• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > La révolte des gueux

La révolte des gueux

En ce jour du 70e anniversaire de l’appel de l’abbé Pierre, marqué par une grave et dramatique augmentation de la pauvreté et du mal-logement dans notre pays, plutôt que reprendre en l’actualisant un texte publié en 2009, il m’a semblé plus utile de le remettre en ligne tel qu’il a été rédigé à cette époque...

Le Grand Véfour {JPEG}

C’est Marie-Jo qui m’a inspiré cette idée lorsqu’elle s’est fait jeter comme une merde par le portier du restaurant Drouant, la prestigieuse cantine des jurés du Goncourt. Un célèbre homme d’affaires, la soixantaine grisonnante, et une jeune femme très élégante venaient de descendre d’une grosse berline pilotée par un chauffeur de maître lorsque Marie-Jo s’est pointée devant les baies vitrées du resto avec ses nippes informes jetées sur un corps meurtri par les privations et la rue. « Virez-moi ça ! » a ordonné l’homme d’un ton cassant au portier.

Le robot, sanglé dans son uniforme et la casquette vissée sur la tête, s’est exécuté après une courbette servile. « Ça » n’a pas répliqué, elle a pressé le pas pour s’éloigner dans la rue de la Michodière, le dos un peu plus voûté par cette nouvelle humiliation.

J’étais là, place Gaillon, en route pour le théâtre des Bouffes Parisiens où j’avais décroché quelques mois plus tôt un job de machiniste. Et je n’ai rien fait : ni pour réconforter Marie-Jo, ni pour remettre à sa place le général d’opérette. Après tout, ce type ne faisait ce boulot dégradant que pour gagner sa croûte. Quant à attendre le salopard et sa poule de luxe pour leur dire ma façon de penser, à quoi bon ? Je n’aurais eu droit qu’à un silence méprisant, pas même au « Casse-toi, pauv’ con ! » qu’avait lancé l’un de ses amis à un visiteur du Salon de l’Agriculture. C’est alors que l’idée m’est venue…

Je connaissais Augustin Legrand pour avoir fait partie des SDF hébergés sous les tentes rouges du quai de Jemmapes durant l’hiver 2006. Dès le lendemain matin, j’ai téléphoné au siège des Enfants de Don Quichotte pour lui laisser un message. Par chance, Augustin était là et j’ai pu lui faire part immédiatement de mon projet.

Une semaine plus tard, nous étions réunis dans une salle de Droit au Logement située, ironie du sort, au n° 24 de la rue de la Banque, non loin de la place Gaillon ! Il y avait là, outre Augustin et moi, Jean-Baptiste Eyraud, le leader du DAL, Christophe Deltombe, le président d’Emmaüs-France, et des représentants de quelques autres associations d’aide aux sans-abris et aux démunis dont AC ! et Droits devant. En deux heures, tout a été finalisé.

L’Opération Marie-Jo – j’avais moi-même choisi ce nom de baptême – a été lancée le mardi suivant à 20 heures pétantes devant l’entrée de trois restaurants haut de gamme, appartenant tous au gotha du Michelin : Ledoyen sur les Champs Elysées, Le Grand Véfour, rue de Beaujolais, et Taillevent, rue Lamennais. 

Augustin et moi dirigions le commando Ledoyen, Deltombe celui du Grand Véfour et Eyrault celui de Taillevent. Chaque équipe était composée d’une vingtaine de SDF, de RMIstes et de chômeurs volontaires. Plusieurs brandissaient des pancartes et des calicots sur lesquels étaient inscrits des slogans du genre « 1 RMI : 455 € ; 2 couverts chez Taillevent : 450 € !!! » ou « 4 menus Plaisir au Grand Véfour = 1 mois de vie au SMIC !!! » Naturellement une équipe de France-Télévision, prévenue par nos soins, était présente sur chacun des sites.

L’arrivée des premiers clients chez Ledoyen – Francis Bouygues et sa femme accompagnés par Nonce Paolini et son épouse – s’est faite dans un silence relatif, inutile de donner prise au « trouble à l’ordre public » par des manifestations bruyantes et trop visiblement hostiles. Les amis du pouvoir, mâchoires serrées, n’en faisaient pas moins profil bas en passant au milieu d’une double rangée de gueux qui n’avait rien d’une haie d’honneur. Seules leurs femmes ont pris nos tracts. Tous se sont engouffrés dans le resto comme on se réfugie dans un bunker avant un bombardement. Les premiers flics sont arrivés peu après : des officiers et des bleus du commissariat d’arrondissement. Ont suivi des CRS et le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur venu de la place Beauvau toute proche avec une escouade de flics en civil de la DCRI, les ex-RG.

