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Accueil du site > Tribune Libre > Qui était vraiment le roi Arthur ?

Qui était vraiment le roi Arthur ?

Extrait de mon livre Le roi et le graal.

Il est temps de révéler maintenant celui qui servit de modèle au légendaire Arthur Pendragon. Voilà le portrait qu’en donne Joël Schmidt dans Le royaume wisigoth d’Occitanie :

Celui-ci était d’un tempérament moins fougueux que son père et plus propre aux arbitrages. Aux côtés d’Euric, il avait pu prendre conscience de la dimension de son empire et de la nécessité de faire vivre ensemble sous son spectre des peuples aussi différents que les Aquitains, les Provençaux, les habitants de la Septimanie et de la Novempopulanie, les Espagnols et les Wisigoths. Cette mosaïque d’ethnie et de nations séparées par des querelles religieuses, Alaric II réussit à en assurer la cohésion par son autorité et surtout pas sa bienveillance naturelle.

Il ne peut s’agir en effet que du roi Alaric II. Le premier élément concordant concerne la période pendant laquelle il vécut. En effet, selon sa fiche Wikipédia, le roi Arthur serait né entre 456 et 492 et il se trouve que l’année de naissance d’Alaric est 458.

Tout au long de son règne, comme le roi Arthur, il fut amené à résider dans plusieurs villes. Parmi celles-ci, Narbonne, Toulouse, Arles et enfin Aire sur Adour qui semble être devenue sa résidence principale à la fin de sa vie. Il ne reste malheureusement rien du château où il séjournait car au XVIIie siècle les pierres restantes auraient été réutilisées pour la reconstruction de l’évêché. Les seules évocations étant la « rue du château » où on trouve un panneau explicatif proche de la fontaine Sainte Quitterie intitulé le château disparu d’un barbare lettré.

C’est de cette ville qu’il promulgua en 506 le Bréviaire qui porte son nom, ouvrage qui avait l’ambitieux projet de « corriger tout ce qui est injuste dans les lois ». Il s’agit d’un recueil de droit romain rédigé en latin d’où est tirée la célèbre formule « nul n’est censé ignorer la loi » et dont certains spécialistes estiment qu’il constitue la base du code civil de 1804. A noter que l’anneau sigillaire d’Alaric II, qui permettait de sceller les documents officiels, est exposé au Kunsthistorisches Museum de Vienne (cf image).

On voit ici plusieurs éléments qui renvoient à la réputation qu'avait Arthur d'être un roi juste. On peut aussi noter que le nom d’Aire sur Adour qui provient du basque Atura, désignant l'Adour, est très proche phonétiquement d’Arthur : la désignation latine « Atura Rex », à savoir « roi d’Adour », n’aurait-elle pas pu donner par déformation « roi Arthur » ?

Alaric eut un premier fils nommé Geisalic, dont la mère est inconnue. Il s’agirait alors de Mordred, le fils illégitime d’Arthur dont parle la légende arthurienne. Il eut ensuite un fils légitime issu de son mariage avec la reine Théodegothe, Amalaric, né en 502. Ce dernier ne semble pas avoir inspiré de personnage dans l’épopée romanesque mais cela peut s’expliquer simplement par le fait qu’il s’agissait alors d’un enfant très jeune : il n’avait en effet que 5 ans à la mort de son père et il fut tué par les Ostrogoths à l’age de 11 ans après quatre ans de règne.

Le contexte dans lequel eu lieu le mariage d’Alaric est donné dans cet autre extrait du livre Le royaume wisigoth d’Occitanie :

Le chef des Hérules fut refoulé et se réfugia dans Ravenne dont les Wisigoths et les Ostrogoths entreprirent le siège en 490. Odoacre tenta une sortie qui s’acheva par un désastre et son retour précipité dans Ravenne. Il fut bientôt contraint d’entamer des négociations serrées avec Théodoric le Grand. Un traité de paix bancale fut signé, qui mécontentait tout le monde. Vers l’automne 493, dix-huit mois après ce faux accord, Odoacre était assassiné au cours d’un banquet où le roi des Ostrogoths l’avait invité avec ses principaux officiers. Désormais, et jusqu’en 526, Théodoric l’Amale pouvait commencer à régner sans contestation sur l’Italie et mériter son surnom glorieux.

