appuyant sur le bouton rouge ouvrant le sésame de la caverne d’Ali Baba. Le PSG avait fait de même en 2017 avec plus de 400 millions d’euros engloutis dans les transferts records de Neymar (FC Barcelone) et de Kylian Mbappé (Monaco), les deux figures de proue du projet QSI. L’hypocentre du séisme était au Qatar, à Doha, et son épicentre à Paris, avec des répliques jusqu’à Monaco, Barcelone et même Dortmund, les Blaugrana s’offrant ensuite avec la manne providentielle de la vente forcée de leur joyau brésilien.

Les chaises musicales ont donc débuté, Madrid veut offrir de nouveaux gladiateurs à son Colisée qui se consume d’impatience. Les nouveaux Galactiques sont attendus, et l’on sait déjà que Gareth Bale fera ses valises. C’est sans doute le seul joueur dont le cas n’est pas négociable par ZZ auprès de Florentino Perez. Les cas de Thibaut Courtois, achetés en 2018, ainsi que de Karim Benzema, dont la relation avec Zizou est bonne, sont a priori réglés positivement. Le gardien belge et l’ancien buteur lyonnais devraient rester à bord, tout comme les Espagnols Isco et Marco Asensio.

Luka Modric convoité par l’Inter, Sergio Ramos et Marcelo en délicatesse et pressentis chez les Bianconeri, plusieurs cadres semblaient plus proches d’un aller simple pour la Lombardie ou le Piémont que d’une prolongation de leur bail merengue. A suivre, tout comme le feuilleton James Rodrigue, le Colombien étant pour rappel prêté au Bayern Munich, à qui le Real semble avoir emprunté le triste surnom de FC Hollywood pour la présente saison 2018/2019.

Pour le plus grand bonheur de Florentino Perez, le PSG s’est encore pris les pieds dans le tapis. Blessé et frustré, Neymar pourrait avoir des envies d’ailleurs, tout comme la comète Kylian Mbappé, plébiscité futur meilleur joueur du monde. Tous deux nourris au nectar et à l’ambroisie par les fées du destin, les deux virtuoses du PSG démentent officiellement toute volonté de quitter le navire. Fluctuat nec Mergitur, dit la devise de la ville de Paris, l’ancienne Lutèce, reprise par Georges Brassens dans les Copains d’Abord (1964). Il flotte sans jamais sombrer. Une contrepèterie facile nous conduirait à moquer le club francilien en indiquant qu’il sombre sans jamais flotter. Le Titanic de QSI a subi trop de contacts avec les icebergs pour espérer atteindre un jour le Capitole. La Roche Tarpéienne semble le destin final plus probable d’un club qui confond vitesse et précipitation.

Mais la Ville Lumière n’est bien sûr pas la seule où Zinédine Zidane pourrait avoir envie de faire du shopping … D’autres excellents joueurs en froid avec leurs dirigeants ou lassés de leur club actuel pourraient venir rejoindre le club madrilène, désireux de regarder le Barça dans le blanc des yeux dès que possible, puis de toiser le reste du Vieux Continent : Mauro Icardi (Inter Milan), Eden Hazard (Chelsea), Marco Reus (Borussia Dortmund), Harry Kane (Tottenham), Pierre-Emerick Aubameyang (Arsenal) ou Paulo Dybala (Juventus Turin). L’impact encore méconnu du Brexit pourrait pousser d’autre top players hors de la Perfide Albion : Mohamed Salah (Liverpool), Paul Pogba (Manchester United), Kun Aguero (Manchester City), Roberto Firmino (Liverpool), Romelu Lukaku (Manchester United), Kevin de Bruyne (Manchester City), Sadio Mané (Liverpool) ou encore Christian Eriksen (Tottenham) …

L’hégémonique Real Madrid 1.0 de Zidane avait été un millésime exceptionnel dressant la guillotine sur son passage et faisant passer tous ses rivaux sous ses fourches caudines, reste à voir ce que donnera le Real Madrid 2.0 : feu de paille faisant pschitt ou bulldozer à la férule implacable, seul l’avenir le dira, où l’on attendra le club merengue à la conquête d’un quatorzième titre européen en 2020 du côté du Bosphore, à Istanbul ... Pour un nouveau soleil d’Austerlitz, loin du Waterloo morne plaine que fut l’hiver 2019 …

