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Le surlendemain, César arriva en vue d’Alésia. L’interprétation du militaire

Les troupes gauloises avaient creusé un fossé et élevé un mur de pierres sèches de 1m70 de haut (DBG VII, 69). Ce grand fossé et ce mur qui se dressait juste derrière, je les ai représentés sur mon croquis en vert. On remarquera tout de suite la logique tactique de Vercingétorix qui, en faisant courir ce retranchement depuis l’Oze jusqu’à l’Ozerain s’est défini une ligne avancée pour sa défense. La position est avantageuse car la pente y est ici très favorable aux assiégés En outre, en se reliant à l’obstacle naturel que sont les deux cours d’eau, ce rempart de fortune matérialisait toute une zone arrière que les Gaulois entendaient garder et contrôler, sachant qu’en deuxième ligne de défense se trouvait en soutien et en refuge, le plateau même du mont aux pentes abruptes qu’un mur de pierres sèches ceinturait, peut-être, là aussi.

             

César voit la ville sur la hauteur. Quant à l’oppidum proprement dit d’Alésia, il se trouvait en haut de la pente (in colle summo) à un endroit qui ressort tout à fait (admodum edito loco). Il s’agit de la pointe ouest du mont Auxois et certainement pas du mont Auxois dans son ensemble. Dans les années 1860, l’avocat Garenne, amateur passionné d’archéologie, y observa des vestiges de fondations en forme d’ovale, mais il n’a pas compris qu’il s’agissait de l’oppidum décrit par César... un oppidum de 60 ares seulement... oppidum-refuge à la mesure de l’effectif de la population mandubienne qui vivait sur le plateau, à quelques 350 mètres seulement en arrière. Il n’a pas compris que la trace du bâtiment intérieur était celle de la citadelle - en pierres cimentées à la chaux, ou autre liant, bien évidemment - du haut de laquelle Vercingétorix a suivi le déroulement des combats. Illustres vestiges que j’ai indiqués en vert sur mon plan et que les concurrents de Garenne se sont empressés de faire disparaitre.

Lorsque César écrit que le plateau était noir de monde, à l’est du "murus" de cet oppidum, il faut remarquer qu’il n’utilise pas le mot "maceria" que j’ai traduit par le "mur de pierres sèches" de la ligne verte de mon plan. Car "murus", c’est autre chose ; c’est le murus gallicus de la haute fortification ovale dont Garenne a retrouvé la trace. Et cela signifie que les troupes gauloises se sont bien installées, à leur arrivée, sur le plateau même, ce qui est logique, et non en dehors.

Le surlendemain, César dressa ses camps à Alésia (DBG VII, 68). La veille, il avait poursuivi son adversaire jusqu’à la nuit, lui causant de lourdes pertes. Ses bagages étaient restés en arrière, gardés par deux légions. César est arrivé de bonne heure de façon à disposer de toute la journée pour reconnaître le terrain, la position de ses adversaires et pour dresser ses camps avant la tombée du jour.

Il est arrivé par une grande voie gauloise qui correspond à la route actuelle. Pour choisir l’emplacement de son grand camp dans lequel il abritera son convoi de charriots, l’emplacement K s’impose. C’est le meilleur endroit pour observer le mont Auxois depuis la plaine. Il jouxte la voie par laquelle il faut déjà prévoir de faire venir le futur ravitaillement. La rivière protège la position contre une attaque de cavalerie qui se déploierait dans la plaine et lui apporte l’eau indispensable pour la boisson et l’hygiène. Enfin, ce camp est judicieusement placé en début de pente - car la pente, c’est très important pour dominer un assaillant éventuel, et encore plus important, il y a le camp A qui, sur le sommet du mont de Flavigny, assure sa sécurité et son soutien. César a installé son PC lourd au camp K et son PC tactique au camp A. Pour aller du camp K au camp A, il lui suffit de suivre la ligne de crête montante. La distance entre les deux camps est relativement courte.

Les premières légions arrivent. Aussitôt arrivées, elles se mettent au travail pour construire le camp K qui abritera le train des équipages. Quand César dit qu’il range des légions « pro castris » cela ne peut être que pour protéger ce camp K que les cavaliers de Vercingétorix harcèlent. César craint même une attaque de l’infanterie gauloise. Il écrit textuellement qu’il envoie ses légions à ceux qui travaillent (laborantibus). 