Coup de chance : Michèle Alliot-Marie, plus raide que jamais (elle ne devrait jamais sortir sans son dégrippant !), avait décidé, ce soir-là, de dîner au Grand Véfour avec Jack Straw, son homologue britannique de passage à Paris. Elle était loin d’imaginer le comité d’accueil ! À 20 h 30, la confusion était totale sur les trois sites, et la première phase de notre action atteinte. L’objectif : pourrir la vie des décideurs et de leurs amis friqués pour faire pression sur Sarkozy et obtenir l’ouverture d’États Généraux de la précarité en vue : d’une revalorisation significative des aides aux précaires, et du financement immédiat d’un parc de 10 000 studios en foyers d’accueil pour les sans-abris.

L’ordre d’évacuation a été donné à 21 h 20 sur les Champs-Elysées sous les huées d’une foule prévenue par la radio et maintenue à distance par un cordon de flics. Au même moment se produisait le même scénario rue de Beaujolais et rue Lamennais. Aucun d’entre nous n’a opposé de véritable résistance, ce qui n’a pas empêché quelques coups de matraque ici et là et une malencontreuse entaille du cuir chevelu d’un SDF dans l’équipe du DAL. Le gars avait la figure en sang. Du pain béni pour les caméramans et les photographes.

Comme on pouvait s’y attendre, Arlette Chabot a refusé de diffuser les images au Soir 3, préférant attendre prudemment la réaction élyséenne. Qu’à cela ne tienne, nous avions prévu le coup et des opérateurs associatifs, préalablement postés sur les lieux avant notre arrivée, avaient pu discrètement filmer les différentes étapes de notre action et de la répression policière. Dès 22 heures, leurs premières images étaient mises en ligne sur Rue 89 et Dailymotion. Le buzz a été immédiat. Il a même très vite débordé les frontières hexagonales pour s'inviter chez les internautes suisses et belges ! Un succès dont nous n’avions pas encore connaissance car nous avions tous été raflés par la prévôté. Notre libération est intervenue vers minuit, sauf pour les « meneurs » Legrand, Eyraud et Deltombe, placés en garde à vue sur ordre de la Chancellerie.

Cette affaire a naturellement fait la Une des médias le lendemain matin. Impossible de l’occulter plus longtemps pour France-Télévision, d’autant plus que le buzz commençait à prendre une tournure planétaire. La mort dans l’âme et les fesses bien serrées, Chabot a donné le feu vert pour les JT de la mi-journée. Dans le même temps, une réunion de crise était organisée à L’Elysée par Claude Guéant pour tenter de contrer l’effet désastreux de l’Opération Marie-Jo pour le pouvoir, comme le montraient les premiers appels des auditeurs dans les émissions d’antenne ouverte : 75 % soutenaient l’action des démunis !

« Ils ont réussi un coup, mais tout ça va se tasser très vite », s’est hasardé à pronostiquer Fillon sur France-Inter avant que Lefèbvre, fidèle à lui-même, ne sorte LA connerie du jour : « C’est un scandale. Qu’est-ce qu’ils diraient, les SDF, si on venait les emmerder au resto pour plaider la cause des patrons ? » Le tollé a été unanime. Et Fillon contraint de mettre au rencart sa boule de cristal, car le soir même de nouveaux commandos montaient à l’assaut de cinq autres fleurons de la gastronomie française : L’Arpège, Le Bristol, Le Meurice, le Pré Catelan et la Tour d’Argent. Avec des équipes volontairement renforcées et constituées chacune d’une cinquantaine de volontaires. Sans compter la province où le mouvement faisait tache d’huile. Le désordre atteignait des sommets !

Dès le lendemain matin, les beaux quartiers de la capitale ont été placés quasiment en état de siège, et l’on n’accédait plus aux restaurants chics qu’à travers des barrages filtrants de CRS casqués et munis de boucliers. Auteuil, Neuilly et Passy avaient pris le relais d’Argenteuil, Saint-Denis et Clichy ! Mais c’était compter sans l’imagination des associations : délaissant les restaurants, les commandos s’étaient déployés devant chez Fauchon, Hédiard, Dior, Gucci, Boucheron et consorts.

Débordé de toutes parts, et confronté aux sondages désastreux réalisés par téléphone (de 78 à 84 % de sympathie pour le mouvement selon les instituts), le pouvoir exécutif annonçait le soir même par la voix de Fillon – Sarkozy, totalement dépassé, était allé bouder au Cap Nègre ! – l’ouverture rapide d’un « Grenelle de l’Action sociale » d’ores et déjà doté d’enveloppes substantielles…

Soudain, une sonnerie stridente me fit sursauter. Nom de Zeus, mon réveil ! En un clin d’œil, Marie-Jo, Augustin, Ledoyen, les CRS et le Grenelle s’évanouirent dans les limbes de mon inconscient. Tout cela n’avait été qu’un rêve… Dommage !!!