La priorité numéro un de l’ancien alchimiste de l’équipe de France est de mettre fin à cette ambiance de western-spaghetti où tout le vestiaire merengue se regarde en chiens de faïence. Et s’il reste des crocodiles en trop dans le marigot castillan, à lui de trancher en coupant des têtes : Toni Kroos, Gareth Bale, Sergio Ramos ou Marcelo par exemple ... La deuxième est de boucler la saison dans les quatre premiers de la Liga pour ne pas subir le camouflet d’une qualification pour la petite Ligue Europa. Le précipice n’est pas non plus tout proche car la Maison Blanche possède dix points d’avance sur la cinquième place occupée par Alaves.

La troisième, et la plus importante, sera de reconstruire le bel édifice lézardé avec une enveloppe de recrutement à faire pâlir les nouveaux riches de Manchester City, Paris et Chelsea, afin de tirer la quintessence d’une équipe destinée à remplir les armoires à trophée du Real Madrid dans son quartier de Chamartin ...


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18 réactions à cet article    


  • baldis30 18 mars 2019 11:01

    bonjour,

     Comment vous n’êtes pas en pleurs, à genoux devant les images saintes .... le réal de Madrid est en crise, par la faute de Mao Tsé Toung ... ; ... après l’élimination de du PSG, sale coup certainement voulu par Poutine et le lamentable match de rugby Italie-France par la faute d’Orban à moins que ce ne soit celle du Pape François ... ,

    Sortez-vite votre mouchoir, les actions des fournisseurs de drogues sportives viennent de chuter à Wall Street ... et les télévisions ne parlent que cette catastrophe ... 


    • Dom66 Dom66 18 mars 2019 11:40

      Article trop long et d’une juste survolé pour voir si vous parliez de ses 12 briques.

      Zidane le fameux con qui nous a fait perdre une coupe du monde par un coup de tête. 

       Zidane se met donc à l’écoute du marché Il a cédé aux sirènes de Florentino Perez

      Ouaaarff Ouaaarff 12 milions par ans et en plus sans les primes.

      Il prendrons quand même des branlés face au Barça smiley


      • Axel_Borg Axel_Borg 18 mars 2019 16:53

        @Dom66,

        Zidane était évidemment en position de force car courtisé par Juventus, MU et Chelsea (voire d’autres pas connus publiquement).

        Perez a donc sorti le chéquier tout en économisant 8 millions par rapport au tarif Mourinho, qui lui avait échoué en Castille entre 2010 et 2013 : 1 Liga et 1 Coupe du Roi bilan pas folichon du Special (Un)Happy One ...

        Pour les branlées face au Barça, je l’espère mais attendons de voir la future équipe madrilène avant d’être aussi catégorique.


      • Lionel Ladenburger Lionel Ladenburger 18 mars 2019 13:06

        Salut Axel,

        Hazard devrait etre la premiere recrue de Zidane cet ete. Le Belge merite de jouer (enfin) au Real. Mais qui d’autre viendra garnir les rangs des Merengues a l’intersaison ?

        Avec ses 500 millions a disposition, Zizou va tenter d’attirer Mbappe, Neymar, Pogba et Kante mais il ne les aura certainement pas tous...

        En tout cas une chose est sure, le Real sera a nouveau un des pretendants les plus serieux a la C1 l’an prochain avec le retour de ZZ sur son banc. 


        • Axel_Borg Axel_Borg 18 mars 2019 16:58

          @Lionel,

          Pour Hazard il faut déjà que Chelsea le libère. Je ne serais pas surpris d’un énorme coup de poker d’Abramovitch offrant une énorme prime au Belge pour qu’il reste jusqu’en 2020 ;

          Mais Eden raterait alors le train du nouveau Real galactique 3.0 mis en marche par ZZ. Dangereux pour la star des Diables Rouges.

          Neymar ? Tout va dépendre de sa sanction par l’UEFA après ses propos à chaud sur Twitter concernant le penalty sur la main dans le dos de Kimpembe.

