• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > La Société du spectacle

La Société du spectacle

JPEG

Si la décence interdit, d’ordinaire, de faire parler les morts – qui ne sont plus là pour se défendre, il en va différemment quand la réalité parle – et témoigne – pour eux. Guy Debord écrivait ainsi en 1988 dans ses Commentaires sur la société du spectacle : « Comme on pouvait facilement le prévoir en théorie, l’expérience pratique de l’accomplissement sans frein des volontés de la raison marchande aura montré que le devenir-monde de la falsification était aussi un devenir-falsification du monde. » En lecteur attentif de son œuvre et témoin épouvanté du potentiel de schizophrénie des nouveaux temps modernes, le philosophe Giorgio Agamben confirmait deux ans plus tard : « L’aspect sans doute le plus inquiétant des livres de Debord tient à l’acharnement avec lequel l’histoire semble s’être appliquée à confirmer ses analyses. Non seulement, vingt ans après La Société du spectacle, les Commentaires sur la société du spectacle ont pu enregistrer dans tous les domaines l’exactitude des diagnostics et des prévisions, mais entre-temps, le cours des événements s’est accéléré partout si uniformément dans la même direction, qu’à deux ans à peine de la sortie du livre, il semble que la politique mondiale ne soit plus aujourd’hui qu’une mise en scène parodique du scénario que celui-ci contenait. »

Ce qui avait changé en l’espace de 20 ans ? Pas tellement les fondamentaux, nous enseigne Guy Debord, le spectacle restant au bout du compte cette « sorte de service public qui gérerait avec un impartial professionnalisme la nouvelle richesse de la communication de tous par mass media, communication ainsi parvenue à la pureté unilatérale, où se fait paisiblement admirer la décision déjà prise. » Gilles Deleuze, parmi les premiers, invitait déjà à prendre les médias pour ce qu’ils étaient, à savoir non pas des pourvoyeurs d’information, mais des donneurs d’ordre et de leçons à se réciter tous les lundis dans la cour jusqu’à pouvoir régurgiter son catéchisme sans avoir besoin de toucher à sa télécommande. Le vrai changement, nous dit Guy Debord, tient au fait « que la domination spectaculaire ait pu élever une génération pliée à ses lois. » Une génération domptée, éduquée, apprivoisée et sacrifiée si nécessaire au culte de l’information, l’individu que « cette pensée spectaculaire [aura] marqué en profondeur » n’ayant d’autre choix que de « suivre, pour l’essentiel, le langage du spectacle, car c’est le seul qui lui est familier : celui dans lequel on lui a appris à parler. »

Réchauffement climatique, Covid, guerre en Ukraine, Covid, guerre en Ukraine, réchauffement climatique, Covid, réchauffement climatique : l’assolement triennal aujourd’hui pratiqué par les médias de grand chemin procède du même souci de ménager l’espace de cerveau cultivable que nos agronomes du Moyen Âge avaient de préserver la fertilité de leurs sols. En bons recycleurs de clichés passe-partout, ils gardent tout de même dans leur besace quelques bonnes graines à semer à l’ombre de leurs marronniers : Donald est vilain, Vladimir est cinglé, Ma 6-T va crack-er, les extrêmes inquiètent mais Tchoupi tient la barre… Pour une toute génération – et ses parents avant elle – conditionnée au spectacle, l’air de l’actualité fait désormais partie intégrante de l’atmosphère terrestre. Pas question pour elle de remplir ses poumons d’oxygène sans recevoir, à chaque inspiration, sa rasade de CO2 diffusé à H24 par France 2, TF1, BFM, CNEWS, Pif Gadget, Gala ou LCI. Il en va même de sa survie si l’on en croit Guy Debord : « L’individu, paradoxalement, devra se renier en permanence, s’il tient à être un peu considéré dans une telle société. Cette existence postule en effet une fidélité toujours changeante, une suite d’adhésion constamment décevante à des produits fallacieux. »

Cette acculturation des esprits au langage du spectacle s’est accompagnée de façon constante d’une recherche, par les médias, de la température idoine pour parfaire leur entreprise de climatisation du monde. C’est là un projet tranquillement assumé par Charlie Chester, directeur technique de CNN, interviewé en caméra cachée en avril 2021 sur le contenu des prochaines saisons diffusées par la chaîne : « Pandemic-like story that we’ll beat to death, but that one’s got longevity. You know what I mean ? Like there’s a definitive ending to the pandemic. It’ll taper off to a point that it’s not a problem anymore. Climate change can take years, so they’ll [CNN] probably be able to milk that quite a bit. (…) Be prepared, it’s coming. Climate change is going to be the next COVID thing for CNN. We are going to hone in on it. »

Voilà pour le teaser, au risque de frôler (imprudemment) le spoiler. Mais force est de reconnaître que toute entreprise de longue haleine nécessite un minimum d’anticipation. Le nouveau degré de professionnalisme atteint par la machinerie du spectacle se mesure aussi à sa faculté d’établir, dans la durée, une programmation un tant soit peu cohérente avec les attentes du public – qu’il a fallu tant d’années et d’argent à façonner.

La dictature du sérieux, la logique de l’absurde

Si le spectacle a pu ainsi étendre son empire au cours des vingt dernières années, c’est qu’il a réussi à identifier – sans les nommer – ses plus mortels ennemis. J’ai nommé la mémoire, la logique et l’humour, l’effacement de la première étant pour Guy Debord le prérequis à toute prise de pouvoir par le régime spectaculaire : « Le domaine de l’histoire était le mémorable. Elle était par là la mesure d’une nouveauté véritable ; et qui vend la nouveauté a tout intérêt à faire disparaître le moyen de la mesurer. » Que l’on montre à nos baby-boomers confinés dans leur amnésie ces photos de hippies agglutinés par dizaines de milliers au festival de Woodstock en pleine période de grippe de Hong-kong, et ils vous diront en haussant les épaules que c’était une autre époque. En oubliant au passage que les hippies d’hier allaient devenir, comme il se doit, les zélotes de demain. Que l’on évoque avec un perfusé LCI les origines profondes – multifactorielles et complexes – de l’actuelle guerre en Ukraine, il répondra « Je ne sais qu’une chose : A a envahi B. Donc A est méchant et C doit intervenir en filant tous ses chars à B et en coupant le gaz à C. » On pourrait aussi parler (en vain) de l’optimum médiéval, ce phénomène largement documenté de réchauffement du climat entre le Xème et le XIVème siècle, que le journal Libération préfère enterrer avec les morts de la canicule de 2003, car il contredit un peu trop bruyamment son narratif de vagues de chaleur sans précédent de mémoire d’homme, d’hippocampe et de dinosaure.