Deux jours plus tard, une femme SDF d’une quarantaine d’années était renversée par un bus devant le temple du fric : la Bourse. Accident ? Suicide ? La femme, décédée durant son transfert vers l'hôpital, ne s’appelait pas Marie-Jo mais Suzanne. Sa disparition ne fit qu’un articulet en page 8 du Parisien. Suzanne, il est vrai, n’était que l’un de ces moucherons importuns que l’on chasse de toutes parts avant de les écraser… Putain ! Fait chier !!!

15 années se sont écoulées depuis la parution de ce texte, et la situation du logement n’a fait qu’empirer, aggravée depuis deux ans par le retour de l’inflation et par la hausse du coût de l’énergie. À tel point que l’on compte désormais plus de 3 millions de personnes mal logées, souvent dans des appartements vétustes, insalubres, trop exigus et mal chauffés en période hivernale.

En un mot, des logements « indignes » de la condition humaine dans la 7e puissance économique mondiale. Encore ces personnes-là disposent-elles d’un abri, fût-il précaire. Tel n’est pas le cas des SDF dont l’INSEE nous apprend que le cap des 250 000 sans-abris a été atteint. Parmi eux, et c’est sans doute l’aspect le plus terrifiant de ce constat, 3000 enfants privés de toit.

Le 27 juillet 2017, Emmanuel Macron, déclarait ceci lors d’une prise de parole à Orléans : « La première bataille, c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus. » D’aucuns ont vu dans l’expression du président de la République une forme de naïveté. Qui peut croire cela ? Il s’est manifestement agi d’un engagement démagogique, teinté de ce cynisme qui caractérise si souvent les propos du chef de l’État.

Et de fait, rien n’a été entrepris par le président depuis 2017 pour remédier à cette crise. Pire : en privant la politique du Logement d’un ministère à part entière, Emmanuel Macron démontre le peu de cas qu’il fait de cette préoccupation majeure. L’abbé Pierre était choqué par la situation des sans-abris en 1954. Il le serait encore plus en 2024, eu égard à l’incurie scandaleuse des pouvoirs publics. Et grande serait sa colère !


Moyenne des avis sur cet article :  1.62/5   (21 votes)




Réagissez à l'article

43 réactions à cet article    


  • Brutus S. Lampion 2 février 15:06

    On ne peut que souscrire à votre indignation et partager votre jugement sur la démagogie de nos dominant (dirigeants n’est plus approprié), Macron n’étant pas un cas isolé mais au contraire représentatif de ceux dont il sert les intérêts.

    Mais ce n’est pas une raison pour choisir un titre aussi ambigu :

     il n’y a malheureusement pas de révolte, mais seulement la célébration d’un anniversaire par des médias complaisants et condescendants (comme ils pouvaent l’être avec Sarkozy et la récupération de la lettre de Guy Moquet)

     les pauvres ne sont pas des gueux, terme méprisant adapté à la morgue de la noblesse qui considérait les gens démunis comme des êtres veules et méprisables. Déjà, vous n’avez pas mis de guillements, mais même si vous l’aviez fait il faudrait vraiment prévenir si vous vous mettiez à faire du seconde degré alors que ce n’est pas votre tasse de thé habituellement


    • Fergus Fergus 2 février 17:50

      Bonjour, S. Lampion

      Je ne crois pas que le titre soit « ambigu », il suffit de lire le texte pour s’en convaincre.
      C’était d’ailleurs déjà le titre du texte de 2009 et il n’a pas donné lieu à la moindre remarque dans ce sens. Pas plus que la suite que j’ai publiée en 2012 : La révolte des gueux (2).

      « il n’y a malheureusement pas de révolte »
      Non, en effet, et c’est très étonnant au plan sociologique.
      A cet égard, je rappelle ceci : en 1998, j’ai participé au printemps à une manifestation contre l’exclusion à l’appel de plusieurs associations. Nous étions environ 8000. Quelques mois plus tard, un million de personnes étaient massés sur les Champs-Elysées pour acclamer des footballeurs. Et durant l’automne, ce sont 300 000 chasseurs qui sont venu à Vincennes protester contre des restrictions de leur droit de tuer. Cherchez l’erreur !