          Quant à Mbappé, ce sera LA cible plus encore que le Brésilien car Zidane avait déjà amorcé des contacts en 2017, attention aussi à Eriksen ou Kane côté Spurs car Tottenham reste un gentil loser en Angleterre, toujours placé jamais gagnant.
          On le verra en Coupe d’Europe où Manchester City devrait faire (sauf surprise) régner sa supériorité sur le club du nord-ouest de Londres ...

          Pogba ? Tout dépendra du futur coach à Old Trafford, si MU veut sécuriser ses stars il faudra trouver bien mieux que Solskjaer malgré son excellent boulot pour le moment.

          Kanté ? Je n’y crois pas pour les mêmes raisos qu’Hazard du côté de Chelski.

          Côté départs, je pense que Kroos, Bale voire Modric seront dans la charrette.


        • Lionel Ladenburger Lionel Ladenburger 18 mars 2019 17:29

          @Axel_Borg

          Oui mais le contrat d’Hazard a Chelsea termine justement en 2020 ! En somme soit Chelsea le vend maintenant a prix d’or, soit le Belge ira au bout de son contrat et le Real finira par l’avoir gratuitement in fine. En somme, pour moi l’arrivee de l’ancien Lillois en Castille est quasi garantie maintenant. 

          Pour les autres oui, je partage ta vision des choses. Il est sur que Mbappe sera l’un des priorites mais quid de Paris ? Je ne vois pas le PSG lacher a la fois Neymar et Mbappe... Ou alors, les Qataris n’ont qu’a deposer les armes des maintenant et revendre le club a Colony Capital pour un euro symbolique lol...

          Bref, outre la fin de saison a venir, le prochain mercato estival s’annonce assez passionnant je trouve ;)


        • Axel_Borg Axel_Borg 18 mars 2019 17:42

          @Lionel,

          J’avais oublié la date de fin du contrat d’Hazard, my mistake smiley En effet dans ce cas il est certain que Roman A. va privilégier le cash pour frapper un grand coup en 2020 ...

          Mais le Belge ne sera pas celui qui fera vendre des maillots par milliers à Madrid. Il faut un crack plus marketing comme Neymar ou Mbappé, vu que CR7 n’a pas été remplacé également sur ce point, pas juste sportivement ...

          Car sur ce critère cher à Perez (financier dans l’âme) ni Dybala, ni Reus, ni Kane ni Eriksen ni ceux de Liverpool (Sané Firmino Salah) ne sauront remplir le niveau d’exigence attendu par l’ancien roi du BTP espagnol. Donc Paris a du souci à se faire ...

          Quant à Griezmann, le voilà qui est de nouveau annoncé au Barça, qui devrait lui revendre Coutinho voire Malcom, Rakitic ou Dembélé ... Le club catalan a fait main basse sur De Jong, est favori pour De Ligt.


        • Lionel Ladenburger Lionel Ladenburger 19 mars 2019 17:43

          @Axel_Borg

          Perso je pense que le PSG fera tout pour garder Mbappe. En revanche je vois bien Neymar jouer le role de « vendeur de maillot » au Real pour la saison 2019-2020. Imagine un duo Neymar-Hazard ! Ca aurait de la gueule, non ? 

          Sinon pour Griezmann, je pense qu’il est reste a l’Atletico uniquement parce que la finale de la Champions League 2019 se joue au Wanda-Metropolitano. Amha, il avait en tete le reve de gagner la C1 devant son public... Maintenant que Cristiano a mis fin a ses espoirs, je le vois bien tenter l’aventure au Barca la saison prochaine. 

          Imagines, en Liga, on se retrouverait avec d’un cote le duo Hazard-Neymar et de l’autre un tandem Grizou-Messi ;)


        • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 20 mars 2019 04:18

          @Lionel Ladenburger
          @Axel_Borg

          Joli monologue.


        • Axel_Borg Axel_Borg 20 mars 2019 10:49

          @Lionel,

          Pour Neymar il faudra attendre la sanction de l’UEFA je pense. Donc à mon avis ZZ va d’abord attaquer côté Mbappé.

