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Accueil du site > Tribune Libre > Qu’est-ce que la croissance économique ?

Qu’est-ce que la croissance économique ?

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Le simple article « la » indique péremptoirement que la croissance économique existe alors que « une » croissance économique engendrerait immédiatement la question : « Laquelle ? ». Quelle est donc cette croissance que l’on nous affirme exister, ce que nous aimons croire. A cette question l’intelligence artificielle de ChatGPT répond :

La croissance économique se réfère à l’augmentation à long terme de la production de biens et services dans une économie. Elle est souvent mesurée par le produit intérieur brut (PIB), qui représente la valeur totale des biens et services produits dans un pays sur une période donnée.

La croissance économique peut résulter de divers facteurs, tels que l’augmentation de la productivité, l’innovation technologique, l’investissement en capital, l’expansion de la main-d’œuvre et d’autres facteurs qui stimulent la production et les activités économiques. Elle est généralement considérée comme un indicateur positif du développement économique d’un pays.

Cependant, il est important de noter que la croissance économique ne mesure pas nécessairement la répartition équitable des richesses ni l’amélioration du bien-être de tous les citoyens.

Il est rassurant de voir combien l’intelligence artificielle peut être prudente et réservée dans son incompétence. Elle ne reflète que le niveau d’intelligence humaine qui l’a créée. Il manque dans cette très mauvaise définition un mot essentiel dont le manque rend l’ensemble tout simplement faux. Pour reprendre la formulation de ChatGPT en la rendant vraie par l’ajout du mot essentiel manquant,

La croissance économique se réfère à l’augmentation à long terme de la production vendue de biens et services dans une économie. Elle est souvent mesurée par le produit intérieur brut (PIB), qui représente la valeur totale des biens et services produits et vendus dans un pays sur une période donnée.

Si l’on ne comprend pas que le mot clé de l’économie est échange et en aucun cas création comme le fait ChatGPT et la plupart des professeurs d’économie, on tombe dans le piège de croire qu’il suffit de produire pour faire de la croissance alors qu’il faut aussi vendre. IL est amusant de lire la réponse de ChatGPT à la question « Peut-il y avoir de la croissance sans que la production soit achetée ? ».

La production doit généralement être achetée pour contribuer au PIB.

Mettre généralement à la place de toujours montre la gêne de son concepteur.

Le PIB ne chiffre que les échanges monétarisés, soit par la valeur de ce qui est vendu, soit par l’argent dépensé à l’acheter. L’INSEE rajoute une troisième façon en allant chercher la source de l’argent dépensé qu’il appelle revenu sans être très clair sur le sujet. Il n’est d’ailleurs pas gêné d’additionner aux dépenses, les exportations qui sont des recettes et d’en retirer les importations qui sont des dépenses. Additionner des dépenses et des recettes devient une manie dans l’économie actuelle incohérente.

La croissance économique est donc l’accroissement de ces échanges qui ne peut se faire que par l’augmentation conjointe de produits à vendre et d’argent pour acheter. Le prix ne fait que vérifier les décisions simultanées du vendeur et de l’acheteur, d’échanger un produit ou un service contre de l’argent. Le prix est en effet le point d’équilibre en énergie dépensée entre aussi bien le travail et l’argent qu’entre le produit et l’argent. Les prix, aussi essentiels à l’échange que ce que l’on échange, sont définis soit par le pouvoir, soit par l’offre et la demande, les deux étant théoriquement liés.

La place de l’argent dans l’économie est donc devenue capitale car c’est l’argent qui transforme aujourd’hui les productions en richesses. L’argent avait été créé pour simplifier alors qu’aujourd’hui il complique, en faussant les regards et les raisonnements. Comment ce dérapage s’est-il produit ? Il faut partir de l’économie avant l’argent et étudier sérieusement l’apport de la monnaie à l’économie en différenciant ce qu’elle apporte et ce qu’elle pervertit. Sa force facilite comme elle corrompt et il y a curieusement une volonté farouche d’en limiter l’étude à ses trois utilisations d’unité de compte, de réserve de valeur et de moyen d’échange. Comment expliquer que l’on accepte de ne définir la monnaie que par ses trois utilisations alors que personne n’accepterait que l’on ne définisse le train ou la voiture que par leurs trois utilisations de moyen de transport, de protecteur des intempéries et de défilement de paysages ?