Après la mise au cachot de la mémoire est venue la crucifixion de l’humour. A la rédaction de Libé comme d’ailleurs chez un peu toutes les autres, on ne rigole pas plus avec la guerre (qui tue) qu’avec les virus (qui tuent), le dérèglement climatique (qui tue), la montée des fascismes (qui tue), la police qui matraque (et qui tue) ou les LBGT+ transgenré.es (qu’on tue). Au pays de Coluche, Le Luron et Devos, on est prié de ne pas se bidonner aux blagues de Bruno Lemaire ni des absences de papy Joe. Guy Debord analyse cette évolution en ces termes : « La première intention de la domination spectaculaire était de faire disparaître la connaissance historique en général (…) Ts’in Che-houang-ti a fait brûler les livres, mais il n’a pas réussi à les faire disparaître tous. Staline avait poussé plus loin la réalisation d’un tel projet mais, malgré les complicités de toutes sortes qu’il a pu trouver hors des frontières de son empire, il restait une vaste zone inaccessible à sa police, où l’on riait de ses impostures. Le spectaculaire intégré a fait mieux, avec de très nouveaux procédés, et en opérant cette fois mondialement. L’ineptie qui se fait respecter partout, il n’est plus possible d’en rire. »

Difficile, pourtant, de ne pas succomber au sourire narquois de Greta Thunberg, soulevée telle une Cléopâtre par les forces de l’ordre lors de sa parodie d’arrestation, en janvier 2023, près d’un site minier de lignite en Allemagne. Le ton docte adopté par les valets les journalistes de France 24 pour « démentir la mise en scène » sonne comme un rappel salutaire à l’esprit de sérieux. La même chaîne ne s’est pas montrée davantage encline à cautionner les sarcasmes des climatosceptiques devant ce bandeau contradictoire de la chaîne CNEWS annonçant cet été des températures de 42° en Corse quand le panneau de la pharmacie filmée pour l’occasion en affichait malencontreusement 32. On nous expliquera en effet – la logique est sauve – que c’était la veille qu’il faisait 32° et que le thermomètre est monté de 10 degrés entretemps.

L’interdiction d’en rire nous condamne donc à jouir du spectacle un sparadrap sur la bouche, ce qui est d’autant plus regrettable, pour citer encore Guy Debord, qu’ « avec la destruction de l’histoire, c’est l’évènement contemporain lui-même qui s’éloigne aussitôt dans une distance fabuleuse, parmi ses récits invérifiables, ses statistiques incontrôlables, ses explications invraisemblables et ses raisonnements intenables. » Les absurdités, les affabulations et les tours de passe-passe grossiers de la doublette Véran/Castex pendant le spectacle Covid, avec leurs couvre-feux « anti-apéro » et leurs interdictions de boire du café assis, auraient pourtant mérité à eux seuls qu’on ressuscite sur scène Chevalier et Laspalès. La fulgurante percée ukrainienne que les promoteurs du spectacle nous vendent depuis six mois nous vaudrait bien, elle aussi, un remake en langue slave du Désert des Tartares si seulement un producteur daignait acheter les droits à LCI. Quant aux pluies diluviennes qui ont arrosé tout l’été les vacanciers de France et de Navarre malgré la sécheresse historique prophétisée par les médias, que chacun s’avise, en consultant les savantes analyses de l’impassible journal Le Monde, qu’il n’y a là rien de comique et que c’est-pas-parce-qu’il-pleut-tout-le-temps-que-la-sécheresse-n’assèche-pas-les-nappes-phréatiques-qui-n’aiment-pas-quand-il-pleut-trop-d’un-coup-pendant-dix-jours-d’affilée

Les mêmes plaisantins (car il s’agit souvent des mêmes) feraient tout aussi bien de ne pas confondre les nazis de 1940 avec ceux de 2023. L’officine de propagande en ligne Slate nous rapporte en effet ces paroles sages d’un expert venu des steppes, Ilia Ponomarenko, expliquant que les soldats [ukrainiens] qui affichent des signes nazis n’ont pas forcément de sympathie pour ces mouvances, « les symboles qui représentent la Wehrmacht, les forces armées de l'Allemagne nazie et la SS [étant] vus comme reflétant une machine de guerre très efficace et non comme ceux des auteurs d'un des plus grands crimes contre l'humanité »

Un monstre grotesque, mais susceptible

La logique totalitaire de la domination spectaculaire tient peut-être en ceci qu’elle commande aux rires et aux larmes, aux indignations comme aux enthousiasmes. Quoi qu’il en soit, c’est elle qui commande et Sa Majesté ne souffre pas qu’on la moque, même habillée en clown. Mais comme le dit Guy Debord, même si « plus personne n’a le droit de le contredire, le spectacle a le droit de se contredire lui-même, de rectifier son passé. » C’est ainsi, par exemple, que le journal Sud Ouest publiera le 31 mars 2021 un article présenté en ces termes : https://www.sudouest.fr/sante/enfin-une-bonne-nouvelle-on-ne-transmet-plus-le-covid-une-fois-bien-vaccine-1859627.php. Que l’on clique sur le lien et on lira, ébahi : « Enfin une bonne nouvelle : on transmet moins le Covid, une fois bien vacciné. » Une petite mise à jour discrète du 22 novembre 2022 et hop, le tour est joué. Qui retrouve-t-on, au passage, exposé tout souriant sous les feux de la rampe ? Le « professeur » Mathieu Molimard, chef du service de pharmacologie médicale du CHU de Bordeaux et grand pourfendeur de l’hérétique Didier Raoult, qui annonçait six mois avant tout le monde que les choses ne seraient probablement pas si simples.

Cette plasticité intellectuelle inouïe des saltimbanques du cirque médiatique n’aurait pas eu de quoi émouvoir Guy Debord qui écrit, toujours en 1988 : « La hautaine attitude des serviteurs [du spectacle] quand ils ont à faire savoir une version nouvelle, et peut-être plus mensongère encore, de certains faits, est de rectifier rudement l’ignorance et les mauvaises interprétations attribuées à leur public, alors qu’ils sont ceux-là mêmes qui s’empressaient la veille de répandre cette erreur, avec leur assurance coutumière. » Et un peu plus loin : « Aucun drogué n’étudie la logique ; parce qu’il n’en a plus besoin, et parce qu’il n’en a plus la possibilité. Cette paresse du spectateur est aussi de celle de n’importe quel cadre intellectuel, du spécialiste vite formé, qui essaiera dans tous les cas de cacher les étroites limites de ses connaissances par la répétition dogmatique de quelque argument d’autorité illogique. »

Le grotesque du spectacle s’est ainsi infiltré dans tous les recoins de la société auxquels les caméras ont droit d’accès. Le maccarthysme woke sait aussi, quand il veut, donner dans le burlesque le plus radical, comme lorsqu’un journaliste déplore, en conférence de presse en marge du festival de Venise, le manque de « diversité » d’un film scandinave se passant au Danemark dans les années… 1750. Le drame d’époque The Promised Land n’aura donc aucune chance de concourir au prochain spectacle des Oscars, à moins de recoloriser en urgence la famille germaine de Sven Gunnarsonn pour les beaux yeux du jury. Un jury qu’il faudrait probablement ne pas trop chatouiller sur le sujet, au risque de déclencher la colère d’(Intrégra)Thor, nouveau Dieu de la diversité et saint-patron du tout Hollywood.