La cavalerie germaine, qui marchait en serre-file de la colonne, arrive sur le champ de bataille. Elle charge en escadrons serrés. C’est le "coup de poing" de la cavalerie lourde bien connu des tacticiens. Les Gaulois sont enfoncés. Alors, ils se précipitent, ils se gênent, ils se pressent devant les ouvertures trop étroites du retranchement (en vert sur mon plan). Les Germains les talonnent et ils en massacrent beaucoup. Certains, abandonnant leurs chevaux, essaient de franchir le fossé et d’escalader le mur de pierres sèches (maceria et non murus). César donne l’ordre de faire avancer un peu les légions qu’il avait placées face à ce retranchement. Les Gaulois qui se trouvent derrière s’affolent à leur tour. Ils appellent aux armes, croyant qu’on va les attaquer. Certains, terrorisés, se précipitent dans l’oppidum (de Garenne). Vercingétorix ordonne de fermer les portes (de cet oppidum de Garenne) pour empêcher que les camps (sur le mont Auxois) ne se vident (DBG VII, 70). Après ce malheureux combat, Vercingétorix renvoie ses cavaliers pour appeler la Gaule entière à prendre les armes. La présence de ses fantassins placés en appui et en recueil de la cavalerie derrière le retranchement (en vert) ne se justifiant plus, il les ramene dans l’oppidum.

Quant à la cavalerie germaine, César l'installe au camp H, avec une légion peut-être, en protection avancée.

Dans la logique de son cerveau, il faut comprendre que César nous explique le dispositif d'encerclement d'Alésia qu'il conçoit avant qu'il ne soit réalisé. Eius munitionis quae ab Romanis instituebatur circuitus XI milia passuum tenebat. Littéralement : il est décidé par les Romains d'un encerclement qui fera 10 000 pas de tour... avec des camps judicieusement placés, des tours de guet jour et nuit, des redoutes, bref, tout un système de guet et d'intervention, etc ...Opere instituto fit equestre proelium : l'ouvrage étant planifié, l'armée romaine arrive, éclairée et protégée par sa cavalerie, d'où le combat de cavalerie de rencontre dont je viens de parler, la cavalerie romaine éclairant la marche des légions, la cavalerie gauloise assurant la protection en avant du mont Auxois. Les cavaliers germains, en toute logique militaire, marchent en queue pour faire sauter une éventuelle embuscade. Quand ils arrivent sur le champ de bataille, ils chargent comme je l'ai expliqué.

Lorsque les légions de la colonne en marche arrivent au camp K, elles y laissent leurs convois de bagages et grimpent la hauteur pour aller se mettre en place dans l'encerclement prévu.

A l’intérieur du camp K et aux abords, il règne une extraordinaire animation ; c’est un immense chantier. On y observe, bien sûr, toutes les activités coutumières à la vie des camps, qu’elles soient logistiques ou opérationnelles, mais pas seulement. Et ce "pas seulement", c’est quelque chose d’énorme. Les forêts résonnent de la chute des arbres que l’on abat. Une fois abattus, une armée de bucherons/légionnaires les débite sur place, ou bien, ils les amènent en quantité industrielle sur le chantier de César. Ici, se taillent les pieux pour la future palissade du retranchement qui va encercler définitivement Vercingétorix. Là, se sélectionnent les plus fortes sections pour les lis sur lesquels les Gaulois s’empaleront. Dans un atelier voisin, on rassemble les branches, les plus importantes pour en armer la palissade, d’un pieu à l’autre en les entrelaçant, les plus flexibles pour en faire des claies tressées dont on la garnira comme d’un bouclier ininterrompu. Plus loin encore, on met en réserve des troncs bien droits qui seront utilisés pour la fabrication des tours. D’autres troncs, plus importants, sont mis à part avec leurs fortes branches pour en faire des "cippi", véritables colonnes funéraires couchées.

Au milieu de ce chantier, César s’active, dirige, encourage, ordonne. Tout le récit montre qu’il se trouve alors sur ce chantier, au camp K, et qu’il ne montera au camp A que lors du grand affrontement. 

Pour protéger son chantier, sa fabrique de pièges et ses travailleurs que les Gaulois harcèlent, César fait ouvrir un fossé à 400 pas de là. C’est le fossé en rouge tourné vers le mont Auxois et dont le centre (5) montre une courbure qui ne peut s’expliquer que par l’existence du chantier dont il assure la protection. En le prolongeant jusqu’à l’Oze, c’est toute la plaine qui est barrée, surveillée, interdite aux Gaulois. 400 pas ? soit 600 mètres.