    • Claude Courty Claude Courty 3 février 13:38

      @Fergus

      Foot comme chasse sont-il davantage que ces divertissements offerts parmi tant d’autres à l’être humain pour lui faire oublier l’essentiel, que sont les conséquences :  de son exonération de la loi de sélection naturelle
      — les injonctions, autant irresponsables que dogmatiques, des pouvoirs religieux et politiques qui mènent le monde, qui l’ont poussé à proliférer, jusqu’à devenir le cancer dont sont + ou − atteints la planète et tout le vivant qui l’habite ?

      La pyramide inversée, ou le triomphe de la pauvreté

      https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2014/08/la-pyramide-sociale-inversee-ou-le.html

      https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/10/des-saintes-ecritures-aux-richesses.html


    • Fergus Fergus 3 février 22:22

      Bonjour, Claude

      Vous parlez de « divertissements offerts parmi tant d’autres à l’être humain pour lui faire oublier l’essentiel » à propos du football et de la chasse.

      C’est vrai pour le premier.

      Et si cela l’est également pour la seconde, il y a une dimension culturelle transmise de génération en génération, même si la finalité originelle  nourrir les siens  a très largement disparu.

      Intéressants, ces liens. Personnellement, je n’ai jamais cru aux effets bénéfiques de la « pyramide inversée », que ce soit au plan sociétal ou dans le management des entreprises. Cela relève, au mieux d’un fantasme, au pire d’une manipulation des esprits.


    • Claude Courty Claude Courty 4 février 09:26

      Bonjour Fergus, et merci pour votre attention, dont je me me permets d’user à nouveau en vous communiquant un lien supplémentaire qui devrait spécialement vous intéresser, par sa relation avec la « manipulation des esprits » que vous évoquez.

      Pourquoi la pyramide sociale

      https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2023/07/de-la-tour-de-babel-la-pyramide-sociale.html

      Cordialement


    • Aristide Aristide 4 février 13:32

      @Fergus

      Ah ce football !!! Une autre cible privilégiée pour l’insoumis, mais pas trop !!!!

      Vous croyez une minute que tous les amateurs de ce spectacle sportif, je suppose que vous parlez du football professionnel, que ces amateurs sont des abrutis incapables de la moindre introspection, de la moindre analyse, .... Votre suffisance est à la hauteur de votre prétention à donner des leçons et à catégoriser vos concitoyens !!! 

      Pour ma part, je suis certain qu’il existe autant d’abrutis chasseurs que de footeux au QI de moule. Vous êtes impayable dans vos jugements sans aucune distance ...


    • Fergus Fergus 4 février 17:12

      Bonjour, Aristide

      Terrible, ce besoin d’insulter ceux qui ne pensent pas strictement comme vous, juché sur votre piédestal de détenteur de la vérité sur tous les sujets ! 

      Ai-je écrit le moindre qualificatif désobligeant sur les accros du foot de 1998 ? Non, en aucune manière !

      Qu’ils aient été un million sur les Champs-Elysées — dont quelques personnes de ma connaissance — ne m’a pas choqué le moins du monde.

      Ce qui m’a paru choquant, c’est qu’il n’y ait eu que 8000 personnes au printemps  dans une agglomération de la taille de Paris (10 millions d’habitants à l’époque)  pour demander des mesures contre l’exclusion !!!


    • Fergus Fergus 4 février 17:19

      Bonjour, Claude Courty

      Je viens de revenir de La Folle journée de Nantes où j’ai passé trois jours.
      Merci pour ce lien que je vais consulter avec d’autant plus d’attention que la question du Revenu minimum m’intéresse.


    • Claude Courty Claude Courty 4 février 22:08

      @Fergus

      Bonsoir Fergus

      Vous avez dû vous régaler au « folles journées » que j’ai connues à leurs débuts, compliements !

      Concernant le revenu universel, plusieurs articles d’intérêt très inégal sont proposés sur mon blog, et vous pourrez aussi lire à ce sujet, plus récent :

      Désmicardisation ou revenu universel ?

      https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2024/01/desmicardiser-ou-instaurer-un-revenu.html

      Bonne lecture


    • Aristide Aristide 5 février 10:16

      @Fergus

      Quelle insulte !!! Voilà l’intégralité de mon message :

      Ah ce football !!! Une autre cible privilégiée pour l’insoumis, mais pas trop !!!!

      Vous croyez une minute que tous les amateurs de ce spectacle sportif, je suppose que vous parlez du football professionnel, que ces amateurs sont des abrutis incapables de la moindre introspection, de la moindre analyse, .... Votre suffisance est à la hauteur de votre prétention à donner des leçons et à catégoriser vos concitoyens !!!

      Pour ma part, je suis certain qu’il existe autant d’abrutis chasseurs que de footeux au QI de moule. Vous êtes impayable dans vos jugements sans aucune distance ...