De la même manière, on l’imagine, que le pieux silence des médias français sur les petites combines louches de la mère Von der Leyen ou du fils Biden, l’affaire du LancetGate ou les accointances de Tchoupi avec les spin doctors de McKinsey ne saurait être interrompu par une bande d’excités abonnés au fil Telegram du platiste Silvano Trotta. Après tout, comme rappelle Guy Debord : « Ce dont le spectacle peut cesser de parler pendant trois jours est comme ce qui n’existe pas. (…) Tout ce qui n’est jamais sanctionné est véritablement permis. Il est donc archaïque de parler de scandale. »

Conséquence de cette susceptibilité grandissante, les poids lourds du spectacle, ceux qui donnent la cadence et la tonalité à l’orchestre médiatique, ont les fesses de moins en moins tolérantes aux coups de piques venus du bas peuple, réclamant sa part de vérités au milieu du concert de non-dits et de mensonges. C’est que « la société qui s’annonce démocratique, quand elle est parvenue au stade du spectacle intégré, semble être admise partout comme étant la réalisation d’une perfection fragile. De sorte qu’elle ne doit plus être exposée à des attaques, puisqu’elle est fragile. » De facto : « La société moderne qui, jusqu’en 1968, allait de succès en succès, et s’était persuadée qu’elle était aimée, a dû renoncer depuis lors à ses rêves ; elle préfère être redoutée. » Qui aura assisté bouche bée, le 12 juillet 2021, à l’allocution hallucinée de Tchoupi, empereur des Français, décrétant la mis en place de l’infâme pass sanitaire, aura compris une bonne fois pour toutes de quel métal étaient faits les nouvelles élites aux manettes.

Mais là où Guy Debord voit, sans doute, le plus loin, c’est quand il écrit un peu plus bas : « De tous les crimes sociaux, aucun de devra être regardé comme pire que l’impertinente prétention de vouloir encore changer quelque chose dans cette société, qui pense qu’elle n’a été jusqu’ici que trop patiente et trop bonne, mais qui ne veut plus être blâmée. » Trop patiente avec les pollueurs, trop patiente avec les harceleurs, trop patiente avec les haineux, les mécontents, les non-vaccinés, les douches de plage, les fumeurs, les prolos, les feux de forêt et les feux de Bengale, les gilets jaunes, les vestes blanches, les extrémistes, les intégristes, les complotistes, les antisémites, les pro-russes, les anti-tout… bref, tous ceux que les pouvoirs en place aimeraient bien coller au mitard pour délit d’ingratitude.

La guerre des mondes

L’anglicisme ‘Fake News’ n’ayant pas investi le langage du spectacle en 1988, on pardonnera à Guy Debord d’utiliser encore, dans ses Commentaires, le concept franchouillard de désinformation. La définition, elle, est toujours recevable : « Le concept confusionniste de désinformation est mis en vedette pour réfuter instantanément, par le seul bruit de son nom, toute critique que n’auraient pas suffi à faire disparaître les diverses agences de l’organisation du silence. » Quant à sa vraie nature, elle rejoint chez Guy Debord cette idée d’ingratitude, de conjuration des mécontents incapables d’apprécier le monde tel qu’il lui est donné – et coupables, par-dessus le marché, d’emmerder les bons élèves jusque dans la cour de récréation : « La désinformation est finalement l’équivalent de ce que représentaient, dans le discours de la guerre sociale au 19ème siècle, ‘les mauvaises passions’. C’est tout ce qui est obscur et risquerait de vouloir s’opposer à l’extraordinaire bonheur dont cette société, on le sait bien, fait bénéficier ceux qui lui ont fait confiance ; bonheur qui ne saurait être trop payé par différents risques ou déboires insignifiants. Et tous ceux qui voient ce bonheur dans le spectacle admettent qu’il n’y a pas à lésiner sur son coût ; tandis que les autres désinforment. »

Le fack-checking n’est donc pas né d’hier. Sa venue au monde était en gestation dans une société dont il était dit que, tôt ou tard, certains rejetons finiraient par se rebeller. Julien Pain et Rudy Reichstadt et les autres chevaliers servants de la cour spectaculaire auraient donc des parents – et même de lointains aïeux. Leur présence au monde ne doit rien au hasard selon les simples lois de l’évolution. Avec une originalité notable, cependant : « Autrefois, on ne conspirait jamais que contre un ordre établi. Aujourd’hui, conspirer en sa faveur est un nouveau métier en grand développement. Sous la domination spectaculaire, on conspire pour la maintenir, et pour assurer qu’elle seule pourra appeler sa bonne marche. Cette conspiration fait partie de son fonctionnement même. » La prodigieuse modernité de ce constat n’a pour égal que la pertinence de ce qui suit : « Le concept de désinformation n’a évidemment pas à être employé défensivement, et encore moins dans une défensive statique, en garnissant une Muraille de Chine, une ligne Maginot, qui devrait couvrir absolument un espace censé être interdit à la désinformation. Là où le discours spectaculaire n’est pas attaqué, il serait stupide de le défendre (…) Le concept de désinformation n’est bon que dans la contre-attaque. Il faut le maintenir en deuxième ligne, puis le jeter instantanément pour repousser toute vérité qui viendrait à surgir. »

Le tir de barrage contre le documentaire Hold-up sorti (et censuré) en 2020 fait office, à cet effet, de cas d’école à enseigner à la Truth Academy. Le spectacle, c’est un fait, ne sonne les tocsins et ne rallie ses bannerets que lorsqu’une mauvaise publicité fragilise un peu trop dangereusement son empire. Soudain, alors, il sort la grosse artillerie et sécurise le terrain comme l’US Army en Irak, à grand renfort de mensonges, de calomnies, d’attaques ad hominem et de simplifications outrancières des propos déviants. Que l’on songe également, du temps pas si lointain de la Grande guerre patriotique contre le virus chinois, aux 50 nuances de confinements, de masques et de vaccins adoubées par l’Union sacrée de tous nos médias, de L’Humanité au Figaro en passant par Marianne et Charlie Hebdo, solidaires dans la lutte à mort contre la vermine complotiste des réseaux sociaux – et qui demandaient simplement, pour bon nombre d’entre eux, qu’on laisse respirer nos gamins à l’école et qu’on mette hors d’état de nuire les menteurs pathologiques invités sur les plateaux télé.

Une autre technique, mais peut-être n’est-ce qu’une simple coïncidence, semble consister pour les cas plus sérieux, à surfer sur la vague scélérate du #MeToo pour aller mettre dans les pattes de certains dissidents quelques sympathiques plaintes pour viol, histoire de ruiner pour longtemps leur réputation. Slobodan Despot, dans son dernier briefing de l’Antipresse, ne va pas au-delà du simple constat circonspect. N’en demeure pas moins que Russell Brand, Juan Branco et même Julian Assange ont eu droit à leur part de mollards accusatoires – sans qu’aucune décision de justice n’ait, à ce jour, acté de la réalité de faits. L’amusant étant, dans le cas de Julian Assange, que les poursuites à son encontre aient été abandonnées du jour où sa mise hors service ferme et définitive n’en faisait plus une menace à l’ordre spectaculaire.