Avant la monnaie l’économie était, non pas le troc comme faussement distraitement affirmé à l’université, mais le donner-recevoir-rendre, l’échange qualitatif non chiffré tel que constaté dans le règne animal et, chez les hommes, encore dans les familles. L’échange s’y faisait naturellement sous le regard autoritaire et vigilant du pouvoir. Personne ne semble prendre la peine d’observer que c’est l’augmentation de la taille du groupe et en conséquence, la subite incapacité que se découvre le pouvoir à faire rendre tous ceux qui ont reçus en oubliant de rendre, qui a forcé à l’invention de l’argent comme preuve concrète et transportable d’une énergie déjà dépensée dans l’intérêt commun. Cette preuve a toujours et partout été une richesse déjà reconnue, véhiculant l’énergie humaine qu’il avait fallu dépenser pour l’obtenir. Cette observation de simple bon sens et la monnaie vue comme une preuve d’une énergie antérieurement dépensée dans l’intérêt commun, sont réfutées par tous les idiots utiles à ceux qui ont intérêt à ce que le peuple ne comprenne rien. Elles sont pourtant essentielles à la compréhension des dérives actuelles.

Les produits à vendre sont les fruits de la Terre et du travail des hommes. Tant que l’argent pour acheter était aussi le fruit du travail des hommes, c’était le travail qui limitait à la fois ce qui était à vendre et ce qui permettait d’acheter. La monnaie était le lien probant entre le travail déjà effectué et les produits déjà fabriqués. L’échange était limité et la croissance économique n’existait que par un accroissement de la population, plus de travail et des innovations dans la production. Le PIB chiffrait cet accroissement évidemment modeste.

Mais tout cela a changé depuis que certains ont eu l’idée apparemment géniale de faire croire que l’économie n’était plus, après la déconnection des monnaies de l’or, une étude des échanges mais une étude de la création. Faire croire au peuple qu’il n’est composé que de dieux créateurs lui a bien plu, et il a donné son blanc-seing à l’enrichissement de ceux qui en ont eu l’idée, en se contentant d’en réclamer sa part qui lui a été parcimonieusement donnée.

La ruse perverse des élites occidentales, que les économistes n’ont pas sérieusement dénoncée, a été en effet de délier les monnaies de l’or sans les relier à une autre richesse reconnue. Mais comme l’échange reste la base fondamentale de l’économie et que les marchandises à vendre sont toujours des fruits de la Terre et du travail des hommes, l’argent pour les acheter est obligatoirement aussi un véhicule du travail des hommes pour que l’économie reste une somme d’échanges. Or si, pour les classes moyennes et populaires, salariés, artisans, agriculteurs ou services nécessaires à la production, l’argent reste ce que l’on obtient après son travail, c’est devenu complètement faux pour une classe prétendument supérieure qui crée dans les banques un argent qui ne véhicule plus une énergie humaine préalablement bien utilisée mais une promesse que l’on trouvera cette énergie plus tard, et en fait, bien sûr, pas chez eux. C’est un habillage en une vérité apparemment savante du populaire « on paiera demain » accompagné discrètement du « le peuple paiera ». Il faut savoir en effet que les bilans des banques sont par définition équilibrés et que toute monnaie créée et mise à disposition au passif d’une banque, est équilibrée au centime près à l’actif par une créance du même montant à récupérer. Les bilans des banques centrales augmentent de façon folle et ont été multipliés par 6 ou par 8 depuis la dernière crise de 2008 parce qu’elles ont toutes fabriqué de la monnaie en mettant à disposition des « élites » des sommes folles et en inscrivant à leur actif des créances de mêmes montants à récupérer. Sur qui les banques centrales ont-elles ces créances ? Sur les peuples bien sûr ! On fait croire au bon peuple qu’il y a des « investisseurs » mais ce sont les banques qui créent l’argent de ces prétendus investisseurs et qui comptent sur les Politiques pour récupérer cet argent sur le peuple afin de pouvoir le détruire. Personne ne se demande qui paiera les milliers de milliards de dette. La réalité est que l’argent prêté par la banque n’a été créé par elle que pour être prêté, qu’il sera détruit dès que récupéré et que la banque en sera récompensée par les intérêts. Les 250.000 milliards de dollars de dette mondiale est un argent créé par les banques qui, à seulement 1% par an, leur rapporte annuellement 2.500 milliards de dollars pour avoir passé quelques écritures. Les vrais investisseurs sont les peuples qui investissent sans le savoir, au profit des puissants, l’ensemble de leurs biens. « Vous ne posséderez rien et vous serez heureux. »