      Voilà ce que vous aviez écrit :

      Vous parlez de « divertissements offerts parmi tant d’autres à l’être humain pour lui faire oublier l’essentiel » à propos du football et de la chasse.

      C’est vrai pour le premier.

      L’antienne sur l’abrutissement des masses  !!! 
      C’est vous qui insultez vos contemporains.

    • Fergus Fergus 5 février 11:39

      @ Aristide

      C’est vous qui faites un lien entre le goût pour le divertissement  que je n’ai jamais contesté et l’« abrutissement des masses ». Pas moi !
      Même si cela contribue effectivement à détourner l’attention d’une partie des personnes concernées des sujets plus graves.
      C’est en cela  une altération délibérée de mon propos que vous êtes insultant à mon égard ! Une constante chez vous.


    • Aristide Aristide 5 février 13:12

      @Fergus

      Pas un seul exemple d’insulte, mais je suis habitué à vos fuites ....

      Pour le reste vous dites « C’est vous qui faites un lien entre le goût pour le divertissement...Pas moi  ! » 
      Voilà ce que vous avez approuvé :

      Claude Courty : « Vous parlez de « divertissements offerts parmi tant d’autres à l’être humain pour lui faire oublier l’essentiel  » à propos du football et de la chasse.

      Vous  : C’est vrai pour le premier.

      Allons, vous avez approuvé l’assertion que le divertissement du foot (pas la chasse) est fait pour faire oublier l’essentiel ». Ce n’est peu d’affirmer l’essentiel !!! Le foot fait oublier l’essentiel !!!

      Votre incapacité à assumer vos propos est sans limites ... 


    • Fergus Fergus 5 février 14:14

      @ Aristide

      J’assume parfaitement ce que j’ai écrit, et j’ai même pris la peine de vous faire une explication de texte.
      Mais votre malveillance compulsive reprend à chaque fois le dessus !
      Merci de passer votre chemin !!!


    • leypanou 2 février 15:22

      3000 enfants privés de toit.  : demandez des comptes à ceux qui favorisent l’arrivée de parasites en métropole qui n’ont rien à faire ici.

      Si on croit qu’en favorisant l’arrivée d’autres parasites, on va régler le problème des mal logés, c’est qu’on n’a rien dans le cerveau.


      • gruni gruni 2 février 17:50

        @leypanou

        C’est qui « les parasites », les blattes, les rats ou le punaises de lit, ou autre chose ?


      • Fergus Fergus 2 février 17:52

        Bonjour, leypanou

        Un commentaire orienté qui se focalise sur une partie du problème. 


      • leypanou 2 février 18:01

        @Fergus
        vous faites venir des sans logement et vous vous étonnez du nombre de sans logements qui augmente ?
        Et si on commence par régler le problème des sans logements qui sont déjà là ?
        Vous avez une mentalité digne de LFI smiley


      • mmbbb 2 février 21:29

        @leypanou c est un disciple de Chalot et Fergus est passe maitre dans l art de l evitement  !

        Nous sommes dans le scénario « du camp des Saints » de Raspail .

        Que Fergus se rassure, le probleme est devant nous .

        I avait deja ecrit un article recemment sur les ghettos de migrants !

        reponse partielle alors redigée

        " In fine on laisse rentrer cette vague d immigration en sachant que notre situtation economique est catastrophique et n ayant pour ces populations aucune perspective reelle d insertion .

        Les ghettos se creent évidemment et avec toutes les conséquences inhérentes à pareille vie comme Porte de la Chapelle a Paris .

        Ne comptez pas sur moi , pour larmoyer , je déteste avant tout l inconséquence de ces personnes qui par leur diktat veulent imposer leur morale .

        Vous êtes assez retors pour n employer que le mot démagogie, c est assez facile mais j ai au moins cette honnêteté de m exprimer sans ambages ." 


      • Fergus Fergus 2 février 21:59

        Bonsoir, mmbbb

        « Il avait deja ecrit un article recemment sur les ghettos de migrants »
        « des » ? Faux ! Sur la Jungle de Calais, en rapport avec des migrants n’ayant aucune intention de rester en France mais de passer au Royaume-Uni, sujet d’un livre d’Olivier Norek !


      • Fergus Fergus 2 février 22:02

        @ leypanou

        « vous faites venir des sans logement »
        Faux  ! Je ne fais venir personne : je suis résolument, et depuis longtemps, pour une immigration régulée !


      • mmbbb 3 février 09:48

        @Fergus les Anglais n en veulent plus et comment pouvez m expliquez comment gerer cet afflux constant

        A Lyon dans les squares des migrants  ! Le long des berges du Rhone des migrants !