Mr. Viens-là et Dr. Ta-gueule

L’autre tactique de défense très employée par le spectacle est de faire sortir de sa boîte, au fil des circonstances, un « expert » propre à convertir les foules ou, au besoin, à les sermonner. Les exemples pullulent tant la vermine, pour le coup, offre l’embarras du choix. On pourrait s’en tenir à réinviter, pour une photo souvenir sur la première marche du podium, l’avocat macroniste Benjamin Fellous qui appelait à des sanctions légales contre les réfractaires au vaccin dans une tribune du Parisien du 9 janvier 2022, reprise dans la foulée par le fanzine Enfermement Libération. Les zélateurs intérimaires de la doxa spectaculaire ont ceci de pratique qu’ils peuvent apparaître et disparaître au gré des besoins du moment : « Il ne faut pas oublier que tout médiatique, et par salaire et par autres récompenses ou soultes, a toujours un maître, parfois plusieurs ; et que tout médiatique se sait remplaçable. »

Les choses se corsent, évidemment, quand l’expert en question se met à dérailler et se retourne contre son ancien maître. Qu’on pense au présentateur vedette de Fox News, Tucker Carlson, qu’il a fallu finir par licencier pour entorses répétées aux règles du jeu nouvellement en vigueur depuis le 24 février 2022. Un cas qui n’est pas sans rappeler le coup de pied aux fesses administré en 2015 au chef du service météo de France 2 après un dérapage climatosceptique au moment même, précisément, où l’on songeait à tapisser de plus de couleurs chaudes (rouge, orange, jaune orangé) le fond des cartes hexagonales – le vert étant passé de mode depuis le ralliement de Sandrine Rousseau à la cause écologiste.

Il arrive parfois aussi – c’est plus rare, que l’expert décide de lui-même rendre son tablier, écœuré de la mascarade ou honteux du rôle qu’on voulait continuer à le voir jouer. C’est le cas du professeur Caumes, déclarant que le tonifiant récemment décrété par le spectacle ami public numéro 1 n’était pas un si bon produit à l’aune de ses humbles connaissances en pharmacologie, et qu’il craignait qu’on ait abîmé, et pour longtemps, l’image de la vaccination au pays de Pasteur. Peut-être sera-t-il de ceux de sa confrérie qui sauront pardonner à Guy Debord quand il écrit : « On ne demande plus à la science de comprendre le monde, ou d’y améliorer quelque chose. On lui demande de justifier instantanément tout ce qui se fait. Aussi stupide sur ce terrain que sur tous les autres, qu’elle exploite avec la plus ruineuse irréflexion, la domination spectaculaire a fait abattre l’arbre gigantesque de la connaissance scientifique de la connaissance à seule fin de s’y faire tailler une matraque. »

Et le spectateur, dans tout ça ?

« La conversation est presque morte, et bientôt le seront beaucoup de ceux qui savaient parler. » Cette sentence prophétique de Guy Debord annonce-t-elle son suicide, en 1994, ou témoigne-t-elle d’un ultime éclat de lucidité face à l’inéluctable couronnement de la société du spectacle ? Plus loin, et plus développé : « Partout où règne le spectacle, les seules forces organisées sont celles qui veulent le spectacle. Aucune ne peut donc plus être ennemie de ce qui existe, ni transgresser l’omerta qui concerne tout (…) Et cela n’a pas été obtenu par l’apparition d’arguments nouveaux, mais tout simplement parce que les arguments sont devenus inutiles. » Et enfin, comme un coup au cœur : « Car il n’existe plus d’agora, de communauté générale ; ni même de communautés restreintes à des corps intermédiaires ou à des institutions autonomes, à des salons ou des cafés, aux travailleurs d’une seule entreprise ; nulle place où le débat sur les vérités qui concernent ceux qui sont là puisse s’affranchir durablement de l’écrasante présence du discours médiatique, et des différentes forces organisées pour le relayer. »

Les spectateurs seraient-ils donc à ce point fascinés, ensorcelés, cimentés à leur écran comme des huîtres à leur rocher pour assister, captifs, au triomphe du virtuel prophétisé par Jean Baudrillard ? Les tribulations du petit homme vert, des bureaux de la Maison Blanche à la salle panoramique du festival de Cannes, n’auront-elles donc pas de fin, malgré tous les efforts déployés par l’armada russe pour rendre la guerre aussi chiante et anti-spectaculaire que possible ? Les étés sur écran s’étireront-ils sur douze mois jusqu’à la fin des temps ? Les banlieues s’embraseront-elles à chaque bavure policière jusqu’à changer en zone de guerre la moindre parcelle de territoire ou BFM TV n’a plus droit de cité ? Probablement pas, et heureusement. Le spectacle a montré à maintes reprises à quel point il pouvait être lui-même son pire ennemi, à l’image de cette commentatrice récemment prise en flagrant délire de propagande d’Etat dans le Club Info de LCI, et se prenant toute seule les pieds dans le tapis.

S’il faut bien reconnaître avec Guy Debord que « les hommes ressemblent plus à leurs temps qu’à leurs pères », rien n’interdit d’espérer que les temps changent, justement. En fin lettré, il cite Thucydide à la fin de ses Commentaires et ressuscite avant l’heure la notion – si ancienne – de conspiration oligarchique : « Aucune opposition ne se manifestait parmi le reste des citoyens, qu’effrayait le nombre des conjurés (…) Le peuple ne réagissait pas et les gens étaient tellement terrorisés qu’ils s’estimaient heureux, même en restant muets, d’échapper aux violences. Croyant les conjurés bien plus nombreux qu’ils n’étaient, ils avaient le sentiment d’une impuissance complète. Dans ces conditions, si indigné qu’on fût, on ne pouvait confier ses griefs à personne. (…) Les relations personnelles étaient partout empreintes de méfiance et l’on se demandait toujours si celui auquel on avait affaire n’était pas de connivence avec les conjurés. »

On pourrait aussi, tant qu’à faire, convoquer ce passage des Evangiles, quand Pilate demande à Jésus : « Qu’est-ce que la vérité ? » Il pensait probablement, en bon gouverneur romain, que la paix sociale valait plus cher que la recherche de l’absolu et qu’une bonne crucifixion ferait le clou du spectacle en clouant le bec, une fois pour toutes, à ces insupportables pleureuses en haillons. Alors que le spectacle, pour le coup, ne faisait que commencer.


Moyenne des avis sur cet article :  2.78/5   (27 votes)




Réagissez à l'article

92 réactions à cet article    


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2023 09:14

    Quand Guy venait en Belgique, il allait dormir chez sa meilleure amie au resto célèbre de Uccle : l’ESTRO ARMONICO.


    • charlyposte charlyposte 26 septembre 2023 11:05

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      C’est un resto Italien ?


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2023 11:09

      @charlyposte amusant, à 1 heure je vais dans un resto italien. Bref, inspiré, certes. Mais maintenant il porte un autre nom. La dernière fois que j’y suis allée j’ai rencontré Raoul Van Eigem.


    • charlyposte charlyposte 26 septembre 2023 11:12

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Je sais déjà sans le savoir que tu vas déguster des GAMBAS ! j’ai raison ou pas ? smiley


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2023 11:15

      @charlyposte non : pizzas.. enfin, je verrai sur la carte..


    • charlyposte charlyposte 26 septembre 2023 11:17

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Ou un demi homard si le resto est à demi Belge !!!


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2023 11:20

      @charlyposte
      Perso, je préfère le carpaccio.


    • charlyposte charlyposte 26 septembre 2023 11:22

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Désolé de te contredire en t’informant qu’un vrai resto Italien est tout sauf le roi de la pizza pour touristes infortunés ! smiley


    • charlyposte charlyposte 26 septembre 2023 11:30

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      À MOUSCRON j’ai mangé TOP et dégusté les meilleurs vins Français * AU PALAIS DE CHINE *  smiley


    • Seth 26 septembre 2023 11:52

      @charlyposte

      « palais de (la) Chine » est une contrepèterie a ressortir dans les dîners prout prout. smiley


    • Gollum Gollum 26 septembre 2023 12:07

      La dernière fois que j’y suis allée j’ai rencontré Raoul Van Eigem.