          Je vois mal Griezmann aller au Barça mais pourquoi pas après tout ... Il perd son temps à l’Atletico, club excellent mais trop limité malgré le talent du Cholo Simeone sur le banc.


        • Axel_Borg Axel_Borg 20 mars 2019 10:50

          @dr.jambon-beurre,

          Belle insomnie ... Et surtout quelle maîtrise du vocabulaire français ... Hâte de lire tes prochains papiers « Docteur » (on se demande bien en quelle spécialité)


        • Lionel Ladenburger Lionel Ladenburger 20 mars 2019 17:09

          @dr.jambon-beurre
          t’as rien vu, regarde le dernier article « tennis » on en est a 125 commentaires ;)


        • FabriceBaro 22 mars 2019 20:21

          Salut Axel, merci pour l’article, moi qui ne suis pas l’actualité européenne. 

          Le cercle vertueux du Real est donc terminé. Je ne comprends pas pourquoi Zidane est de retour, il a tout à perdre. 

          De mon point de vue Neymar est un mercenaire pleureux. Je suis plus impressionnée par le potentiel de MBappé. Je suis sûr que Zidane va le rencontrer. Leurs trajectoires sont comparables : Coupe du monde, puis Real pour remporter la C1. Comme tu le suggères dans l’article, j’ai l’impression que c’est fini pour le PSG à court terme. 

          Sinon pour les trolls, c’est dommage, sur SportVox ils avaient fini par déserter. Simple suggestion, évite de leur répondre. Il finiront par passer leur chemin, comme ils devraient logiquement le faire pour des articles supposément mauvais. 


          • Axel_Borg Axel_Borg 24 mars 2019 10:23

            Salut Fabrice,

            Sympa de te retrouver parmi nous. 
            Il y a deux explications au come-back de Zidane. Primo l’argent car il a bien mieux négocié qu’en 2016 où il avait tout à prouver (quand bien même Perez a économisé un paquet de millions sur le tarif d’un top coach à la Guardiola, Klopp ou Mourinho). Secundo le Real c’est sa maison un peu comme Messi au Barça. Il a refusé les défis Juventus ou MU pour rentrer encore un peu plus dans la légende du club. S’il regagne la C1 d’ici 2-3 ans ce sera énorme ... 
            Mais j’aurais préféré le voir tenter un autre défi à l’étranger avant qu’il ne remplace un jour Didier Deschamps comme sélectionneur de l’EDF.

            Neymar est un mercenaire qui ne vise que le Ballon d’Or, il fera de mauvais choix par manque de lucidité comme il l’a déjà fait en venant à Paris. Il aurait du partir à la Juventus ou au Bayern en 2017, clubs bien plus puissants que le PSG. Il a préféré l’argent en s’imaginant un potentiel destin sportif à la Diego Maradona du côté de Naples ...
            Raté surtout que Kylian Mbappé lui fait déjà tellement d’ombre qu’il risque de lui piquer sa place au Real Madrid.

            Madrid ne pourra pas acheter les deux Parisiens plus Hazard, malgré les ventes prévues de Bale, Kroos, voire Modric et Varane, maybe Marcelo, Ramos ou Benzema aussi.
            Bref ce sera Hazard Mbappé ou Hazard Neymar sans parler du fait que le Real devra aussi se renforcer d’un point de vue défensif ...


          • FabriceBaro 25 mars 2019 14:51

            Merci Axel, je suis assez régulièrement sur AgoraVox, mais je commente/commentais rarement car la procédure de connexion est chiante (le site ne mémorise pas la connexion, et si je ne suis pas sur la page d’accueil, la connexion échoue). 
            Oui, MBappé est un meilleur choix selon moi, d’autant que Neymar a joué pour le Barça. 

            Je suis curieux de voir si MBappé va continuer de progresser et atteindre le cercle fermé des tous meilleurs Français avec Zidane et Platini (pour ne citer que les deux plus récents). En tout cas au niveau palmarès il est déjà bien parti avec la Coupe du Monde. 


          • Axel_Borg Axel_Borg 25 mars 2019 17:44

            @Fabrice,

            Mbappé a selon moi le plus important au-delà du talent intrinsèque et du potentiel physique : le mental, la motivation et l’envie de marquer l’Histoire du foot.