        Je veux bien passé pour un con mais la réalité est difficilement dissimulable !


      • Fergus Fergus 3 février 21:37

        Bonsoir, mmbbb

        Trouver des solutions n’est pas de mon ressort. Tout au plus puis-je, à mon niveau  celui d’un individu lambda sans le moindre pouvoir  approuver les mesures qui me semblent aller dans le bon sens et dénoncer les autres. 


      • Seth 2 février 16:42

        révolte des gueux

        Un son très prochr : la récolte des voeux. smiley


        • Brutus S. Lampion 2 février 16:48

          @Seth

          je ne donnerai pas la solution exacte de la contrepéterie à partir de votre contrepéterie à vous qui, pour être approximative, n’est est pas moins drôle


        • saint louis 2 février 16:58

          @S. Lampion
          Et probablement proche du plan recherché par ceux qui veulent tout.


        • rogal 2 février 17:06

          Ce n’est pas Macron qui fait le plus horreur, ni Attal. C’est la meute de leurs député(e)s.


          • Brutus S. Lampion 2 février 17:35

            @rogal

            vous êtes adepte de l’écriture inclusive ?


          • Fergus Fergus 2 février 17:54

            Bonjour, rogal

            Macron et Attal ne seraient rien sans leurs députés. Et vice-versa.


          • gruni gruni 2 février 17:48

            Bonsoir Fergus

            Le gouvernement Attal et Macron ne résoudront pas la crise des mal logés et des SDF, pas plus que le prochain président(e). Pour trouver un début de solution il faudrait déjà savoir comment réduire la misère, et ce n’est pas le cas. Lorsqu’une personne qui était dans la rue arrive à s’en sortir, un autre ou plusieurs autres se retrouvent dans la rue à sa place. Comment faire, je ne sais pas. Macron, qui ne comprend pas « les gens qui sont rien » n’avait peut-être tout simplement pas mesuré l’ampleur du problème, dans ce cas ce n’est plus du cynisme électoraliste, c’est de l’incompétence.


            • Fergus Fergus 2 février 18:01

              Bonjour, gruni

              « Pour trouver un début de solution il faudrait déjà savoir comment réduire la misère »
              Certes.
              C’est vrai pour les mal-logés, et c’est pourquoi le problème esty appelé à perdurer dans une société toujours plus soumise aux diktats du libéralisme décomplexé. C’est à mon avis moins vrai pour les SDF  notamment avec des enfants qui devaient pouvoir accéder plus facilement à des logements d’urgence dont le coût ne serait pas exorbitant pour les pouvoirs publics, notamment en réhabilitant des immeubles inoccupés du domaine public (casernes par exemple).

              « dans ce cas ce n’est plus du cynisme électoraliste, c’est de l’incompétence »
              Peut-être, mais c’est tout aussi grave.


            • Claude Courty Claude Courty 5 février 20:58

              @gruni

              Sous tous les pouvoirs, la misère se définit par son contraire qu’est la richesse, l’une existant par l’autre, dans leur relativité intemporelle, ce qui conduit à la notion d’inégalités sociale, qu’il s’agit alors de réduire autant que possible.
              Or ces inégalités sociales, aussi vieilles que l’homme, se creusent, depuis qu’il existe, avec le développement de l’indissociable binôme économie/population et la structure qui peut en être la représentation et qu’est notre pyramide sociale.

              https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2017/11/pauvrete-et-richesse-essai-de.html

              https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2015/03/schema-sans-commentaire.html

              https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/01/du-binome-economie-population.html


              Désmicardisation ou revenu universel ?

              https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2024/01/desmicardiser-ou-instaurer-un-revenu.html


            • sophie 2 février 18:04

              et voila le tandem....


              • Fergus Fergus 2 février 22:06

                Bonsoir, sophie

                Voilà qui est briilamment argumenté ! smiley


              • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 3 février 10:13

                La pénurie de logement vient de 2 choses.

                L’une est la centralisation du pays.

                Paris c’est 21 000 personne au km2.

                Meme Hong Kong ou Singapour n’ont pas cette densité.

                Tout mène a Paris.

                Vouc croyez qu« un seul politicien va proposer de déloger 70% les ministères hors du centre de Paris ?

                L’autre est le logement social.

                Le logement social en réalité est »anti-social« . Le favoritisme d’état et les lois le favorise le HLLM et détruit l’économei de marché seule capable de résoudre ce type de problèmes.

                Il est donc source d’attrait pour les gens qui y ont des loyers inférieurs au marché réel et source de destruction des motivations a construire ou louer des particuliers et investisseurs. 