      Traduction : elle l’a vu de loin, lui étant à une table VIP, et elle dans un coin derrière une colonne, près de la porte de sortie, où on essaye de cacher les clients pas très chics... smiley


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2023 12:11

      @Gollum mais non. Raoul Van Eigem qui habite à FLOBECQ est le grand ami de Clairette mère d’ISABELLE...
      Toute la soirée était filmée et Clairette du haut de ses 80 ans a chanté Brel que s’en était à pleurer..


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2023 12:15

      @Gollum on nous a mis Olivier et moi devant le feu de cheminée. Bel hommage. Bon ! Olivier râlait encore sur la qualité de la viande, mais bon !


    • charlyposte charlyposte 26 septembre 2023 12:41

      @Seth
      Tu te trompe que vraiment.... dommage smiley


    • Seth 26 septembre 2023 12:50

      @charlyposte

      Je t’éclaire : Clairette est la môman d’Isabelle (Nyssen), rapport avec Nyssen Françoise qui a déjà été citée, grande amatrice de mezzanine pas clair mais ça va venir... smiley

      C’t’une dame qui bisouille les célébrités. Par contre chanté Brel que s’en était à pleurer..

      L’orthographe aussi en est à pleurer. smiley


    • Seth 26 septembre 2023 12:52

      @Gollum charlyposte

      Erreur de la machine.

      C’est adressé à Gollum. Désolé le Vézèrien...


    • Seth 26 septembre 2023 12:54

      @charlyposte

      Comprends pas.

      Palais de Chine

      On se demande toujours comment des gens peuvent ne pes entendre cela. A Parius, le Quai Branly... Bonne question. smiley


    • Gollum Gollum 26 septembre 2023 12:59

      @Seth

      L’orthographe aussi en est à pleurer.

      Le résultat d’une lecture intensive de 10000 bouquins.. smiley

      J’me demande où elle les case ses 10000 bouquins ça doit tenir de la place quand même...


    • charlyposte charlyposte 26 septembre 2023 13:10

      @Seth
      J’ai eu la chance de visiter la cave à vin du palais de Chine à Mouscron smiley une merveille pour le palais et pour le porte-monnaie....quasi des grands crus à prix coûtant.... imagine la file d’attente devant ce resto ! smiley


    • Seth 26 septembre 2023 13:12

      @charlyposte

      Au prix coûtant ? Comme l’essence Leclerc ? Ça fait cher quand même... smiley


    • Seth 26 septembre 2023 13:26

      @Gollum

      Elle est copine comme cochonnes avec des Nyssen, Françoise (ex ministre de la culture) lui a peut être appris l’art de la mezzanine ! Va savoir...


    • Gollum Gollum 26 septembre 2023 13:59

      @Seth

      J’sais pas... J’ai sa photo et sur cette photo pas le moindre rayonnage ni bouquin...

      Par contre un paquet de bibelots pas forcément de bon goût mais c’est vrai que l’égout et l’éboueur comme on dit...


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 septembre 2023 09:27

      A regarder (et commenter) un « spectacle merdique », qu’est-ce que ça apporte ? ^^


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2023 09:33

        Ayant lu : le Naufrageur, Guy Debord qui était bi et vaguement incestueux (avec sa soeur Michèle), traitant André Breton (ARCANE 17) de Dédé les amourettes a aussi conçu le « jeu de la guerre » et ne cachait une certaine admiration pour Hitler. Ce qui explique que Jean Parvulesco (guénonien) place Guy Debord en entr« acte » de son livre sur Poutine. Poutine décrit comme ayant (rien de moins...) une mission ESCHATOLOGIQUE (Qui concerne l’étude des fins dernières de l’homme et du monde).  


        • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 septembre 2023 09:41

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

          « Poutine décrit comme ayant (rien de moins...) une mission ESCHATOLOGIQUE »

          C’est pas faux, car c’est monté de toute pièce, rôle de fin des temps -etc. ^^


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2023 09:43

          @bouffon(s) du roi
          Société spectrale. 


        • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 septembre 2023 10:00

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.
           smiley


        • Seth 26 septembre 2023 11:50

          @bouffon(s) du roi

          Mélu précise bien le sens du terme afin d’éviter que des incultes grossiers personnages comme moi ne confondent avec SCATOLOGIE, étude des étrons, des merdouilles et autres cacas. smiley

          Grâce lui soit rendue.


        • charlyposte charlyposte 26 septembre 2023 12:50

          @Seth
          DARMANIN me souffle à l’oreille : respire tranquille ...* ÇA VA BIEN SE PASSER * hum smiley


        • Seth 26 septembre 2023 13:18

          @bouffon(s) du roi

          Dardmalsain ? J’aurais plutôt pensé à Nono comme expert de ce point du corps... smiley


        • Seth 26 septembre 2023 13:51

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

          Lire Debord parmi ses 10000 livres et être à droite et coincée comme mame Mélu faut le faire.

          Se taper trop de volume n’importe comment, ça ne finit jamais bien, on mélange tout sans rien comprendre et on pérore à perte de vue sur ce qu’on a raté...

          Du béachélisme en somme... smiley


        • Gollum Gollum 26 septembre 2023 14:07

          @Seth

          Mélu c’est du spectacle non stop.. 

          De la frime tout azimut, des amitiés « particulières » avec les plus grands : Françoise Nyssen, Debord, Gui F.. machin du GIEC, etc, etc.... z’ai oublié les autres..


        • Seth 26 septembre 2023 14:25

          @Gollum

          Du délire de prétendue « socialite » psychologue et astro plus hermétiste... smiley

          Il y a au moins un texte très important, référence autrefois des philosophes grecs, dont elle n’a pas parlé, qu’elle n’a possiblement pas lu ni stocké dans ses 10000 trucs et pourtant c’est très important, philosophiquement et religieusement. J’attends de voir... smiley


        • Gollum Gollum 26 septembre 2023 14:59

          @Seth

          Elle a prétendu avoir lu Platon. Je ne sais pas si c’est à ça que vous pensez. Toujours est-il que l’œuvre de Platon est colossale et j’ai du mal à penser qu’elle en soit venue à bout d’autant plus que ce n’est pas si simple...

          À moins qu’elle n’ait lu qu’un Platon (le Timée à tendances ésotériques ?) et que cela suffise à dire : j’ai lu Platon..

          On connait ses exagérations basées sur des broutilles.. Le spectacle, toujours et encore le spectacle. smiley


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2023 09:44
          LA SOCIÉTÉ DU SPECTRAL
          Entre la société du spectacle de Guy Debord et la société de contrôle de Michel Foucault, la « société du spectral » est celle où les corps sont contrôlés par des spectres, c’est-à-dire par tous les dispositifs technoculturels qui influencent, manipulent ou transforment les affects, les désirs, les attentions les plus imperceptibles. Le corps de star – incarnation du glamour –, la marionnette et le sex machine sont les expressions exemplaires de cette société fantomale, que peuplent des corps-machines soumis au règne de cette domination d’un genre nouveau.


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2023 09:52

              Le plus bel exemple de Star de la société du spectral est bien Michaël JACKSON.