Alaric II, qui avait contribué à la victoire du roi des Ostrogoths, n’avait plus à redouter l’hostilité du souverain d’Italie. Bien plus, son zèle était récompensé : Théodoric lui donnait en mariage sa fille ainée Théodigotha, née d’une liaison avec une compatriote. Entre les deux puissances gothiques, l’Alliance était désormais scellée par les liens du sang.

Alaric II ne fut pas inquiété par les Francs pendant quelques 13 années et put tourner ses ambitions vers l’Espagne, ce joyau du royaume de Toulouse, toujours agitée par des révoltes et des troubles.

Il est frappant de mettre en parallèle les derniers paragraphes de ce texte avec un autre extrait concernant cette fois Arthur, issu du dossier de presse de l’exposition la légende du Roi Arthur où l’on peut lire : 

Puis, secondé par son neveu Gauvain, il aide le roi Léodagan, de Carmélide à lutter contre les Saxons.

Son mariage avec Guenièvre, la fille de Léodagan, inaugure douze années de prospérité et de paix dans le royaume.

Même si dans la légende, les Hérules ont laissé la place aux Saxons, on constate qu’il s’agit à la fois de la même trame d’évènements et de la même durée : visiblement, les auteurs n’eurent ici qu’à changer les noms des protagonistes pour obtenir le scénario de leur roman historique ! Car quoi de mieux que de pouvoir puiser dans l’Histoire pour concocter une fiction romanesque ?

Concernant le nom de Guenièvre, l’épouse d’Arthur, il viendrait du mot gallois « Gwenhwyfar » et signifierait donc « blanc fantôme » ou « blanche fée  ». Comme pour un certain nombre d’autres personnages, nous disposons d'assez peu d'éléments permettant de tirer un portrait de la reine. Car le personnage de Guenièvre, l'épouse d'Arthur est principalement connue comme étant la maîtresse de Lancelot, mais comme il s'agit là d'une fiction sans doute ajoutée à la demande de Marie de Champagne, cette situation n’est d’aucun intérêt historique. Et nous n’avons hélas que peu de renseignements concernant Théodegothe, l’épouse d’Alaric II, si ce n’est qu’elle était la fille aînée de Théodoric le grand, roi des Ostrogoths et qu’elle vécut de 476 à 524.

Durant tout son règne, Alaric II eut des démêlés avec le clergé catholique. Il tenta de lutter contre le pouvoir croissant de l’épiscopat catholique, en appuyant la candidature d’évêques ariens. Mais le véritable danger apparut un beau jour de l’année 492 : par son baptême, Clovis, roi des Francs, se convertit à la religion catholique. Il était certes minoritaire parmi les rois de l’époque, tous ariens, mais cela lui donnait l’appui des populations catholiques. Et il semble que des émissaires dépêchés par le clergé catholique aient convaincu Clovis d’intervenir pour faire cesser les persécutions, réelles ou supposées, des catholiques par les Wisigoths.

Depuis le nord de la Loire, Clovis tenta alors une incursion vers l’Aquitaine mais il fut mis en échec une première fois car l’Ostrogoth Théodoric le grand vint porter assistance à son gendre. Une fois que les troupes alliées se furent retirées, le roi des Francs organisa une seconde attaque et réussit cette fois à prendre Bordeaux. Alaric réussit à l’en déloger mais sans vraiment causer beaucoup de dommage à l’armée de Clovis qui se massa de nouveau au nord de la Loire.

Théodoric le grand souhaitant désamorcer la situation, adressa aux différentes forces en présence ainsi qu’à chacun de leurs alliés des messages pour tenter de faire taire les armes. La tentative sembla couronner de succès puisque Clovis et Alaric II se rencontrèrent pour une réunion de réconciliation sur une ile de la Loire proche d’Amboise. Mais pour le roi des Francs, il s’agissait surtout de gagner un peu de temps pour pouvoir reconstituer l’ensemble de ses troupes à la frontière du royaume wisigoth.

L’alliance de Clovis en 507 avec le roi burgonde Gondebaud, jusque-là allié des Wisigoths, fit basculer soudainement le rapport de force en faveur des Francs. Et la suite est connue : la bataille de Vouillé, la mort d’Alaric et la fin du royaume wisigoth de Toulouse.