                Dans les années 70, il existait des institutions fianancières qui investissaient dans le logement. Aujourd’hui le logement privé a été tué a cause du favortitisme fical du logement soclal par rappor à l’investissement institutionel privé.

                Le logmeent privé cherche la rentabilité, il est donc social car il s’installe là ou il y a une »demande« . Le marché, c’est tout le monde, le HHL, c’est le clientélisme et le favoritisme. Il ne répond pas au marché mais au désitérata de politiciens.

                Pire, pour y loger les »potes« on a ouvert des droits a 75% de la population, et en plus indélogeables, du fait les pauvres ne sont meme pas mogées dans le parc HLM mais dans le secteur public.

                Les »geux" devrairent de révolter contre l’état. Contre le socialisme d’état, contre les fonctionnaires, les castes de l’état.

                Ces castes favorisées qui pleurnichent mais tyranisent la population au nom du bien.


                • sylvie 3 février 10:21

                  @Spartacus Lequidam
                  presque une faute par mot !!!


                • Fergus Fergus 3 février 21:49

                  Bonsoir, Spartacus Lequidam

                  D’accord avec vous sur les effets de la centralisation. Une plaie bien française dont nos « élites » ont bien du mal à guérir le pays malgré les lois dites « de décentralisation ».

                  Pas d’accord en revanche avec votre credo libéral selon lequel seul le « marché » est capable de créer du logement social. Cela a été plutôt vrai au temps du paternalisme, mais cela fait belle lurette que ce modèle a disparu.
                  Et vu la vitesse à laquelle les groupes industriels créent des emplois avant de les abandonner quelques années plus tard pour des pays disposant d’une main d’oeuvre plus facilement exploitable à moindre coût, ce sont des cités entières qui tombent en déshérence !


                • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 4 février 11:09

                  @Fergus
                  Le marché libre c’est toi moi les gens !
                  C’est justement ça le problème, le HLM n’est pas le marché mais une offre politique.

                  Vous ignorez que la délocalisation la plus importante n’est pas votre carricature ?
                  La délocalisation vers les pays bas cout est surtout vers les pays riches.

                  Si l’épouventail des pays asiatiques montrent des déloclisations, la majorité de nos entreprises délocalisent en UE. Enpays riches, Suisse, Allemagne ou GB.
                  Je vous en parles en connaissance de cause.


                • ZenZoe ZenZoe 3 février 11:32

                  Le problème ne se réglera pas par des yakafokon en tout cas.

                  Après la guerre, on a pu construire à tout va sans problème, la France allait bien. Aujourd’hui, il y a des problèmes à tous les étages. Endettement public abyssal, financiarisation de toute l’économie, chômage de masse, difficultés des ménages, implosion des familles, plans d’urbanisation restrictifs, lois SRU inadaptatées, écologie versus bétonisation à outrance, raréfaction des terrains constructibles, infrastructures (dont transports) languissantes, droit déséquilibré des locataires versus propriétaires, incitations fiscales mal pensées, locations touristiques favorisées par les propriétaires privés, empilement de normes de construction diverses,.. Tout concourt à l’explosion du mal logement.

                  Il faut aussi ajouter ceci : en France, c’est quatre millions de non ou mal logés. Deux millions de demandes de logement social en attente... Or nous avons plus 300 000 arrivées chaque année de migrants légaux et éligibles pour la plupart à un logement social. Sans parler des personnes sans titre de séjour, soit entre 100 000 et 300 000 de plus chaque année, qui s’ajoutent au stock estimé de près d’un million, tous soutenus par des associations qui militent pour qu’eux aussi aient droit à des logements sociaux pérennes !

                  Bref, on n’est pas rendus...


                  • Fergus Fergus 3 février 21:56

                    Bonsoir, ZenZoe

                    Beaucoup de vrai dans vos constats.

                    « Tout concourt à l’explosion du mal logement »
                    Pour une raison simple : jamais le problème n’a été pris à bras le corps par un ministre disposant de réels pouvoirs. 
                    Attal nous refait le coup de la « priorité » qu’il accorde à cette épineuse question. Mais comment le croire ? Au fil de ses déplacements et face à la diversité de ses interlocuteurs, tout est « prioritaire ».
                    Autrement dit, rien ne l’est ! Ce qui confirme qu’il n’est qu’un clone de Macron.


                  • Aristide Aristide 4 février 15:03

                    @Fergus

                    Regardez l’AEC, 200.000 logements par an !!! Une goutte face à l’explosion de la demande et un retard à combler de 3 à 4 millions de demandes !!!
                    Plus facile, quoique, c’est le logement d’urgence qui concerne une population que l’on peut cibler. Et surtout, moins importante en nombre, ..
                    Malheureusement, il restera toujours des SDF qui refusent de suivre des érgles dans ces logements d’urgence…


                  • La révolte des gueux ......Incroyable nouvelle !