              • charlyposte charlyposte 26 septembre 2023 10:56

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                IDEM via Céline Dion et bien d’autres smiley


              • Sirius Grincheux 26 septembre 2023 10:48

                Dans la même lignée, les médias sont parfois présentés comme un « quatrième pouvoir », un contre-pouvoir aux trois autres les trois autres qui sont censés constituer l’« état » : le législatif, l’exécutif et le judiciaire.

                Cette présentation du rôle des médias oppose donc une société publique incarnée par l’état à la « société civile », ce qui est discutable du fait de leur interdépendance : les quatre sont des outils complémentaires utilisés pour atteindre un but : la domination d’une classe sociale sur les autres.

                Mais il est un cinquième pouvoir tellement intégré aux activités quotidiennes qu’on ne le perçoit même plus, comme s’il s’agissait d’un besoin naturel : le pouvoir sur l’argent qui contrôle les quatre autres, à savoir celui de la création monétaire.

                Or ce pouvoir aussi fondamental que les fondations qui soutiennent un édifice n’est plus entre les mains des états dans la zone Euro-Dollar mais dans celles de structures « indépendantes » banques privées et « centrales » contrôlées par et pour des fonds privés, BCE, Fed, tout comme la Banque du Japon (BoJ) ou la banque d’Angleterre (BoE).

                Dans ce mécanisme, les relations de dominants à soumis sont inversées par rapport à celles qui existaient en Europe avant la création de la BCE (1992) et aux États-Unis avant la création de la FeD (1913), et le rôle des médias s’est trouvé décuplé par le fait que leur rôle est justement d’entretenir en permanence un écran de fumée pour que les populations concernées ne perçoivent pas le subterfuge. Ce qui reste des structures étatiques se trouve donc limité au maintien de l’ordre et à la propagande, ce qui explique le fait que les compétences recherchées pour désigner les représentants sont celles liées à la communication et à la capacité de magouiller les élections pour donner l’illusion d’une « démocratie » (pour autant que ce concept ait un sens).


                • charlyposte charlyposte 26 septembre 2023 11:00

                  @Grincheux
                  Exact.


                • Pierre Chazal Pierre Chazal 26 septembre 2023 11:03

                  @Grincheux
                  Merci de ces éclairages. C’est étrange d’ailleurs que Debord n’utilise pas ce mot de « subterfuge » dans ses écrits, car il décrit bien les ressorts cachés du mécanisme auquel souvent, on ne pense pas.
                  J’en profite pour ajouter la dernière clownerie en date pondue par le spectacle elle est tombée trop tard pour intégrer l’article : 
                  « Au Canada, Volodymyr Zelensky assiste par erreur à l’hommage rendu à un vétéran nazi. Lors de la visite du président ukrainien à Ottawa, des députés ont applaudi Yaroslav Hunka, ancien combattant d’une division de l’escadron de protection d’Hitler. »


                • charlyposte charlyposte 26 septembre 2023 11:10

                  @Pierre Chazal
                  Attendre autre chose via le pire bouffon du CANADA tétant la crème Anglaise de souche ! smiley


                • charlyposte charlyposte 26 septembre 2023 11:37

                  @Pierre Chazal
                  PS : que dire de REMUS ET ROMULUS ???


                • Seth 26 septembre 2023 11:58

                  @Pierre Chazal

                  Les Canadiens faut les excuser, c’est des Lumberjacks pas très futfut qui suivent aveuglément les EUniens qui sont leur dieu.

                  Alors forcément tout peut arriver...


                • Pierre Chazal Pierre Chazal 26 septembre 2023 12:34

                  @Seth
                  C’est un calembour à multiples doses. L’aventure rebondit d’heure en heure : https://fr.yahoo.com/news/justin-trudeau-juge-inacceptable-lhommage-205748658.html


                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2023 12:41

                  Lire Guy Boulianne sur l’entourage nazifiant de TRUDEAU.


                  • Seth 26 septembre 2023 13:29

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                    Ah... Le soi disant vicomte de Nîmes Ursus qui délire... Que du beau monde dans vos 10000 livres


                  • Gollum Gollum 26 septembre 2023 14:13

                    @Seth

                    Oui le Guy Boulianne c’est un must... À avoir sous le coude pour causer dans les soirées mondaines, effet garanti. smiley

                    J’y songe p’tet que dans ses 10000 livres y a un bon paquet de Tintin, Lucky Luke, les Schtroumpfs, Fantasio, Astérix, etc... et pourquoi pas la série rose des romans pour jeunes filles... Ah quelle fleur bleue cette Mélu (gros soupir)


                  • Seth 26 septembre 2023 14:31

                    @Gollum

                    Ce genre de littérature, vous voulez dire ?

                    Barbara Cartland vuer par Little Britain

                    Ouais, ça peut le faire. smiley


                  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2023 15:29

                    @Gollum GUY W. l’ex de mon ex avait 12 000 B.D. Le sol de l’appartement se creusait dangereusement. Quand il m’a rencontré en 1992, comme il voulait que nous voyagieons en Italie, il fallait qu’il s’allège un peu. Ce fut une épopée digne des PIEDS NICKELES. Eliane vint avec ses pôtes pour faire le déménagement de nuit... Paquets après paquets. Le deal avec Eliane, c’est que Guy avait le droit d’emprunter un mois les B.D qui sortaient. 


                  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2023 15:35

                    Pour l’anecdote. Guy W. était né le jour de la mort supposée d’HITLER (le 30 avril 1945). Taureau : signe de collectionnite aigüe.


                  • Gollum Gollum 26 septembre 2023 15:39

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                    Votre ex est un mâle (je suppose). Et l’ex de votre ex (mâle) s’appelle Guy. C’est donc aussi un mâle. Donc c’était des homos.

                    Ou alors votre ex était une femme et alors l’ex de votre ex s’appelant Guy on a ici un couple hétéro mais c’est vous qui êtes lesbienne.. smiley

                    C’est passionnant quand même..  smiley


                  • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 26 septembre 2023 17:43

                    @Gollum

                    Message hors contexte pour vous dire que j’ai seulement plussé votre dernier commentaire sur mon fil parce que j’aurais eu le sentiment d’être dans une forme d’acharnement si j’en rajoutais encore, même simplement en disant mon accord avec votre propos.
                    Je crois que tout a été dit. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende... smiley


                  • Gollum Gollum 26 septembre 2023 19:08

                    @Luc-Laurent Salvador

                    Ok smiley


                  • Xenozoid Xenozoid 26 septembre 2023 14:27

                    pour devenire un spectateur de sa propre vie , il faut se séparer de sa souffrance,c’est pourquoi nous ne somme pas libre et que le ciel continue de nous tomber sur la tête

                    Le theatre et ses masques,est là pour nous le rappeller


                    • Seth 26 septembre 2023 14:32

                      @Xenozoid

                      Quelle souffrance ?


                    • Xenozoid Xenozoid 26 septembre 2023 14:33

                      @Seth

                      l’égo ?


                    • Seth 26 septembre 2023 14:50

                      @Xenozoid

                      Quelle souffrance hors du physique tant qu’on ne l’a pas connu et qu’on ne comprend pas le sens réel de ce mot ?

                      Pour parler de l’égo, il faut demander à la psycho Mélu c’est quoi l’ego ? Ou aux anti-méluchiens qui ne parlent que de ça. Celui de l’autre, pas du leur, bien sûr.