Les Politiques, « en même temps » comme ils disent, remplissent la mission que leur ont confiée presque à leur insu tellement ils sont incompétents, ceux qui financent leurs campagnes, à savoir récupérer les biens du peuple, et en même temps, ils flattent pour être élus ceux qu’ils doivent dépouiller. Nous sommes évidemment bien loin de l’économie et de la croissance. La réalité, les femmes ne faisant pas assez d’enfants pour renouveler la population, le travail faiblissant et les vraies innovations étant de plus en plus rares, c’est que nous sommes largement entrés en décroissance camouflée. Les tenants du système nous expliqueront-ils comment nous ne sommes pas devant une escroquerie en bande organisée ? Et les peuples se réveilleront-ils avant d’être entièrement tondus ?


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44 réactions à cet article    


  • Brutus Grincheux 15 décembre 2023 11:58

    Il semblerait que l’IA ne soit pas au courant des délocalisations (le travail aussi s’achète et se vend, c’est un marché inéquitable), ni des opérations boursières et boursicotières sans production ni consommation, donc sans échange, des spéculations qui, par contre, permettent à ceux qui les pratiquent de bénéficier d’un pouvoir d’achat indépendant de leur propre travail. Il parait même que les plus grandes fortunes ne sont que du capital accumulé et prêté avec intérêts, et non pas le résultat d’un échange plus au moin équitable.

    Le Luxembourg a connu et continue de connaitre une formidable « croissance » sans être un grand port de commerce ni une hypermarché.


    • Clocel ןǝɔoןƆ 15 décembre 2023 12:14

      Parlez pas de croissance, Hollande va nous faire un come back sinon !? smiley

      La croissance en période de « soviétisation » de l’économie...


      • troletbuse troletbuse 15 décembre 2023 12:23

        @ןǝɔoןƆ
        Même sur AV, on peut voir les « résistants » nous parler des conséquences mais jamais des causes.
        On n’est pas sorti de l’auberge.


      • Clocel ןǝɔoןƆ 15 décembre 2023 12:31

        @troletbuse

        On va crever parce ce que des connards hallucinés par leurs écrans n’ont pas pris la mesure des défis.


      • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 15 décembre 2023 12:53

        @ןǝɔoןƆ
         
         Puisque

        ’’ La croissance en période de « soviétisation » de l’économie... ’’

        >

        Au sujet de « soviétisation » de l’économie... cette vidéo devrait vous plaire. Surtout à partir de la moitié et si on écoute jusqu’au bout.
         
        Comme dit par un commentateur : « Quand tout sera privé, nous serons privés de tout ! »


      • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 15 décembre 2023 13:04

        @troletbuse
         
         ’’Même sur AV, on peut voir les « résistants » nous parler des conséquences mais jamais des causes.’’
          >
        Les courageux sachants qui risquent leur job ou leur vie en dénonçant les causes sont traités de complotistes par les imbéciles et les corrompus, et pour cette raison ne sont jamais invités sur les médias de masse.


      • Clocel ןǝɔoןƆ 15 décembre 2023 13:24

        @Francis, agnotologue

        Déjà vu... Mais bon pépé Gaves est bien gentil, mais je pense personnellement qu’il y a de la place entre Staline et Milton Friedman...


      • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 15 décembre 2023 13:33

        @troletbuse
         
        ’’je pense personnellement qu’il y a de la place entre Staline et Milton Friedman...’’
        >
        Il y en avait. Mais leurs héritiers n’en laissent plus aucune.
         
        L’enfer est pavé de bonnes intentions. Mais pas que.
         