                    Mais les faits :

                    L’ambassadeur de France, Olivier Decottignies, aurait violé des adolescents (filles et garçon), dans une maison close du Kurdistan irakien.

                    Kurdistan Irakien, transformé en paradis de la pédophilie par un diplomate français.

                    C’est ce que rapporte le journaliste d’investigation Franco-Arménien Leo Nicolian.

                    Si macron ne sait pas ou recaser cette salope, il sera reçu à bras ouvert dans la patrie pédalosocialo de Gironde.

                    Voir sur Qactus des photos de l’artiste violant une jeune fille.

                    Il est maintenu en poste d’ambassadeur.

                    https://qactus.fr/2024/02/03/france-enorme-scandale-les-actes-de-la-honte-dans-le-kurdistan-irakien-mettent-a-nu-des-pratiques-abject-de-lactuel-ambassadeur-de-france-en-armenie/

                    Bon de meilleures nouvelles :

                    Soso à son permis moto A.

                    M depuis ce matin et elle est d’accord pour enfin changer de collège, ce qui va me permettre de dénoncer les méthodes Wokes de ce collège et de déposer des signalements aux juges parisiens s’occupant des connexions pédophiles.



                    • La révolte des gueux ...Macron ce vicieux escroc
                       !

                      https://www.arretsurimages.net/emissions/arret-sur-images/pompage-de-leau-letat-sert-les-multinationales

                      Les guerres de l’eau ont-elle commencé ?

                      Alors que les sécheresses s’intensifient, que le climat se réchauffe inexorablement et que l’eau vient à manquer régulièrement dans plusieurs départements français, les industriels continuent de pomper des millions de mètres cubes d’eau chaque année pour la mettre en bouteille.

                      Elle est censée être pure, cette eau, mais patatras tout s’effondre : le Monde et Radio France révèlent qu’en infraction avec toutes les règles, Nestlé et Alma, qui produisent Perrier, Saint-Yorre, Vittel ou Hépar ont filtré leur eau, polluée à la source.

                      De l’eau reconditionnée donc, parfois coupée avec celle… du robinet.

                      Et vendue 100 fois plus cher que celle qui coule dans nos cuisines. 

                      Face à ces dérives, comment reprendre le contrôle de l’eau ?

                      Bien commun en partie privatisé, l’eau sera-t-elle bientôt un luxe ?

                      Quel rôle joue l’État dans cette mainmise des multinationales ?`

                      Marie-Alice Chardeaux, docteure en droit et maître de conférence à l’Université Paris Est Créteil, spécialiste du droit des communs et particulièrement de l’eau ;

                      Mathieu Martinière, journaliste membre du collectif We Report qui enquête depuis de longues années sur les multinationales de l’eau ;

                      Bernard Schmitt, médecin retraité, animateur à Vittel du collectif Eau 88 qui lutte contre Nestlé Waters.

                      Que fait l’État ?

                      `

                      Pourquoi l’État ne tape-t-il pas du poing sur la table pour faire plier les géants de l’eau ? `

                      Bernard Schmitt, qui milite depuis six ans à Vittel, a sa conviction : "L’intérêt de l’État se confond avec celui de la multinationale. On est malheureusement dans une époque ou les États servent les multinationales. Toutes les décisions préfectorales sont là pour arranger l’industriel."



                      • Aristide Aristide 4 février 14:58

                        Les plans les plus ambitieux de création de logements sociaux ne suffiront pas. La demande explose. Ce ne sont pas des plans sur 10 ans de construction de quelques centaines de milliers de logements sociaux par an qui résoudront le problème.

                        On peut agir sur la demande en augmentant les AF pour les couples qui ont des revenus insuffisants pour accéder au logement privé, un plan d’aide à l’acquisition serait aussi bienvenu. 

                        Il faut agir sur le parc existant, lutter contre la sous occupation de grands logements, j’ai pu voir quelques chiffres qui estiment ce problème de l’ordre de 15 %. Là, c’est le mal logement qui est la cible.

                        Il existe aussi un surloyer SLS, pour les personnes qui ont des revenus supérieurs , là aussi, il s’agit de favoriser le départ vers le privé en augmentant ces surloyers.

                        Mais cela sera insuffisant, personne n’a la solution. Le pire est d’instrumentaliser ce problème en propos de tribunes ou en objectif inatteignables…

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité



Les thématiques de l'article


Palmarès



Publicité