Ainsi donc, lorsque César évoque ce fossé, il ne s’agit nullement de celui que j’ai indiqué en vert sur mon plan et que j’attribue aux Gaulois. Cette distance de 600 mètres ne doit pas se compter, comme les archéologues le pensent, à partir des retranchements (munitiones) de la ligne de contrevallation, puisqu’au moment où César s’exprime, cette ligne n’est pas encore réalisée. Cette distance doit se compter à partir des retranchements (munitiones) du camp K. Et en effet, lorsque l’armée de secours gauloise viendra établir ses camps sur la croupe de Mussy, que dit César ? Qu’elle s’établit à mille pas à peine de nos retranchements (munitiones). Nouvelle erreur des archéologues qui pensent qu’il s’agit des retranchements de la contrevallation. Non ! Il s’agit des retranchements du camp K. : environ 1 500 mètres. Ce fossé de 6 mètres de large à bords droits, c’est celui dans lequel César va installer ses "cippi"

1. César décide de "circumvallare" Alésia.

2. il a déjà" mené à bien" un fossé de 6 mètres de large à 120 mètres des retranchements de son camp K pour le protéger des traits gaulois ou d'une attaque surprise. C'est la ligne en rouge de mon plan tournée face aux Gaulois

5. De là, César revient sur ses pas (rursus) pour renforcer ses obstacles (ad addentum). Dans les fossés continus profonds d'1m50, on mène à bien des colonnes de la mort.

6. Devant ces fossés continus, on place en quinconce huit rangs de fleurs de lis.+  es renforcements, ce sont donc, dans l’ordre : les fleurs de lis puis [email protected] aiguillons, puis l'ager.

7. Devant ces fleurs de lis, on enterre les aiguillons

Les numéros donnent l’ordre dans lequel les travaux ont été réalisés. Les fossés ont probablement été creusés à la pioche, la terre enlevée avec des pelles, et aussi à l’aide des casques. Le terrassement a été réalisé avec des mottes d’herbe que les légionnaires ont découpées avec leurs épées dans le sol ; lorsque l’herbe a séché, les deux mètres de hauteur se sont réduits à quelques centimètres de bonne terre que les paysans ont ensuite nivelée.


Face à ces obstacles, les combattants gaulois de l'armée de secours (mon prochain article) n’étaient cependant pas désarmés. Ils découvraient les pièges en écartant les broussailles avec des perches. Ils coupaient avec leurs serpes la pointe des pieux et des branches acérées. Ils comblaient les fossés de fascines et dressaient leurs échelles contre le rempart. Mais ils exécutaient tout cela sous le jet constant des javelots de siège, car ces véritables champs de mines, en bandes obliques, étaient battus par des feux, suivant les principes de la guerre moderne. Enfin, lorsqu’ils arrivaient aux fossés, ils arrachaient la palissade avec des faux, mais cela sous le tir de flanquement des pilum que les Romains lançaient du haut des tours en bois. Des éléments d’appui de lanceurs de traits neutralisaient les lanceurs de javelots des tours pour permettre aux éléments d’assaut d’attaquer le rempart. Les troupes fraiches relevaient les troupes fatiguées.

Le rempart du terrassement était constitué d’une palissade de pieux de grosseur moyenne plantés en retrait du bord pour une question de résistance à l’arrachement par devant, ce qui a nécessité la pose de broussailles d’épines dans l’angle sur lequel les Gaulois auraient pu reprendre pied. C’est d’ailleurs textuellement ce qu’écrit César et je suis étonné qu’on ne l’ait pas compris. En revanche, ces broussailles d’épines, j’ai mis longtemps à en chercher la nature, jusqu’au jour où j’ai découvert l’épine de cerf qui pousse dans les Alpes, une plante presque identique à l’épine noire si fréquente dans la région. Il ne fallait donc pas traduire le mot "cervus" des Commentaires par "ramure de cerf" ou bois en forme de ramure de cerf, mais par "épine noire".

Le parapet et les créneaux étaient des claies fixées sur la palissade de pieux. Ces claies très serrées avaient pour but d’arrêter les javelots gaulois qu’une simple palissade de pieux espacés ne pouvait évidemment pas arrêter.