      • Étirév 15 décembre 2023 12:49

        À propos de croissance économique, Jimmy Goldsmith disait avec raison :

        « Le succès d’une nation ne se mesure pas exclusivement en terme économique. Le relèvement national n’est pas seulement le résultat de la croissance économique. Un des défauts de la culture moderne est qu’elle fait croire que tout problème, quel qu’il soit, est réductible à l’analyse chiffrée et par conséquent peut être mesuré. Lorsque la mesure, plutôt que la Sagesse, devient l’outil privilégié, cela peut conduire à de graves erreurs. »
        Blog


        • Seth 15 décembre 2023 13:26

          La « croissance économique » c’est ce qui nous nique ! (Ce qui rime est forcément juste). smiley


          • John John 15 décembre 2023 14:28

            Salut !

            Ouais ...Le rocher aux singes ... smiley ...


            • Com une outre 15 décembre 2023 14:48

              Déjà, tout le début de l’article est faux, ça commence bien. La croissance économique est une mesure de la production, vendue ou non. Si elle n’est pas vendue c’est un stock, le produit existe bel et bien. Que par contre ce ne soit pas la bonne référence de mesure, c’est parfaitement discutable.

              Ensuite, grande découverte, on peut aussi produire de l’argent sans rien faire. Et cela dérègle l’économie. Heureusement que vous êtes là.

              Quant à la décroissance, ce n’est pas un mal si justement elle sert à rééquilibrer la société entre des banquiers véreux profiteurs et des salariés travailleurs abusés par les premiers.


              • Marc Dugois Marc Dugois 15 décembre 2023 16:42

                @Com une outre

                C’est toujours dommage de lire des affirmations anonymes, péremptoires et fausses. Si ChatGPT et vous, aviez raison, pourquoi l’INSEE calcule-t-il le PIB en additionnant toutes les dépenses ? Il faut des acheteurs pour faire du PIB et sans acheteurs, cela fait du stock comme vous le dites puis une montagne de déchets.
                Réfléchissez avant d’écrire et votre apport sera intéressant parce qu’en effet la décroissance n’est pas un mal.
                Encore faut-il comprendre la croissance !


              • Com une outre 15 décembre 2023 17:09

                @Marc Dugois
                Ce n’est pas que les dépenses mais aussi les investissements et les variations de stock. D’où il est faux aussi de dire qu’il faut des acheteurs pour faire du PIB, qui comme son nom l’indique on ne peut plus clairement mesure la production. Donc je vous renvoie le compliment, réfléchissez avant d’écrire, surtout un article complet prétendant donner des cours d’économie.


              • Marc Dugois Marc Dugois 15 décembre 2023 18:12

                Pour vous un investissement n’est pas une dépense ? L’investisseur est lui-même un acheteur qui dépense ce qu’il pense être un achat intelligent. Et vous recopiez qu’il faut rajouter les variations de stock, ce qui ne veut rigoureusement rien dire mais est en effet très souvent lu et entendu. Augmenter les stocks est une dépense et les diminuer, une recette. Ajouter une variation sans dire dans quel sens est stupide mais écrit par l’Insee, c’est malheureusement vrai. 

                Quant au nom de PIB, il a été choisi à une époque où l’on ne fabriquait pas de l’argent à la pelle dans toutes les banques pour transformer les productions en richesses et où l’argent limité limitait les productions.


              • Com une outre 15 décembre 2023 18:32

                @Marc Dugois
                Vous détournez le débat. Un investissement n’est pas vendu, pour reprendre ce que vous prétendez. De même qu’un solde de stock.
                Le PIB comme échelle de valeur internationale remonte à 1944. Une époque où les banques faisaient dans l’altruisme et la charité ?


              • Marc Dugois Marc Dugois 15 décembre 2023 19:01

                @Com une outre
                Un investissement n’est pas vendu puisque c’est une dépense mais ce qu’il achète lui est vendu. Une variation de stock est soit une vente soit un achat ou une fabrication qu’il a fallu payer. Toute vente est un achat, tout achat est aussi une vente et le PIB ne chiffre que l’échange entre de l’argent et un bien ou un service. En aucun cas il chiffre une production non vendue. Certains trichent en disant qu’une fois qu’il est en stock, il sera vendu. Il rentrera dans le PIB quand il sera vendu.