On le voit, tout concorde pour faire d’Alaric II le personnage historique dont s’inspirèrent les auteurs de la légende arthurienne : la période à laquelle il vécut, sa personnalité mais également les évènements historiques le concernant et surtout sa mort tragique lors d’une bataille qui entraina la chute de son royaume… Et en partant à la découverte des autres personnages, nous allons avoir confirmation que l’identité d’Alaric II représente la pièce maitresse du puzzle permettant de dévoiler la plupart des mystères de la légende arthurienne.

 


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39 réactions à cet article    


  • xana 8 décembre 2023 19:10

    Intéressant...


    • Michel Lebarillec Michel Lebarillec 9 décembre 2023 09:30

      @xana

      Merci beaucoup !


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 8 décembre 2023 19:26

      Ça peut intéresser les passionnés.

       

      ’’Aux côtés d’Euric, il avait pu prendre conscience de la dimension de son empire et de la nécessité de faire vivre ensemble sous son spectre des peuples aussi différents que les Aquitains, les Provençaux, les habitants de la Septimanie et de la Novempopulanie, les Espagnols et les Wisigoths.’’

        >

      Sous son spectre ? Vous avez un correcteur d’orthographe facétieux.


      • Michel Lebarillec Michel Lebarillec 9 décembre 2023 09:33

        @Francis, agnotologue

        Merci. Oui, effectivement ! smiley


      • Montdragon Montdragon 8 décembre 2023 19:45

        Perceval = Trencavel ?

        Allo l’auteur ?

        Un oubli ?


        • Montdragon Montdragon 8 décembre 2023 19:46

          Sinon c’est très cohérent et fouillé, bravo


          • Michel Lebarillec Michel Lebarillec 9 décembre 2023 09:36

            @Montdragon

            Merci ! Non, pas d’oubli : l’article ne traite que du roi Arthur mais mon livre dévoile l’identité probable de l’ensemble des autres personnages dont Perceval.


          • Brutus Grincheux 8 décembre 2023 21:10

            Argumentation brillante qui, malheureusement, risque de ne pas être suffisante face à ce que l’on sait de la rémanence des figures de la table ronde dans la mythologie celtique, et en particulier en Bretagne (la petite et la grande).On peut lire dans l’encyclopédie Britannica  :"

            "Le roi Arthur , roi britannique légendaire apparaît dans un cycle de romans médiévaux (connu sous le nom de Matter of Britain ) comme le souverain d’une communauté chevaleresque de la Table Ronde . On ne sait pas avec certitude comment ces légendes sont nées ni si la figure d’Arthur était basée sur un personnage historique. La légende est peut-être originaire du Pays de Galles ou de ces régions du nord de la Grande- Bretagne habitées par des Celtes de langue brithonique .

            Les hypothèses selon lesquelles un Arthur historique aurait dirigé la résistance galloise à l’avancée de la Saxe occidentale depuis la Tamise moyenne sont basées sur un amalgame de deux premiers écrivains, le polémiste religieux Gildas et l’historienNennius , et sur leAnnales Cambriae de la fin du Xe siècle. Le 9ème siècleL’Historia Brittonum , traditionnellement attribuée à Nennius , relate 12 batailles menées par Arthur contre les Saxons, aboutissant à une victoire à Mons Badonicus."

            Alors, donner une origine wisigothe à cette légende est pour le moins volontariste. La quête du Graal ne passait pas par Toulouse.


            • Michel Lebarillec Michel Lebarillec 9 décembre 2023 09:42

              @Grincheux

              Merci pour l’argumentation brillante ! Cet article ne représente que 7 pages de mon livre qui en compte 431 : je pense qu’après l’avoir lu, vous seriez beaucoup moins affirmatif sur le rôle de la ville de Toulouse qui est loin d’avoir révélé tous ses secrets...




              • Michel Lebarillec Michel Lebarillec 9 décembre 2023 09:44

                @Seth

                Je suis moi aussi un fan inconditionnel de Kaamelott !


              • GoldoBlack 9 décembre 2023 08:47

                Le roi Arthur Occitan maintenant.. Bientôt Corse ou Alsacien pendant qu’on y est.

                Arthur est roi de Bretagne. N’en cherchez pas d’autre.

                Il est la déformation tardive du souvenir des hauts rois celtes.