 Ce travail fini, César fit tirer dans le terrain le plus uni que pût offrir la nature des lieux, et dans un circuit de quatorze mille pas, une contrevallation du même genre, mais du côté opposé, contre l'ennemi du dehors. Il voulait qu'en cas d'attaque, pendant son absence, les retranchements ne pussent être investis par une multitude nombreuse (traduction Bibliotheca Classica Selecta). II s'agit de la ligne rouge que j'ai représentée sur mon plan, tournée vers l'extérieur dans l'attente de l'arrivée de l'armée de secours gauloise. 

Question : les deux camps extérieurs H et K ont-ils été abandonnés par les Romains quand ils se sont réinstallés sur les lignes de retranchement intérieur et extérieur ? (mon prochain article). Les Gaulois de l'armée de secours se seraient-ils enfuis de leurs camps "gaulois" sans combattre ?... Non ! Fit ex castris gallorum fuga ne doit pas se traduire par : elle se fit la fuite des Gaulois hors de (leurs) camps, mais par elle se fit hors des camps (romains), la fuite des Gaulois. Ce qui signifie que, désespérant d'enfoncer les lignes romaines, ils s'étaient tournés vers les camps romains H et K, qu'ils les avaient pris d'assaut et qu'ils n'en étaient sortis qu'après les avoir dévastés.

Emile Mourey, 22 janvier 2023, extraits de mon "Histoire de Bibracte, le bouclier éduen" publié en 1992 et de mes articles Agoravox.


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16 réactions à cet article    


  • JPCiron JPCiron 23 janvier 17:24

    Bonjour Monsieur Mourey,

    Grand Merci pour ces explications pédagogiques intéressantes et convaincantes.

    Les experts, plutôt que de rester à l’abri, pourraient-ils tenter de rédiger une contre-explication aussi bien construite ?


    • Emile Mourey Emile Mourey 23 janvier 20:36

      @JPCiron copie @ Antenor @Rinbaud

      Merci ! 90 ans, résidence senior, je fais un dernier effort à la recherche de la Vérité historique la plus exacte possible, dans l’espoir qu’enfin, les autorités culturelles renoncent à cette affirmation absurde que les Romains nous auraient apportés la civilisation en même temps que l’art de construire en pierres cimentées au mortier de chaux.


    • Emile Mourey Emile Mourey 23 janvier 22:37

      @JPCiron, copie @ Rimbeau

      Merci ! 90 ans, résidence senior, je fais un dernier effort à la recherche de la Vérité historique la plus exacte possible, dans l’espoir qu’enfin, les autorités culturelles renoncent à cette affirmation absurde que les Romains nous auraient apportés la civilisation en même temps que l’art de construire en pierres cimentées au mortier de chaux


    • Emile Mourey Emile Mourey 23 janvier 22:47

      @JPCiron, copie @ Rinbeau

      Merci ! 90 ans, résidence senior, je fais un dernier effort à la recherche de la Vérité historique la plus exacte possible, dans l’espoir qu’enfin, les autorités culturelles renoncent à cette affirmation absurde que les Romains nous auraient apportés la civilisation en même temps que l’art de construire en pierres cimentées au mortier de chaux


    • chat maigre chat maigre 23 janvier 23:49

      @Emile Mourey

      bonsoir, je demandais justement hier soir si qqun avait de vos nouvelles...

      vous arrivez à nous transmettre la passion qui vous anime et je trouve vraiment admirable d’être toujours en recherche de vérité historique à votre âge smiley

      j’imagine la force de caractère qu’il faut avoir pour continuer à remettre en question,avec des enquêtes et des démonstrations, des faits entérinés depuis si longtemps !!!

      par votre force de caractère et votre ténacité, vous me faites un peu penser à Stéphane Hessel et son « indignez-vous »

      comme beaucoup de monde ici, j’ai un grand respect pour vous et pour votre parcours de vie et comme je le disais hier soir, si vous voulez bien nous communiquer une adresse postale je me ferai une joie de vous envoyer une belle boite de chocolat Servan et une bonne bouteille de Noilly Prat 

      au plaisir de lire la suite...


    • Emile Mourey Emile Mourey 24 janvier 09:49

      @chat maigre
      Grand merci pour votre soutien. Cette situation est absolument incroyable ! Je pensais qu’avec les cartes de Rinbeau et la stèle de Chypre signalée par Antenor que la vérité allait enfin sortir du puits ; eh bien non ! Et même la carte de Peutinger où on ne veut pas voir dans la vignette une façade de basilique comme celle d’Autun.