              • Com une outre 15 décembre 2023 21:12

                @Marc Dugois
                Continuez de noyer le poisson. N’empêche que vous avez tort.


              • Marc Dugois Marc Dugois 16 décembre 2023 06:54

                @Com une outre

                Le fond de notre divergence est que vous pensez que l’homme crée alors que j’affirme qu’il ne fait qu’échanger. L’argent étant le moyen d’échange le plus commode, le PIB chiffre la somme de tous les échanges entre de l’argent et un bien ou un service. Chacun l’interprète ensuite comme il veut mais croire qu’il chiffre une création de richesse est complètement faux, même si c’est instillé insidieusement dans les esprits.
                Cela empêche malheureusement de raisonner sainement sur tout le reste, et c’est pour cela que de temps en temps j’entame une discussion ici pour tenter de réveiller des contributeurs qui semblent sincères. Avec le succès que vous voyez !


              • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 16 décembre 2023 09:30

                @Marc Dugois
                 
                 ’’ ... pensez que l’homme crée alors que j’affirme qu’il ne fait qu’échanger.’’
                >
                Cette affirmation est menteuse par omission.
                 
                En effet, il conviendrait d’écrire : l’homme ne fait qu’échanger ce qu’il possède ou qu’il a créé qu’il cré ou qu’il créera, avec un autre que lui et qui fait de même.


              • Marc Dugois Marc Dugois 16 décembre 2023 09:52

                @Francis, agnotologue

                L’homme ne crée pas, il produit. Sa production est le fruit de la Terre et du travail des hommes, et s’il l’échange (généralement contre de l’argent), sa production deviendra provisoirement richesse.
                Seuls les dieux créent et le drame actuel de l’humanité occidentale est de se prendre pour des dieux.


              • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 16 décembre 2023 11:45

                @Marc Dugois
                 
                ’’L’homme ne crée pas, il produit.’’
                  >
                 nuance de sophiste.
                 
                 
                 ’’Sa production est le fruit de la Terre et du travail des hommes, et s’il l’échange (généralement contre de l’argent), sa production deviendra provisoirement richesse.’’
                >
                Et donc l’argent est une richesse ?
                 
                 Décidément j’ai du mal à vous suivre. J’en resterai là.


              • Marc Dugois Marc Dugois 16 décembre 2023 12:09

                @Francis, agnotologue

                L’argent était une richesse quand il était pour tous la résultante de l’énergie qu’il avait fallu dépenser pour l’obtenir.

                Aujourd’hui il reste cela pour le peuple mais pas pour ceux qui ont accès aux banques où il est la résultante de l’énergie qu’il faudra trouver demain n’importe où et chez n’importe qui pour lui donner sa force.

                Sur quels points avez-vous du mal à me suivre ?


              • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 16 décembre 2023 13:14

                @Francis, agnotologue
                 
                 ’’Sur quels points avez-vous du mal à me suivre ? ’’
                >
                Vous me rappelez cette phrase attribuée par Lewis Carol à Humpty Dumpty dans un dialogue avec Alice : «  Lorsque j’utilise un mot, déclara Humpty Dumpty avec gravité, il signifie exactement ce que j’ai décidé qu’il signifierait, ni plus ni moins. »
                 
                 
                Selon Amélie Nothomb : « Les mots ont le pouvoir qu’on leur donne »
                  >
                «  Mais le problème, rétorqua Alice, c’est de savoir si tu peux faire en sorte que les mots signifient des choses différentes. Le problème, dit Humpty Dumpty, est de savoir qui commande, c’est tout !  » Charles Dogson
                 
                 Je vois souhaite une bonne journée.


              • Marc Dugois Marc Dugois 16 décembre 2023 14:31

                @Francis, agnotologue

                Nous n’avons que les mots pour communiquer et l’accord sur leur sens est de plus en plus difficile à trouver.

                En économie, le mot monnaie n’a jamais été défini et chacun se contente des trois utilisations décrites par Aristote. Pour certains c’est une marchandise, pour d’autres un symbole, pour d’autres encore une institution. Comment parler d’un mot sans définition ? Et à des gens qui ne souhaitent s’occuper que de l’instant présent ?