                • Brutus Grincheux 9 décembre 2023 09:31

                  @GoldoBlack

                  pour donner l’illusion d’une filiation « naturelle » entre la Grèce antique, la Rome républicaine puis impériale et la « renaissance » (Rinascimento ), les érudits italiens du quinzième siècle ont inventé la notion de « moyen-âge » pour servir de joint « naturel » et justifier l’implantation des diocèses catholiques qui sont une continuité du découpage administratif romain. Cette dénomination est tellement absurde qu’elle tend à être remplacée par « antiquité tardive », ce qui n’est pas mieux, sinons pire
                  mais cette falsification historique est tellement enracinée qu’elle a toujours cours dans les écoles primaires et secondaires et il faut se spécialiser à la fac pour avoir accès à d’autres « points de vues »
                  le système « féodal » (suzerains, vassaux, fidélité, adoubement de chavaniers, fiefs, etc.) n’est pas né avec la « chute de Rome » pour autant que cette notion ait un sens ; C’était déjà la structure sociale qui exisatit dans les mondes celtes et germaniques avant l’invasion de ces contrées pas les colonisateurs romains qui ont imposé leur culture comme le fait aujourd’hui, sans réussir à éradiquer un substrat très résistant

                  et, en effet, la mythologie arthurienne plonge ses racines dans une tradition beaucoup plus ancienne qui, géographiquement, n’a rien à voir avec le pays d’oc
                  d’ailleurs, les chronoqiueurs français du douziéme siècle qui ont couché par écrit cette tradition orale (les Celtes ne connaissant pas l’écriture), (Geoffroy de Monmouth, Chrétien de Troyes et Robert de Boron),étaient de langue d’oïl.


                • Michel Lebarillec Michel Lebarillec 9 décembre 2023 09:54

                  @GoldoBlack

                  Comme dit plus haut, il est difficile de juger de la pertinence d’une thèse en lisant un bref extrait. Et pour ma part, je n’assimile pas les Wisigoths aux Occitans...


                • Michel Lebarillec Michel Lebarillec 9 décembre 2023 10:18

                  @Grincheux

                  Lisez mon livre et vous le saurez smiley


                • Brutus Grincheux 9 décembre 2023 11:40

                  @Michel Lebarillec

                  c’est cela oui smiley


                • GoldoBlack 10 décembre 2023 17:46

                  @Grincheux
                  On aime étaler sa (pseudo)science, hein !


                • Michel Lebarillec Michel Lebarillec 9 décembre 2023 10:15

                  Précision importante : Rappelons que le roi Arthur est un pur personnage de roman : il n’est pas plus Breton, qu’Occitan ou Basque ! La thèse de mon livre est que des auteurs du XIIème siècle se sont inspirés du roi Alaric II et de l’Histoire des Wisigoths pour construire le roman arthurien. Le souci est que le roi Arthur fut crée pour la propagande des Plantagenets, il suffit de lire les livres de Martin AURELL ou Amaury CHAUOU pour le comprendre.


                  • Eddie 9 décembre 2023 11:21

                    Des précisions sur Alarico II, d’après mon arbre généalogique.

                    Alarico II des Wisigoths (458-507), Famille des Balthes, Les Thervingues (Roumanie), Roi des Wisigoths, Personnage légendaire, Empereur d’Espagne , Roi de Toulouse et des Wisigoths (484-508), Roi des Wisigoths d’Espagne.

                    Son épouse : Theudicote Thiudigoho Téodegonda des Ostrogoths, Famille des Balthes, Dynastie des Goths-Amales, Les Greuthunges (Ukraine-Russie), Reine des Wisigoths.

                    Père : Eurico 1er Wisigoths (426-484), 7ème Roi des Wisigoths, Empereur d’Espagne.

                    Mère : Ragnachilde de Francie (420), fille de Mérovée 1er de Francie (390-445, Chef des Francs Saliens et de Chlodeswinthe de Cologne (418-449).


