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Fernand Tristan Isolda Fernand Tristan Isolda 28 juin 2015 19:54

@agent ananas


Bonjour,

Vous affirmez que les valeurs européennes (celles démocratiques et sociales nées dans l’immédiate après-guerre, c’est à dire par exemple celle énoncées chez nous par le Conseil National de la Résistance, mais aussi celles qui rendirent possible la Révolution française) sont mortes, assassinées par le « monstre froid » de la Finance internationale. 
J’affirme de mon côté qu’elles sont seulement menacées de mourir, et qu’il nous reste donc encore un espoir de les sauver de cette mort annoncée (sinon déjà programmée).
Je mise pour cela, comme déjà dit, sur le dialogue et la communication démocratiques soumettant les décisions prises en cabinet restreint et en catimini (par des technocrates et politiciens qui sont loin d’être tous des « élus du peuple ») à des décisions et consultations populaires seuls légitimement souverains.
Or, voici qu’Alexis Tsipras fait ce même pari, puisqu’il vient de décider d’un référendum (à organiser en une semaine à peine...) afin de demander au peuple grec s’il veut accepter, ou non, les conditions ultra-libérales imposées par la « troïka ».
J’espère seulement que son gouvernement décidera, afin d’éclairer le jugement et donc le vote du peuple grec, la tenue d’au moins une spéciale (interactive ?) émission d’information grand public, où les propositions chiffrées des deux camps seront clairement et objectivement présentées (peut-être par des économistes, financiers, politologues, juristes etc., venus de différents pays d’Europe et du monde, représentant différents bords politiques, et connaissant bien le « dossier » des rapports Grèce-U.E.).
Or, si cela peut se faire en Grèce, pourquoi ne pas l’imaginer également pour les 27 autres pays membres de l’U.E. ? Rien n’interdit ou n’empêche d’organiser, en chaque pays et dès septembre prochain, un référendum européen sur le référendum grec ? Qu’une information-délibération-vote démocratiques aient lieu sur le sujet, et qu’ils tranchent la question de savoir (chiffres, tendances, bilans et perspectives clairement exposés et définis à l’appui), si la Grèce a eu raison, ou non, de s’opposer à la « troïka » (je suppose évidemment ici que le peuple grec aura répondu NON au référendum du 5 juillet prochain, et qu’il aura peut-être même été entraîné vers une nouvelle catastrophe sociale), et voilà qu’aussitôt une nouvelle DEMOCRATIE européenne peut se faire jour. 
Qu’on l’appelle « liquide » ou d’un autre nom, peu importe. Elle aura donné naissance à ce peuple européen éclairé et engagé qui, en nouvel acteur de l’histoire, saura remettre à leur place de serviteurs ces Chefs (d’Etat, de gouvernement, de Commissions et d’Organisations internationales) qui se veulent des maîtres absolus de nos vies et existences.
Bien à vous.



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