                C’est pourtant pour moi essentiel. Pour vous quelle est la définition de la monnaie ?


              • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 16 décembre 2023 09:10

                Affligeant passéisme comme à l’habitude.

                Réveil l’ami le monde change et tes téories du 18eme siècle sont caduques.

                La monnaie n’a pas beson d’être attaché a de l’or ou de biens physiques pour exister mais la confiance.

                Ce n’est pas pareil !

                Hier a ton époque on vaorisait les entreprises à la valeur d’une entreprise liée a un stock, un bilan ou ses machines. C’était hier !

                Aujord’hui une entreprise comme Amazon ou Tesla vallaient de la valeur sans stock, sans bilan positif ou sans beaucoup de machine.

                Juste sur la confiance que ces entreprises vont devenir leader incontournables du marché.

                Et bien c’est pareil, pour les monnaies, c’est un consomable, elles sont alternatives, c’est adire qu’on passe d’une à une autre et que la valeur c’est la confiance.

                T’a beau avoir une economie sans dettes comme le Congo, et l’UE surendettée, et bien c’est certain que dans ta poche tu préfère avoir des €uros que des Franc Congolais. 

                Pas vrai ?

                « les vraies innovations étant de plus en plus rares »

                Là faut sortir de ta caverne ! Là c’est impardonnable comme argument !


                Abonne toi a la news-letter de https://humanprogress.org/the-latest/

                Tous les jours t’aura une innovation a lire.

                Google une encyclopédie indispensable a innovation quasi invisible avant les années 2000.

                Ton Smarphone vient de 2007.

                Les drones, les reseaux sociaux etc etc...

                Ca n’arrete pas d’innover, et des innovations de rupture.



                Franchement cet argument vaut son pesant de démagogie.



                • Marc Dugois Marc Dugois 16 décembre 2023 10:09

                  @Spartacus Lequidam

                  Passéiste ou réaliste ? Le bon sens est-il vraiment caduc ? La confiance dans la monnaie est-elle autre chose qu’une transmission dont on a oublié de quoi ?

                  La valeur est-elle autre chose qu’un regard qui peut être collectivement faussé par une création artificielle de monnaie ?

                  Quant aux innovations actuelles, elles sont en effet très nombreuses mais très peu sont de vraies innovations et pas des innovations uniquement de communication non filtrées par l’action ni par la réflexion, et n’existant que par une monnaie pléthorique provisoirement valorisée.

                  Et si vous étiez un peu moins péremptoire et un peu plus réfléchi ? Ne pensez-vous pas que cela faciliterait plus le dialogue qu’un tutoiement de copinage ?


                • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 16 décembre 2023 10:47

                  @Marc Dugois
                   
                  ’’ Le bon sens est-il vraiment caduc ’’
                    >
                   Je dirai forclos. Nuance.


                • Marc Dugois Marc Dugois 16 décembre 2023 12:18

                  @Francis, agnotologue

                  Vous avez raison. Il n’est pas proche de sa fin mais enfermé à l’extérieur. Laissons-le rentrer !


                • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 16 décembre 2023 19:42

                  @Marc Dugois
                   
                  ’’Il n’est pas proche de sa fin mais enfermé à l’extérieur. ’’
                  >
                   je dirai qu’il est enfermé à l’intérieur.

                   
                  Celui qui l’exprime est souvent traité de complotiste.
                  Pensr c’est déjà désobéir.


                • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 17 décembre 2023 09:09

                  @Marc Dugois

                  Vous n’avez pas le bon sens vous n’avez que des fausses certitudes.
                  Si vous n’achetez pas d’Ethereum, ce n’est pas par bon sens, puisque c"est evident que si avec un seul vous n’achetez une trotinette aujourd’hui dans 45 ans vous pourrez avec un seul acheter une voiture, mais par sectarisme de votre pensée.