                    • Eddie 9 décembre 2023 11:40

                      ALARICO ALARIC II - est un roi des Wisigoths de 484 à 507 ; il appartient à la dynastie royale gothique et sacrée des Balthes. Il succède à son père Euric. Il règne sur la presque totalité de l’Espagne (seule la partie nord-ouest manquait à ses possessions), sur l’Aquitaine et sur la plus grande partie de la Provence. Alaric est un chrétien de confession arienne. Il est moins intolérant vis-à-vis des catholiques que son père Euric. Il les autorisa d’ailleurs à tenir un concile en 506 à Agde. BIOGRAPHIE - En 500, Alaric réside à Arles où il tient sa cour ; il accueille un envoyé de Gondebau, un certain aristocrate gaulois Aridius, et forme une alliance avec le roi burgonde alors assiégé à Avignon, dans le conflit opposant ce dernier à son frère et aux Francs. En 506, Alaric II, siégeant à Toulouse, sa capitale, publie, à Aire-sur-l’Adour, un abrégé de droit romain, appelé lex romana visigothorum, plus connue sous l’appellation Bréviaire d’Alaric. En promulguant cet ouvrage, le roi authentifie l’œuvre des jurisconsultes gallo-romains qui y ont rassemblé les lois romaines les plus importantes, lois qui furent constamment utilisées pendant le Moyen-âge au point de constituer la base du Code civil de 1804. Ce texte apporte à la civilisation européenne l’héritage fondamental de Rome : la notion d’État, la distinction entre droit public et droit privé, les statuts sociaux, la régulation des transactions commerciales, les rapports avec l’Église, bref, tout ce qui constitue un monde où la violence barbare est jugulée par le droit normatif. Ainsi s’explique que cet ensemble de lois ait été accepté par le royaume des Francs, puis par l’Europe carolingienne, puis enfin par les juristes modernes. C’est du Bréviaire d’Alaric que nous tenons le principe fondamental : « Nul n’est censé ignorer la loi ». Alaric est tué en combat singulier par le roi franc Clovis, à la bataille de Vouillé au printemps 507. Selon Grégoire de Tours, Clovis l’a attaqué sous le prétexte de sa religion vue comme hérétique par les Catholiques, mais en fait il désire annexer la partie gothique de la Gaule. La défaite d’Alaric peut s’expliquer par le fait que le roi wisigoth ne disposait probablement pas de l’intégralité de ses troupes d’élite, ni de la totalité de la cavalerie lourde wisigothique, qui avaient été envoyées en Espagne. En effet, Alaric avait amorcé l’implantation wisigothique dans le nord de l’Espagne depuis les années 490. Pour combler le manque d’hommes, il avait enrôlé de nombreux Gallo-Romains favorables aux Wisigoths, notamment des Arvernes, mais peu aguerris et combatifs. De plus, les renforts ostrogothiques promis par Théodoric ne vinrent pas, bloqués en Italie à cause d’un risque d’une attaque de Byzance.


                    • Brutus Grincheux 9 décembre 2023 11:42

                      @Eddie

                      et alors ?
                      quel rapport avec les chevaliers de la table ronde ?


                    • sophie 9 décembre 2023 11:48

                      @Eddie
                      expldr ! on dirait « le secret de la licorne » ( la scène dans l’escalier....)
                      merci de votre humour


                    • Michel Lebarillec Michel Lebarillec 9 décembre 2023 11:49

                      @Eddie

                      Merci beaucoup pour ces précisions ! Personnellement, j’ai les mêmes dates pour Alaric II mais pas pour les autres personnages : Euric : 420/484 Ragnachilde : 423/480

                      Le souci est que les Wisigoths ont été victimes d’une Damnatio memoriae (=suppression de l’Histoire) et qu’il est très difficile pour ne pas dire impossible d’avoir des données historiques fiables et cohérentes.


                    • Eddie 9 décembre 2023 12:35

                      @Michel Lebarillec

                      J’ai pu remonter les ascendants d’Alaric II jusqu’à la 15ème génération (Gaut Gapt des Goths, Dieu des Goths de la guerre, Personnage Légendaire, né vers 0.
                      En 14ème génération, son fils : Berig des Goths, Famille des Balthes, Personnage légendaire, Chef des Saxons, Roi Balthe des Goths, né vers 30, Scandinavie, Île Scandie, décédé vers 73, Gdansk, Voïvodie de Poméranie, Pologne.
                      Les données historiques sont en possession des grandes familles qui possèdent des livres, pratiquement uniques, datant de plusieurs siècles. Leur divulgation dépend uniquement de la volonté des héritiers. Par exemple j’ai été arrêté pendant des années sur une ascendante ayant comme patronyme de la Fare, jusqu’à ce qu’une cousine généalogique, possédant un livre multi centenaire que sur cette famille de la Fare, mette tout d’un coup au moins une centaine d’ascendants sur un site généalogique !