                      Scusez moi mais on ne peut pas traiter de cela en public ici. smiley


                    • Xenozoid Xenozoid 26 septembre 2023 14:53

                      @Seth

                      ça attirerait trop de clicks zé autres claques, is goed jongen.geen zin in


                    • Seth 26 septembre 2023 21:55

                      @Xenozoid

                      Je ne parle pas le batave, à part Godverdomme... smiley


                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2023 15:23

                      Ben moi, quand je vous le prénom GUY. C’est comme un phare, je me dirige toujours vers lui. C’est comme un phare dans la nuit. 


                      • Seth 26 septembre 2023 21:57

                        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                        Et en sa mémoire, je me masturbe comme une folle n’ayant rien d’autre à faire quand je ne délire pas sur avox ;  smiley


                      • Eddie 26 septembre 2023 15:35

                        Le CO2 mondial est d’environ 32.000 milliards de tonnes et l’humanité produit 16 milliards de tonne, soit deux millièmes de la quantité totale, soit 0.05% du total mondial. Toute personne non écolo cinglée, tarée et dégénérée, doit instantanément comprendre que 0,05% c’est très insignifiant, voire très négligeable. La France, par rapport à sa production totale de CO2, est responsable de seulement un quatre-centième (1/400) de cette production totale de 0,05 % de la quantité mondiale. La contribution de la France dans ces 16 milliards de tonnes anthropiques est donc de 0,000125%, soit 40 millions de tonnes de CO2, ou encore 0,04 milliard de tonnes. Par rapport aux 32.000 milliards de tonnes mondiaux, ce n’est presque rien du tout !!! Et les fous furieux, qui sont aux commandes de la France, sont en train de nous ramener au Moyen Âge parce que la France produit 0,000125% du CO2 mondial anthropique !!! Pire encore : le délire du méthane et des vaches. Le méthane est 30 fois plus effet de serre que le CO2. Le méthane provient presque exclusivement des océans qui le produisent et le rejettent dans l’atmosphère en continu. Et les océans représentent 70% de la surface terrestre. Par rapport au méthane provenant des océans, le méthane produit par les vaches, et autres, représentent seulement une quantité infinitésimale, imperceptible, négligeable de la quantité totale de méthane dans l’atmosphère.


                        • sylvain sylvain 26 septembre 2023 15:50

                          merci pierre, ca fait plaisir de vous lire de nouveau


                          • Pierre Chazal Pierre Chazal 26 septembre 2023 15:59

                            @sylvain
                            Merci Sylvain. Je n’ai pas toujours ni souvent qqchose de pertinent à apporter au schmillblick qui nous occupe. La lecture de GD m’a invité au partage.


                          • Pierre Chazal Pierre Chazal 26 septembre 2023 16:04

                            @Pierre Chazal
                            J’ai ça aussi qui sort dans deux semaines, si la curiosité vous pique


                          • Yann Esteveny 26 septembre 2023 16:45

                            Message à Monsieur Pierre Chazal,

                            Merci pour le partage de cet excellent article sur un thème important qui éclaire notre époque. Les commentaires produits par cet article ne sont pas à sa hauteur mais délivrent un spectacle qui l’illustre parfaitement !

                            Le risque est à chaque fois d’accorder trop de temps au spectacle et ne plus voir ce qu’il masque. La visite spectaculaire d’un Pape à Marseille masque une destruction organisée du christianisme. Il faut distinguer le futile spectaculaire et l’important.

                            La Vérité s’oppose au spectacle. La masse se précipite pour s’éblouir les yeux d’effets spéciaux. Rares sont ceux qui se précipitent pour nourrir leur âme par la Vérité. Si Notre Seigneur Jésus Christ était vivant en chair sur Terre et qu’il accomplissait aujourd’hui un miracle, la masse se précipiterait avec son smartphone pour enregistrer l’évènement afin de devenir populaire sur Youtube ! Lorsque l’individu se met lui même au premier plan, c’est sa petite personne qu’il sacralise. L’évènement sacré lui devient totalement insaisissable par son intelligence.

                            Citons encore une fois ces propos de Guy Debord : « L’individu, paradoxalement, devra se renier en permanence, s’il tient à être un peu considéré dans une telle société. Cette existence postule en effet une fidélité toujours changeante, une suite d’adhésion constamment décevante à des produits fallacieux.  »

                            Vouloir paraître aux yeux du monde et être incapable d’être et donc d’être devant Dieu est le triste destin de ces pauvres âmes qui donnent leur vie au Prince du Mensonge.

                            Respectueusement


                            • Pierre Chazal Pierre Chazal 26 septembre 2023 17:09

                              @Yann Esteveny
                              Merci Yann, cette notion de « spectacle » a finalement quelque de réconfortant. Le sérieux ridicule du clergé télévisuel n’en est que plus ridicule si on l’a bien en tête.
                              Je vous recommande chaudement, si vous ne connaissez pas déjà, la lecture de l’Antipresse. Un vrai détergent hebdomadaire.


                            • Pauline pas Bismutée 26 septembre 2023 18:18

                              La société du spectacle ou “la malédiction des pixels”

                              Le manque de recul, le défaut d’observation et l’incapacité de « relier les points » (connect the dots).

                              Le nez sur l’écran, un éphémère brouillard gris qui s’agite, et dans le cerveau des « spectateurs », la même chose.

                              Alors qu’il suffirait de reculer, juste un peu, pour voir la totalité de l’écran (de fumée).

                              Les auteurs de talent comme vous ne semblent pas encouragés à rester sur ce site, merci pour cet article.


                              • Xenozoid Xenozoid 26 septembre 2023 18:23

                                @Pauline pas Bismutée

                                avant les écrans la rumeur faisait pareille


                              • Pauline pas Bismutée 26 septembre 2023 18:30

                                @Xenozoid

                                Moins rapide, la rumeur.....puis y’en avait toujours une contradictoire pour « balancer »...


                              • Xenozoid Xenozoid 26 septembre 2023 18:30

                                @Xenozoid
                                en 2005 je postais déja cela 


                              • Xenozoid Xenozoid 26 septembre 2023 18:47

                                @pauline

                                ...Moins rapide, la rumeur,


                                la rumeur c’est la maladie,l’outil est son ami


                                 tu es sur, quelle est moin rapide qu’avant ?


                              • Xenozoid Xenozoid 26 septembre 2023 18:52

                                @pauline

                                pauline tu connais les histoires sure la peste du moyen age,etc etc elles étaient pleines de rumeures et elle devancaient la maladie,en nombre de victime,on n’a même fait des histoires pour avertire le futur


                              • Pauline pas Bismutée 26 septembre 2023 18:55

                                Le phénomène hypnotique des écrans....(ha ha même ici, je t’avais dit, il suffit d’observer, je commence a comprendre qui vient faire pipi dans le bac a sable..

                                pas tant que ça, hein smiley...)


                                • Xenozoid Xenozoid 26 septembre 2023 19:00

                                  @Pauline pas Bismutée

                                   des fois ça pue aussi, il faut faire le ménage et je défi n’importe qui de vivre là ou un chat fais ses besoins


                                • Pauline pas Bismutée 26 septembre 2023 19:09

                                  @Xenozoid

                                  Pour la rumeur, oui, ça me rappelle le Co.... Co......., ah ça va me revenir smiley....
                                  Pour ça (et le reste) on nous prend vraiment pour des cons....(avec raison, d’ailleurs ? je me demande.....)