                  Le bon sens c’est l’ouverture, comme celle de comprendre que la valeur d’une monnaie ne dépens pas d’un stock physique, mais multi-causal et le facteur le plus important n’est pas le stock physique dans une banque, mais la subjectivité de celui qui l’utilise. Il y a des monnaies qui n’ont aucun stock physique. Vous vous refuser a le voir par dogmatisme.

                  En economie de base on fait une experiance.
                  On donne un lot de sucreries à des gens, fraises tagada, réglisse, acidulés etc...
                  On demande en secret individuel, quelle est la valeur de chaque bonbon à chacun.
                  sur un papier caché.
                  On propose ensuite à chacun d’échanger ses sucreries. Celui qui préfère les tagada échange avec celui qui préfère les réglisses etc...
                  On demande ensuite a chacun de refaire sur un papier la valeur de son nouveau lot.
                  Systématiquement, la valeur globale générale va augmenter dans 99% des cas !

                  Simplement parce que la valeur n’est pas objective, mais subjective. Dans un échange, c’est l’interet qui prime et décide de la valeur, la monnaie, est juste un consomable.

                  La création monétaire est un critère parmis plein d’autres, mais le primordial, c’est l’utilisateur par son choix subjectif qui en fait la valeur, pas la banque..


                • Jean Keim Jean Keim 17 décembre 2023 09:15

                  @Spartacus Lequidam

                  La monnaie et la confiance visiblement ne vont pas ensemble.

                  Entre les deux il y a la spéculation et la prévarication.


                • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 17 décembre 2023 09:51

                  @Jean Keim
                   
                   ’’La monnaie et la confiance visiblement ne vont pas ensemble ’’
                  >
                   Lire à ce sujet : La Monnaie entre violence et confiance par Michel Aglietta et André Orléan :
                   
                  « Pourquoi l’euro a-t-il suscité l’engouement des Français ? Pourquoi la parité du peso et du dollar a-t-elle déchaîné la violence des Argentins ? À ces questions, l’économie traditionnelle est en mal de réponses. Peut-être parce que la monnaie n’est pas uniquement un phénomène économique... Michel Aglietta et André Orléan montrent comment elle constitue la clé de voûte des sociétés humaines, comment elle les fait passer tour à tour de la violence mimétique à la confiance institutionnelle ; et comment son histoire, depuis les temps les plus reculés, est celle de la dissolution et de la constitution du lien social. Bref, qu’est-ce que la monnaie ? Pour Michel Aglietta et André Orléan, ce n’est pas un phénomène économique ; c’est beaucoup plus que cela, c’est, selon l’expression de Marcel Mauss, un fait social total.  »

                  nb. Michel Aglietta est professeur à l’université Paris-X et membre de l’Institut universitaire de France. André Orléan est directeur de recherche au CNRS et membre du CEPREMAP.


                • Jean Keim Jean Keim 17 décembre 2023 13:02

                  De plus si la spéculation et la prévarication existent, c’est parce que la nature de la monnaie, de l’argent en général le permet.


                • Jean Keim Jean Keim 17 décembre 2023 14:52

                  @Francis, agnotologue

                  La réalité est que l’argent-fric mène le monde par le bout de nez, tout le reste me semble être des théories.

                  Les théories économique ne manquent pas, elles sont à l’image du paradoxe des salaires : il faut augmenter les salaires afin d’améliorer le pouvoir d’achat et relancer l’économie ; il ne faut pas augmenter les salaires sinon nos entreprises ne seront plus compétitives... et de ses mensonges : l’industrie fabrique des objets plus ou moins utiles sous le prétexte qu’il y aurait une demande alors qu’elle ne fait que la créer.

                  Le baromètre de la société n’est pas le bien être des gens, mais plus prosaïquement la santé des ‘’grandes entreprises’’ genre CAC 40, les artisans, les petits commerçants entre autres et les salariés ne font l’objet d’aucun égard, et surtout pas sur le plan fiscal.


                • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 17 décembre 2023 15:36

                  @Jean Keim
                   
                  ’’La réalité est que l’argent-fric mène le monde par le bout de nez, tout le reste me semble être des théories.’’
                  >
                  Il manque un mot dans votre phrase :
                   

                  La réalité est que les possesseurs de l’argent-fric mènent le monde ...