                    • Michel Lebarillec Michel Lebarillec 9 décembre 2023 12:57

                      @Eddie

                      Très intéressant ! Je suis d’accord avec vous sur les livres détenus par certaines familles et de nombreux secrets historiques dorment sans doute dans ces ouvrages !


                    • Michel Lebarillec Michel Lebarillec 9 décembre 2023 12:04

                      Pour ceux qui s’intéressent aux Wisigoths, je recommande 2 ouvrages :
                      - les Wisigoths de Georges LABOUYSSE
                      - le royaume wisigoth d’Occitanie de Joel SCHMIDT


                      • Brutus Grincheux 9 décembre 2023 13:37

                        @Michel Lebarillec

                        et pour ceux qui s’intéressent aux Ostrogoths ?


                      • Michel Lebarillec Michel Lebarillec 9 décembre 2023 13:51

                        @Grincheux

                        Rien à proposer si ce n’est Ravenne, Capitale de l’Empire, creuset de l’Europe, de Judith HERRIN. Je ne l’ai pas encore lu (ce sera mon cadeau de Noel).


                      • Eddie 9 décembre 2023 16:08

                        @Michel Lebarillec
                        Tout en sachant qu’une partie de leur histoire est commune.
                        En gros les goths débarquent vers la Pologne en premier siècle, venant du Danemark. Au second et troisième siècle, un groupe va vers la Russie, et l’autre va en Ukraine. Et c’est là que les goths se scindent en Ostrogoths et Wisigoths. Puis au quatrième siècle, les deux groupes traversent la Roumanie, la Grèce. Le groupe Ostrogoth s’installe en Autriche, Hongrie, Italie, Sicile et le Sud Est de la France. L’autre groupe, les Wisigoths, s’installe en Aquitaine et en Espagne, sauf le Nord Est de l’Espagne. 
                        Puis, avec les siècles, tout cela évolue complètement, surtout avec l’arrivée des Francs, puis la création des musulmans...


                      • Michel Lebarillec Michel Lebarillec 9 décembre 2023 18:42

                        @Eddie

                        Tout à fait ! Un chapitre de mon livre est d’ailleurs consacré à Théodoric le grand qui était ostrogoth. A ne pas confondre avec Théodoric Ier qui lui était wisigoth.


                      • Eddie 10 décembre 2023 05:06

                        D’après mon arbre.

                        -Teodorico 1er :

                        • des Wisigoths, Roi des Wisigoths 390-451, fils d’Alaric 1er de Wisigothie, 1er Roi des Wisigoths, marié avec Flavia Valiana des Wisigoths, d’Aquitaine, Princesse Wisigoth, Famille des Balthes, Les Thervingues (Roumanie), Personnage légendaire.

                        • -Teodorico Magnus Le Grand : 
                        • Ostrogothie, Roi des Ostrogoths (d’) ca 455-526, fils de Teodomiro Pietas des Ostrogoths, Roi des Ostrogoths et Eusebia Erebius, marié avec Audoflède de Francie en 492.



                        • Michel Lebarillec Michel Lebarillec 10 décembre 2023 10:14

                          @Eddie

                          Oui, mais il est possible que Thédororic Ier ait eu d’autres épouses que Flavia Valiana, dont une certaine Amalaberge d’Ostrogothie.


                        • Eddie 10 décembre 2023 12:38

                          @Michel Lebarillec

                          Amalaberge d’Ostrogothie, Princesse Amale, née le 01/01/385 et décédée en 443, mariée avec :

                          -Widelphe de Saxe (enfants : Basine de Saxe, Amalaberge des Francs, Basine de Cologne).

                          -Théodoric 1er des Wisigoths (enfant : Euric 1er de Wisigothie, Thorismond des Wisigoths, Théodoric II des Wisigoths, Frideric de Wisigothie, Himmerit de Wisigothie...).


                        • christophe nicolas christophe nicolas 11 décembre 2023 10:05

                          Bravo le roi Arthur était donc un musulman ou un franc-maçon... :)

                          Qui est arien de nos jours ? 