                                • Xenozoid Xenozoid 26 septembre 2023 19:17

                                  @pauline

                                  réclame"

                                  peut être qu’ ont se prend pour des cons car ont le mérite,c’est tres crétin en fait


                                • Pauline pas Bismutée 26 septembre 2023 20:03

                                  @Xenozoid

                                  Oui, c’est bien ce que je voulais dire ! (c’est crétin parce qu’on l’est, ou du moins on accepte de l’être)
                                  Le truc « répondre » ne marche pas toujours, je dois me reconnecter, donc ça fait un peu -beaucoup - décousu comme échange....pas bien grave, je crois qu’on s’est compris...
                                   smiley


                                • Xenozoid Xenozoid 26 septembre 2023 20:06

                                  @pauline

                                  .... on s’est compris...

                                   absolument


                                • alinea alinea 26 septembre 2023 19:23

                                  Debord... il s’est suicidé parce qu’il avait un cancer sans rémission.

                                  Rien à dire de plus sur cette excellent développement du non moins excellent Debord.

                                  Je posterai juste ma petite touche, publiée il y a onze ans déjà :

                                  Ma radio s’est tue - AgoraVox le média citoyen


                                  • Octave Lebel Octave Lebel 26 septembre 2023 19:48

                                    On pourrait rappeler aussi que le pouvoir de l’argent et des médias sont maintenant confondus, qu’ils partagent le même lit ou divan. Faut-il être surpris puisque, quand même, nous nous sommes laissé un peu faire sans beaucoup nous méfier ?

                                    Avec des secousses de temps en temps dans les hiérarchies, les rapports de force, les rivalités, les alliances, les trahisons, comme il se doit. Un peu comme dans l’antique Olympe. Les dieux et demi-dieux se querellent et nous faisons la guerre pour eux en nous prenant à l’occasion pour des héros puisqu’ils nous le disent. Il en faut toujours. C’est indispensable. Les héros se sacrifient ou sont sacrifiés selon les écoles et/ou les circonstances. Ils meureut un peu à notre place, en nous dissuadant de faire un pas de côté.

                                    Le pouvoir médiatique et l’argent se partagent et se disputent le même terrain de jeu, en constante mutation, dont il souhaite garder la maîtrise et les règles. Dont nous ne sommes pas censés sortir.

                                    Livrés à l’inflexible cohérence existentielle et vitale qui les anime, nous dominer, nous entretenir consentants à leur service, nous assigner à résidence au sein de la boucle de l’opinion publique qu’ils fabriquent, entretiennent, renouvellent, à notre intention.

                                    C’est le temps des industries culturelles. Informations, croyances, vies imaginaires, loisirs, arts, publicité, consommation, où ils nous verraient bien tourner en rond comme il faut. Infiniment. À leurs cadences, à leur mesure. Les dieux et demi-dieux se verraient bien un peu éternels, maîtres de l’avenir et pourtant ils nous craignent. Nous le sentons, nous le savons. Ils nous espèrent, abandonnant définitivement, l’oubliant carrément même, comme un mythe démodé, le vieux rêve tenace de l’intelligence collective, créatrice, persévérante, curieuse, alliée à cette autre tenace utopie qu’est la démocratie. Qui parle d’intérêt général et de liberté et de responsabilité et de solidarité. En en riant ou s’en moquant pour refouler leur inquiétude.

                                    Je crois que leur barnum est condamné, comme celui de leurs prédécesseurs. Si nous ne le nourrissons pas trop et réfléchissons à ce que nous voulons et comment faire. Ils ne sont pas nombreux et ne peuvent se passer de nous. Nous si. Bien entendu, je ne connais ni la date ni l’heure de fin. Pour réussir, ils devraient nous priver de cœur et de cerveau et pour y parvenir être infiniment plus intelligents et résistants que nous. Ce qui n’est pas le cas, loin s’en faut. 

                                     

                                     

                                     


                                    • Pierre Chazal Pierre Chazal 27 septembre 2023 10:56

                                      @Octave Lebel
                                      En tout point d’accord avec cette analyse. Il me vient un autre exemple d’inanité de cher journal Libération que vous avez peut-être vu passer : https://www.liberation.fr/sports/cyclisme/tour-de-france-2023-pourquoi-le-peloton-francais-est-il-si-blanc-20230722_QWSRU6ITPJDU5P3E3ZTFZZ64HA/
                                      Il faudrait se demander, à ce titre, pourquoi le « sprint est si noir »  ce que d’ailleurs personne ne fait parce que tout le monde s’en cogne.


                                    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 6 octobre 2023 17:17

                                      @Pierre Chazal

                                      Loin que tout le monde s’en cogne, tout le monde a peur de marcher sur les traces de Le Pen et de passer pour un raciste.

                                      Là où la chose troublante et à la réflexion révoltante c’est que les imbéciles de Libération ne pensent pas être racistes en posant leur question à la con. Au contraire, ils se pensent anti-racistes et considèrent leur attitude comme une saine louable disposition à lutter contre toutes les formes de discrimination.


                                    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 27 septembre 2023 09:41

                                      @Pierre,

                                       Que préférez-vous une société de spectacle ou une société morne et sans humour qui ne sait plus où elle va ?

                                       A la suite de ce billet je reçois toujours des mails de Frussien qui, en chasseur de tête, tente d’attirer des Français à Moscou.

                                       Sa vidéo « Pourquoi quitter la France pour la Russie ? » m’a fait réagir.

                                      Vous fait-elle réagir aussi ? 

                                       

                                       


                                      • Pierre Chazal Pierre Chazal 27 septembre 2023 11:29

                                        @Réflexions du Miroir
                                        je crois que comme dit Debord, le problème est justement là : « L’ineptie qui se fait respecter partout, il n’est plus possible d’en rire. » C’est un risque  pensez à la disparition des Guignols de l’info, par exemple...


                                      • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 27 septembre 2023 13:01

                                        @Pierre Chazal
                                         Vous avez raison. On manque les Guignols de l’info en France.
                                         Nous avons heureusement le cactus quotidien 
                                         Nous avons Thomas Gunzig qui avec son nouveau livre « La vie sauvage ».
                                         C’est toujours très dur d’aller à contre-courant des idées de désespoir reçus et vendues par les réseaux sociaux.


                                      • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 27 septembre 2023 13:03

                                        Si vous regardez encore des films, il vaut regarder d’anciens films avec de Funes que les films de psys dénaturés d’aujourd’hui. 


                                      • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 27 septembre 2023 13:12

                                        @Réflexions du Miroir
                                         « vaut regarder » sorry faut pas confondre avec un veau....
                                         Je veux dire « faut regarder » 
                                         Excuse pour ce lapsus.... smiley


                                      • Miona Miona 27 septembre 2023 15:15

                                        Si les mises en scène les plus absurdes suffisent à manipuler les peuples, pourquoi s’en priver ? Les détenteurs du pouvoir sont avant tout des organisateurs de spectacle. De Babylone à Washington, en passant par Rome. (-_-)


                                        • pipiou 28 septembre 2023 18:01

                                          Debord n’avait pas prophétiser le complotisme.  smiley

                                          Comme quoi.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité



Les thématiques de l'article


Palmarès



Publicité