                • Jean Keim Jean Keim 17 décembre 2023 19:15

                  @Francis, agnotologue

                  Oui si vous voulez, mais diriez-vous d’un drogué qu’il mène le monde ?

                  A partir du moment que le principe du prêt avec intérêt est autorisé, et ça ne date pas d’hier, le système ne peut que se pervertir, son évolution est inflationniste, l’avidité des prêteurs est sans limite, c’est une forme de folie, pour aller au bout du possible il faut créer des situations où il est nécessaire d’avoir beaucoup d’argent, comme la guerre avec l’achat d’armement.

                  Les maffias notamment gagnent tellement d’argent qu’elles ont de grandes difficultés à le blanchir, ça n’a aucun sens.


                • Marc Dugois Marc Dugois 18 décembre 2023 11:25

                  @Spartacus Lequidam

                  Vous dites une chose juste « la valeur n’est pas objective, mais subjective ». Vous avez raison car la valeur n’est qu’un regard individuel ou collectif.

                  Mais l’expérience nous apprend que tous les regards changent, y compris les regards collectifs. C’est pourquoi l’or à presque partout été la monnaie car le regard des peuples sur l’or est sans doute celui qui change le moins à cause de son inoxydabilité et de sa brillance.

                  Vous êtes dans le regard de l’instant et la facilité avec laquelle vous parlez d’évidence, montre combien vous avez de difficultés à prendre du recul.

                  A vous aussi je pose la question : quelle est votre définition de la monnaie ?


                • Jean Keim Jean Keim 16 décembre 2023 14:39

                  Les banques s’enrichissent en créant légalement de la fausse monnaie, simplement par quelques frappes sur un clavier d’ordinateur, et qu’elles prêtent moyennant des intérêts ; si cette magouille est pérenne c’est sans aucun doute que s’il y a une multitude de vitrines bancaires, au bout du compte elles sont toutes dans le giron d’une seule et même banque, à l’instar de ces multitudes de marques qui parfois vendent un même produit en se faisant concurrence, mais en appartenant à un même groupe.

                  Les individus qui profitent de ce système diabolique sont les financiers, et la finance est apatride, ce qui la rend inatteignable.


                  • Marc Dugois Marc Dugois 16 décembre 2023 15:03

                    @Jean Keim

                    La seule façon de s’y opposer, c’est de comprendre et de faire savoir que la monnaie est un véhicule d’énergie humaine et que l’on mélange sans les différencier deux monnaies qui n’ont rien à voir. Une monnaie populaire fruit d’une énergie humaine déjà dépensée intelligemment et une monnaie pour « élite » fruit potentiel d’une énergie à trouver demain par tous moyens.

                    Arriver à le dire d’une façon simple et compréhensible, est une gageure à laquelle il ne faut pas renoncer.


                  • Jean Keim Jean Keim 17 décembre 2023 08:24

                    Tant que l’argent offrira des possibilités d’enrichissement comme la spéculation et autres pratiques monétisables, alors il sera une plaie pour la communauté humaine.


                    • Marc Dugois Marc Dugois 18 décembre 2023 11:38

                      @Jean Keim
                      L’argent est comme la langue d’Esope, la meilleure et la pire des choses. Mais ce qui est extraordinaire, c’est que cet argent si important dans la vie, n’a pas de définition et n’est présenté que par les trois utilisations que lui a trouvées Aristote. Certains y voient une matière sans dire laquelle, d’autres un symbole sans dire lequel, d’autres encore une institution sans dire laquelle.

                      Moi je propose « véhicule d’énergie humaine ». Cela me permet au moins de différencier ce qui est actuellement volontairement confondu : le véhicule d’une énergie humaine déjà intelligemment consommée, l’argent gagné par le peuple, la vraie monnaie, et le véhicule d’une énergie humaine à trouver demain, l’argent créé par les banques qui est une monnaie au moins provisoirement fausse et qui fausse tous les regards sur l’économie.

                      Et je vous pose la question comme à tous : quelle est votre définition de la monnaie ?


                    • Jean Keim Jean Keim 19 décembre 2023 07:24

                      @Marc Dugois

                      La monnaie est à la fois un outil, ce qu’elle aurait dû rester, et un fantasme.

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