                          Réponse : les musulmans et les Chrétiens unitariens dont Newton se rapprocha, ses disciples donnant naissance aux franc-maçons :

                          https://www.cairn.info/le-grand-orient-de-france—9782130588665-page-5.htm

                          Logique car l’affaire Galilée a été un traumatisme du fait de la position stupide de l’Eglise. Le Pape Urbain demande à Galilée un dialogue qui présente les différents point de vue entre géocentrisme et héliocentrisme or le géocentrisme planétaire ne tient pas la route, autrement dit, Urbain fait chier car on ne demande pas un dialogue pour trancher entre 2+2=4 et 2+2=5 à un enfant à l’école primaire lorsqu’on lui apprend les additions, c’est créer des complications dans sa tête.

                          On aime le vrai et sa simplicité ou on fait le précieux inutilement or comme Dieu est véridique, Urbain cherche des poux à Galilée qui aurait dû refuser étant acteur du débat et pas juge de paix.

                          La paix, ce n’est pas une côte mal taillée entre le vrai et le faux, c’est le vrai qui triomphe et le faux qui se repend d’où cette réflexion à ne pas sortir de son contexte :

                          C’est pour cela que j’ai dit que j’étais venu mettre la guerre et non pas la paix entre père et enfants, entre frères et sœurs, quand cette guerre devait défendre la Volonté de Dieu et sa Loi contre les oppositions des volontés humaines tournées dans des directions contraires à ce que veut Dieu.

                          https://www.maria-valtorta.org/Thematiques/Guerre.htm

                          Galilée appelle le prétendant du géocentrisme « simplicius », motif de sa réprimande car le Pape y aurait vu une insulte (sic) alors que c’est un compliment en sciences mais il aurait dû faire l’inverse car c’est l’héliocentrisme qui simplifie les épicycles de Ptolémée et le géocentrisme qui les complique, donc il aurait dû appeler le partisan du géocentrisme « Complicatus », la preuve :

                          https://media4.obspm.fr/public/ressources_lu/pages_lois-newton/epicycl.jpg

                          Localement, la terre est bien entendue toujours plate si on la mesure avec un fil à plomb, c’est la force d’attraction qui est sphérique faisant que la platitude locale l’est également, problème résolu par Newton en disant que la masse crée la gravitation, description très incomplète des phénomènes réels puisque les astronomes ont créé le concept de masse noire pour expliquer des observations inexpliquées par la gravitation.

                          Dieu est unique et sans corps mais il est aussi la trinité engendré par lui pour aider tous les « complicatus unitarien » qui manque de simplicité dans leur description du réel et se perdent dans des limbes.

                          Et pour info, le soleil n’est pas le centre mais le pivot du système solaire dans la révélation, le centre étant un pont fictif étant le barycentre UA

                          Même votre Négation (J’appelle négation la Science qui veut donner des explications en niant Dieu) admet l’existence de la force centripète, qui permet à un corps de tourner sans perdre une partie de sa masse, mais au contraire, en attirant toutes ses parties vers son centre. Vous avez des machines qui, bien que grandioses, ne répètent que de façon microscopique la puissance centripète créée par Dieu pour créer les mondes et les obliger à tourner autour du soleil, pivot fixe, sans tomber hors des voies célestes qui leur ont été marquées, ce qui troublerait l’ordre créateur et provoquerait des cataclysmes d’une incalculable puissance destructrice

                          https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/431211.htm

                          Rappelez moi déjà comment s’appelle cette superstition au dessus de tous les concepts scientifiques, « conservation de l’énergie et de la masse », c’est bien ça... :)


                          • christophe nicolas christophe nicolas 11 décembre 2023 10:22

                            « c’est le vrai qui triomphe et le faux qui se repend »

                            Normalement, c’est « repent » mais si le faux triche en modifiant le résultat de l’observation pour se donner raison comme ce fut le cas pour les neutrinos supraluminiques ou un résultat correct à été infirmé par la magouille alors je préfère écrire « repend ». Cette mentalité est ce qu’on nomme l’Antéchrist.


                          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 11 décembre 2023 10:54

                            @christophe nicolas
                             
                             ’’le faux qui se repend ’’
                            >
                             Répand, peut-être ? Avec cette orthographe, je serais d’accord.


                          • Michel Lebarillec Michel Lebarillec 11 décembre 2023 12:43

                            @christophe nicolas
                            Désolé mais l’islam, est née au 7ieme siècle et les francs-maçons apparaissent au 18ieme donc rien à voir. Par contre, le roi Arthur serait bien arien au sens de doctrine d’Arius (3ieme siecle). Pour le reste, je n’ai pas compris le rapport avec le roi Arthur...

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