    • Jean-Pierre Picandet 24 janvier 13:14

      @chat maigre @emile
      Idem pour moi (adresse postale).
      (L’an dernier passant à proximité de Saint Rémy, je me suis arrêté au château de Taisey pour vous remercier de votre travail d’historien. Je n’ai pas pu entrer mais j’ai échangé quelques mots avec votre proche voisine, la chargeant de vous saluer).


    • Emile Mourey Emile Mourey 24 janvier 13:54

      @Jean-Pierre Picandet

      Merci aussi à vous pour votre soutien. Je passe actuellement l’hiver dans une résidence « senior » de Chalon et ne peux que constater par vidéo qu’on me vole mes ardoises stockées devant la façade du château... avec une brouette... le voleur ne doit pourtant pas habituer bien loin. C’est un scandale !


    • Antenor Antenor 23 janvier 21:23

      Si l’Oppidum est la citadelle en pointe du Mont-Auxois ; est-ce qu’il ne faut pas situer l’Urbs dans le bourg d’Alise, vestige d’une ville-basse fortifiée à l’image de Gergovie ? L’emplacement de l’église Saint-Léger en contrebas et un peu à l’écart n’est pas sans rappeler celui de l’église du Crest. L’agglomération du plateau fait penser à une extension bâtie en périphérie un peu comme à Corent. Sur la carte de Cassini, la ville d’Alise-Saine-Reine est entourée d’une enceinte.


      • Antenor Antenor 23 janvier 21:59

        Une gravure du XVIIème siècle d’Alise-Sainte-Reine :

        https://bibliotheque-numerique-patrimoniale.cu-alencon.fr/viewer/3854/?offset=#page=1&viewer=picture&o=&n=0&q=

        L’entrée de la ville est fortifiée et on distingue encore les restes des remparts sur les bords du plateau. Cette ville implantée au Sud-Ouest du Mont-Auxois confirme l’emplacement du camp de César en face sur le plateau de Flavigny.


      • Emile Mourey Emile Mourey 24 janvier 10:41

        @Antenor

        Pour moi, Alésia est le site qui nous dit tout sur l’histoire de la Gaule : une implantation coloniale (?) qui ne peut être que sur le sommet dans le cadre des voies de l’étain. Et cerise sur le gâteau, la trace du mur d’enceinte de la ville en forme de quadrilatère de la grande Ourse et l’oppidum/refuge dans l’étoile polaire, au bout de la queue ; tout cela est typiquement d’importation comme la tour de Taisey, cananéenne...druidique. Le village en contre-bas ; c’est déja le Moyen-âge avec le culte de Sainte Reine. Merci pour votre commentaire.


      • JACQUOU JACQUOU 24 janvier 15:54

        Bonjour Monsieur Mourey !

        J’ai eu le privilège d’être invité à une campagne de fouilles archéologiques dans la ville de Cahors par ma fille qui dirigeait les opérations, suite à des trouvailles d’artéfacts qui paraissaient prometteurs. Mais au final, grande déception de tous les chercheurs ! Rien de Romain dans les strates correspondant aux siècles de l’empire, Et bien décevantes également les fouilles des strates d’après la chute de l’Empire Romain qui à l’identique des fouilles qui sont faites dans les villes en général, ne révèlent que de la terre noire. Seules les couches médiévales recelaient quelques objets intéressants. Pourtant la migration des populations des oppida vers Cahors est connue mais tous les restes des monuments retrouvés l’ont été dans les strates médiévales. C’est incompréhensible !


        • Rinbeau Rinbeau 24 janvier 16:03

          @JACQUOU

          Ma fille est archéologue chargée du site de la grotte de Pech Merle, et lorsqu’ils fouillent dans les strates Romaines, ils trouvent bien des objets. Peut-être les villes ont elles été désertées après la chute de l’Empire Romain ??


        • Emile Mourey Emile Mourey 24 janvier 22:21

          @JACQUOU

          Bonjour ; et moi, cela fait plus de 30 ans que je demande que l’on fasse des fouilles dans les fossés de l’ancienne forteresse de Taisey qui domine la ville de Chalon-sur-Saône.


        • Rinbeau Rinbeau 24 janvier 16:27

          Bonjour Monsieur Emile Mourey !

          Très impressionnante description de la bataille D’Alésia !

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