            Un Ousmane Dembélé, certes très talentueux, est un cancre surdoué à côté de Kylian qui a tout (sauf grave blessure à la Ronaldo) pour rejoindre le trio Kopa / Platini / Zidane, bien plus que Griezmann ou Pogba qu’on pensait partis pour un immense destin.

            Pour Neymar, on verra bien mais c’est un mercenaire. Pourquoi ne tente-il pas le Bayern ? Le club allemand va relancer un nouveau cycle ... C’est bloqué à la Juventus avec CR7 et au Barça avec Messi.

            A moins d’aller en Angleterre ou de tenter le Real (si ZZ veut bien de lui), il ne reste pas grand chose sauf moisir au PSG et voir sa carrière stagner, sans même parler d’un Ballon d’Or où il rejoindra le cimetière des rois maudits (Iniesta, Raul, Maldini, Bergkamp, Puskas, Xavi, Baresi, Lineker ...) plutôt que les heureux élus.


          • FabriceBaro 26 mars 2019 17:18

            Salut Axel, bien sûr, le mental et la motivation sont absolument nécessaires pour marquer l’histoire du foot, ainsi que le fait de rester affamé (tu fais souvent allusion à l’usure du « pouvoir », du sommet dans tes articles), et c’est ce qui sépare les plus talentueux des légendes. 

            Parlant de légendes et de Ronaldo, à mes yeux, le « deuxième » du nom, Cristiano, s’est montré digne du « premier », de Lima, et l’a au moins égalé du fait de sa longévité au plus haut niveau. Certes, le Brésilien a deux Coupes du monde, mais il n’a pas joué pour la première en 1994, et il joue pour le Brésil qui est un cran au-dessus du Portugal. Cristiano, lui, a de mémoire atteint une demie de Coupe du Monde et surtout remporté l’Euro en France. 

            Certes, de Lima a vu son plein potentiel gâché par les blessures. Mais à la fin du bal, seules les performances signées comptent. Je pense aussi que Cristiano a été stimulé par la concurrence d’un rival plus jeune, Messi. 

            Qu’en penses-tu ?


          • Axel_Borg Axel_Borg 27 mars 2019 09:11

            @FabriceBaro,

            Etre les deux Ronaldo, le Brésilien était de loin le meilleur pour moi d’un point de vue talent intrinsèque.
            Mais la longévité et le stakhanovisme du Portugais, renforcé en effet par son duel à distance avec Messi via le prisme Real / Barça, en fera un joueur plus incontournable dans les classements de GOAT du ballon rond selon moi. Surtout s’il arrive à faire à la Juventus ce qu’il a réussi avec MU et Real Madrid, le doublé C1 + Ballon d’Or (lequel coulera de toute façon quasiment de source, surtout en année impaire).
            Pour la demi-finale de Coupe du Monde de CR7, c’était en 2006 et il n’était pas encore le taulier de la sélection portugaise, qui avait pour nom Luis Figo. Et le parcours n’était guère convaincant ... Poule super facile avec Iran et Angola, match de bouchers contre les Pays-Bas, victoire aux TAB contre l’Angleterre en 1/4 ... Un peu comme en 2016 à l’Euro mais sans la victoire au bout.

            Je suis le foot depuis la saison 1993-1994 et je dois dire qu’aucun joueur ne m’a autant impressionné que le Ronaldo 96-97 du Barça, pas même le meilleur Zidane (sans doute la saison 2002-2003 au Real), le meilleur Romario (93-94 au Barça), le meilleur CR7 (2014-2015 au Real) ou le meilleur Messi (2011-2012 au Barça voire cette année).

            Sans ses blessures de 1999 et 2000, Ronaldo Nazario da Lima aurait pu surpasser Alfredo Di Stefano, Pelé, Johan Cruyff et Diego Maradona. Si le Brésil avait été médaillé d’or en 1996 à Atlanta aux Jeux Olympiques d’Atlanta, Il Fenomeno aurait certainement battu Sammer pour le Ballon d’Or (l’Allemand le bat d’un petit point pour rappel).
            A 20 ans, âge où notre comète nationale Mbappé ne finit « que » 4e ...

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